‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 130 sur 543 · CI1AP. II. — PARALYSIE ATH0PI1IQUE DE L'ENFANCE · texte numérisé non relu

CI1AP. II. — PARALYSIE ATH0PI1IQUE DE L'ENFANCE

sont complètement privés de l'influx nerveux central; []° pai |« rétraction secondaire et lente des muscles dont les antagonistes atrophiés ou dégénérés ne modèrent plus suffisamment la force tonique, et conséquemment par la déformation des parties, par des changements dans l'altitude des membres et par la formation de pieds bols ; 4° par Pairophie des parties du squelette dont l'innervation fait plus ou moins défaut ; 5° par la destruction des cellules des cornes antérieures de la moelle.

B. — Je désigne cette maladie sous le nom de paralysie atrophiqvié de l'enfance. Si dans le premier mémoire que je lui ai consacré, eu 1853 (I), je lui ai donné cette dénomination (à laquelle j'ajoutais l'épithèle graisseuse, mais à laquelle je renonce aujourd'hui parce qu'elle allonge trop celte dénomination), c'est parce que jusqu'alors elle avait été décrite sous des appellations vagues, et qui n'établissaient pas une dislinclion suffisamment tranchée entre elle et d'autres affections musculaires de l'enfance.

Depuis plus de vingt ans, j'ai observé des centaines de cas de celle maladie de l'enfance; aujourd'hui que l'on sait la reconnaître, elle est devenue plus commune qu'elle ne le paraissait au début de mes recherches; il ne se passe pas en effet de semaine, que je n'en rencontre de nouveaux exemples ; eh bien ! tous ces faits cliniques ont été conformes à la description sommaire que j'en ai primitivement tracée; ils ont justifié la dénomination que je propose de lui conserver.

Cette dénomination est plus pratique, parce qu'elle rappelle ses principaux caractères cliniques : la paralysie, l'atrophie et l'altération des muscles (cette dernière peut, au besoin, êlre constatée sur le vivant, à l'aide de mon emporte-pièce histologique que je décrirai bieniôl). Elle est aussi plus exacte que celle de paralysie spinale infantile, parce que j'ai découvert deux autres affections musculaires de l'enfance (que je décrirai par la suite) : Vairophie musculaire graisseuse progressive de l'enfance, dont la lésion anatomique, on le verra, est également spinal.e et siège dans les mômes éléments anatomiques (l'atrophie ou la destruction des cellules des #cornes antérieures de la moelle) et la paralysie pseudo-hypertrophique ou myo-sclérosique, dont la lésion anatomique centrale n'est pas encore trouvée, et qui peut-être est aussi une lésion spinale. Si j'avais à désigner cette affection de l'enfance par une dénomination anatomique, je l'appellerais : paralysie aiguë de l'enfance par atrophie des cellules antérieures spinales.

(1) Duchenne (de Boulogne), Paralysie atrophique graisseuse de l'enfance (Gazette hebdomadaire, 1855).

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