‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 219 sur 543 · CHAI'. V. — PARALYSIE GLOSSO-LA BIO-LA H YNGÉE · texte numérisé non relu

CHAI'. V. — PARALYSIE GLOSSO-LA BIO-LA H YNGÉE

le nez du malade, au moment où on lui fait prononcer les labiales, dont l'articulation devient alors beaucoup plus nette.

§ IV. — Paralysie de l'orbiculaire des lèvres et des ptéryçoïdîciig.

Vorbiculaire des lèvres se paralyse progressivement dans l'affection dont j'expose la symptomalologie. Les malades éprouvent d'abordquelque difficulté a prononcer distinctementles voyel!eso,w, comme si les lèvres étaient semi-paralysées parle froid, et bientôt ils ne peuvent plus contracter l'orbiculaire des lèvres, comme lorsque l'on veut siffler ou donner un baiser. Alors aussi ils ont de la peine à maintenir leurs lèvres assez rapprochées l'une de l'autre, pour que l'articulation des labiales soit assez nette, et, plus tard, l'affaiblissement augmentant, cette articulation est tout à fait impossible. A ce moment, j'ai parfois constaté que le muscle élévateur de la lèvre inférieure (le muscle de la houppe du menton) a considérablement perdu de sa force, et qu'il est môme quelquefois entièrement paralysé. Quelquefois aussi le carré et le triangulaire des lèvres soni également affectés; ce qui ne permet plus aux sujets de prononcer les voyelles e, i.

Je n'ai jamais vu l'orbiculaire des paupières ni les muscles zygomatiques, canins, élévateurs de la lèvre supérieure, moteurs des ailes du nez, affectés d'unemanièreappréciable, dans cette maladie ; je ne crois mômepas que le buccinaleur soit lésé. Aupremier abord, on serait porté à croire que ce dernier muscle est paralysé, parce que le sujet ne peut siffler; mais la plus légère attention fait bien vite reconnaître que cela dépend de la paralysie de l'orbiculaire deslèvres. En effet, maintient-on avec les doigts les lèvres serrées l'une contre l'autre, et fait-on ensuite souffler le malade, on voit ses joues s'appliquer contre les arcades alvéolaires au lieu de se gonfler, comme lorsque le buccinaleur est paralysé.

La paralysie de l'orbiculaire des lèvres donne une prédominance de force tonique aux muscles qui meuvent les commissures et qui agissent sur la lèvre supérieure. Il en résulte que la ligne qui sépare les lèvres, quand elles sont rapprochées, s'agrandit transversalement, et que les lignes naso-labiales se creusentets'arrondissent par l'action des élévateurs de la lèvre supérieure, ce qui donne à la physionomie un air pleureur. J'ai trouvé ce faciès spécial chez tous mes malades. J'en ai môme vu un dont les lèvres s'écartaient en tous sens pendant le rire ou le pleurer, sans qu'il lui fût possible de les ramener à leur position normale. Toutes les dents restaient alors découvertes jusqu'à ce qu'il eût rapproché ses lèvres l'une de l'autre avec les doigts.

N'esl-il pas curieux de voir, dans cette affection, la paralysie se

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