III. — DÉG: NÉnESCENCE GIUNULECSE ÎNTJU-I'IBRI LLAIflE
L'atrophie musculaire progressive présente une autre forme d'altération du tissu musculaire, dans laquelle les faisceaux primitifs deviennent grêles et granuleux, sans que les granulations aient les caractères de la graisse d'une façon évidente.
M. Ch. Robin a beaucoup insisté sur ce mode d'altération. On verra cependant, dans la description qu'il en a faite, qu'il reconnaît que ces granulations amorphes se trouvent mêlées à un certain nombre de granulations graisseuses.
« Celte affeclion, dit-il, est caractérisée la diminution graduelle du volume d«s faisceaux striés dont l'enveloppe ou sarcolemme revient sur elle-même, sans se plisser pourtant. A mesure que son contenu strié disparaît, à mesure aussi on voit les stries transversales et longitudinales
(*) f, f, série du cellules graisseuses interstitielles. <— »>, m, m, fascicules primitifs des muscles. — Grossissement : 300 diamètres.
(I) Virchow, loc. cit., p. 210.
(ï) Voy. Virc/iow's Archiv., t. VIJI, 1866, olsi d'atrophie musc, piog.
ART ,ti | ï. ANATOMIE PATQOI.OGIQUE. - PATHOGÈNE .
iir de moins en moins évidentes, et des granulations se déposer dans
a perde k moitié de son diamètre. Il n'est pas rare pourtant de voir des fa ux qui n'ont pas de stries et ne sont pas encore devenus moi "p us petits, tandis que d'autres, réduits au tiers de leur diamètre, Tt encore des stries longitudinales et transversales évidentes Les^ranuat ons des faisceaux musculaires qui s'atrophient sont, dans le contenu du sarcolemme et non dans l'épaisseur de celui-ci, parsemées rdans la matière amorphe qui le remplit, matière formée par la substance corticale altérée Beaucoup sont grisâtres, fines ; beaucoup aussi sont jaunaires, la plupart dépassant le volume des précédentes et pouvant atteindre jusqu a 2 mulièmes de millimètre. Ces granulations rendent les faisceaux altères qui les renferment, moins transparents que les faisceaux striés de môme volume. Les granulations jaunâtres dont il vient d'être question, offrent toutes l'aspect extérieur des granulations graisseuses; toutes n ont pas leur nature ; beaucoup, en effet,™*» pas toutes; elles se dissolvent dans l acide acétique, et non dans l'éther, tandis que c'est l'inverse pour celles qui sont formées de principes gras. Quelque réduit de volume que soit un faisceau, le sarcolemme se comporte avec l'acide comme dans l'état normal.
« Les faisceaux ainsi devenus granuleux ne diminuent guère de volume au-dessous de la moitié du diamètre normal; arrivés à ce point, ils se résorbent tout à fait, 1° soit en offrant çà et là des inlerrupt.ons, disparaissant comme des barres de plomb qui fondent parleurs bouts et devenant de plus en plus courtes, sans perdre beaucoup de leur diamètre; 2o soit en étant comprimés par les vésicules graisseuses voisines et s aplatissant avant de disparaître tout à fait ; alors, au fur et à mesure que les faisceaux sont détruits, les vésicules adipeuses en prennent la place, et se substituent aux éléments musculaires (1).