CDAP. III. — PARALYSIES SPIRALES DE L'ADULTE
certain d'une lésion analc-mique (d'une inflammation de la partie centrale de la région inférieure de la muelle) : que si elle s'éteignait, ainsi que la sensibilité, le pronostic serait grave, et qu'alors il y aurait rapidement gangrène du sacrum, suivie très-probablement d'une mort prochaine. On a vu que mon jugement n'était que trop fondé.
§ III. — Procédés à employer dans l'exploration île la contractilité électro-musculaire, au point de vue du diagnostic. — Examen critique de l'opinion de Marshall -Hall ; mes recherches sur l'état de contractilité électro-musculaire dans les paralysies.
I. Il importe de donner quelques explications sur le mode d'exploration électro-musculaire que l'on doit employer, lorsqu'on veut suivre les modifications diverses apportées dans l'état de l'irritabilité électro-musculaire par la lésion anatomique de la moelle ou des nerfs mixtes. Une fausse interprétation des préceptes que j'ai enseignés et pratiqués a rendu nécessaires ces explications.
La faradisati«n par les rhéophores humides permet de constater la diminution plus ou moins grande de la contractilité électro-musculaire. Lorsque, par ce procédé d'électrisation et avec un appareil d'induction très-puissant, un muscle ne répond plus d'une manière appréciable à l'excitation électrique, je puis affirmer que son irritabilité est à peu près éteinte. Cependant, pour plus de certitude et surtout si je n'ai à ma disposition que les appareils à faible tension généralement en usage, j'ai recours à l'électropuncture. C'est d'après ces procédés que l'exploration électro-musciilaire a été pratiquée, dans les faiis que j'ai rapportés.
Qu'on lise, dans la première édition de mon livre, le chapitre intitulé : Recherches sur quelques propriétés musculaires, à l'aide de la faradisation localisée (4)-; on y verra que l'électropuncture a été appliquée dans tous les cas qui y sont relatés. J'ai toujours eu reccuis à ce procédé, quand il a été nécessaire de rechercher exactement si le tissu musculaire était ou non encore contractile; j'en ai fait une règle pour ces cas particuliers.
De ce que les aiguilles implantées dans un muscle à travers la peau ne s'agitent pas sous l'influence d'un courant électrique trèsfort; je n'ose môme pas encore en conclure, d'une manière absolue, que l'irritabilité est complètement éteinte. J'ai écrit en effet (2e édit., page 333 de mon livre), à la suite d'une observation : « Pour être physiquement certain que, chez ce malade, la contractilité électromusculaire était complètement éteinte (ses muscles ne se contrac- (1) Dochenne (de Boulogne), De l'àlectrisation localisée. Paris, 1855, p. 402.