‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 174 sur 543 · AUT- I# PARALYSIE GÉNÉRALE SPINALE ANT. SUBAIGUE · texte numérisé non relu

AUT- I# PARALYSIE GÉNÉRALE SPINALE ANT. SUBAIGUE

travail qui faisait partie d'une série de mémoires adressés par moi, Je 21 mai 18-49, à l'Académie des sciences (1).

La paralysie générale spinale antérieure subaiguë suit, dans son développement une marche tantôt ascendante, après avoir débuté par les membres inférieurs, ou le plus souvent par l'un d'eux, tantôt une marche descendante, en attaquant également un des deux membres supérieur ou les deux à la fois. Je me bornerai à exposer ici deux cas types, choisis parmi ceux que j'ai recueillis et qui présentent celle maladie sous ses deux formes ascendante et descendante; ils serviront à tracer le tableau de cette maladie.

Observation LXXXI. — Paralysie générale spinale subaigué avec perte de la contraclilité électro-musculaire et atrophie consécutive, débutant par les membres inférieurs et envahissant toutes les régions du corps, en suivant une marche ascendante. — Autopsie : métamorphose graisseuse de quelques muscles; pas de lésion anatomique appréciable à l'œil nu dans les centres nerveux. (Charité, salle Saint-Félix, n° 17, service de M. Andral.)

Martin, 35 ans, ancien militaire, d'une assez bonne constitulion, n'a pas eu d'affections syphilitiques, n'a pas abusé des plaisirs vénériens, n'a pas été exposé à l'intoxication saturnine, et n'a, d'ailleurs, jamais éprouvé de coliques ni de constipation qui puissent faire attribuer à cette dernière cause la paralysie dont il est atteint ; pas de liséré blanchâtre des gencives ; enfin, pas de rhumatismes musculaires, ni de douleurs névralgiques antérieures.

Le 28 septembre 1846, portant une charge de bois sur l'épaule gauche, il fit une chute qui occasionna une entorse, pour laquelle il entra à l'hôpital Beaujon. Un mois après se déclare un phlegmon suivi d'une fièvre intense. Vers la fin de mars 1847, il sorlit de l'hôpital, mais incomplètement guéri de son entorse, et s'aidant d'une crochetle.

Quelque temps après sa sortie, il commença à s'apercevoir que ses forces diminuaient dans les membres inférieurs. Depuis lors, ï affaiblissement musculaire augmenta graduellement, au point de rendre la station impossible. En octobre 1847, il fut forcé de s'aliter, il sentit alors que ses membi es supérieurs perdaient aussi leur force; puis le malade remarqua que ses jambes diminuaient de volume. Dans le cours de la paralysie, pas. de fièvre, pas de troubles de la digestion, pas de paralysie de la vessie ni du rectum.

En décembre 1847, époque de son entrée a la Charité, je constatai les phénomènes suivants: station et marche impossibles; au lit, le malade peut faire imprimer tous les mouvements à ses membres inférieurs, mais lentement et avec grands efforts; il s'assied sur le lit et se tourne en tous sens; il éprouve un peu d'affaiblissement dans les membres supérieurs; pas de paralysie de la vessie ni du rectum; pas de douleur dans la tète, ni dans les membres, ni dans le racliis. Point de tremblement des membres, ni de soubresauts ; mais, en l'examinant avec soin, on voit

(1) Duchenne (de Boulogne), Recherchas électro-physiologiques, pathologiques et thérapeutiques {Comptes rendus de V Académie des sciences, Wi'j).

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