CI1AP. III. — PARALYSIES SPINALES DE L'ADULTE
de recueillir des renseignements sur ses antécédents, on ne manquera pas alors de ranger cette maladie soit dans la paralysie atrophique de l'enfance soil dans l'atrophie musculaire progressive, car, dans tous ces cas, les muscles présentent la môme irrégularité dans leur atrophie, les mômes altérations dans leur texture, Ce diagnostic paraîtra confirmé, si l'on cônstate alors l'atrophie des cellules antérieures de la moelle, qui caractérise la lésion analomique centrale de la paralysie atrophique de l'enfance, de la paralysie générale spinale subaiguë et de l'atrophie musculaire graisseuse progressive (voy. les chapitres suivants.)
§ IV. — Auatouiie pathologique.
La paralysie spinale aiguë de l'adulte n'a pas encore été éclairée par l'anatomie pathologique ; mais, en raisonnant par analogie, on arrive presque à coup sûr à l'entrevoir. En effet, si l'on prend en considération la ressemblance des symptômes, de la marche et de la terminaison de celte affection musculaire de l'adulte avec ceux de la paralysie atrophique de l'enfance, dans laquelle l'anatomie pathologique de lamoelle est parfaitement connue (voir le chapitre précédent), on conclut nécessairement à l'identité de la lésion anatomique du môme centre nerveux (de la moelle) dans ces deux maladies. En conséquence, l'atrophie des cellules spinales antérieures de la moelle est très-probablement la lésion anatomique principale de cette espèce de paralysie spinale aiguë de l'adulte.
§ V. — Étiologie. — ProiioBtic.