‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 227 sur 543 · Paralysie de la septième p.uke · texte numérisé non relu

Paralysie de la septième p.uke

Personne ne confondra la paralysie de l'orbiculaire des lèvres, qui est un des symptômes de la maladie que je décris ici, avec l'hémiplégie faciale ; car la distorsion des traits, signe caractéristique de cette dernière, n'existe pas dans l'autre, qui affecte toujours également les deux côtés des lèvres.

Cette erreur de diagnostic serait possible seulement, s'il existait une paralysie double de la septième paire, en admettant toutefois que, dans ce cas, elle puisse être limitée à l'orbiculaire des lèvres; ce dont il n'existe pas que je sache, un seul exemple dans la science.

L'intégrité de la contractilité électrique du muscle orbiculaire des lèvres dislingue d'ailleurs la paralysie glosso-labio-laryngée, de la paralysie de la septième paire, qui, ainsi que je l'ai démontré ailleurs, est caractérisée par l'affaiblissement ou par la perte de cette propriété musculaire. Ce signe distinclif m'a servi, dans un cas (1) qui avait débuté exceptionnellement par la paralysie de l'orbiculaire des lèvres. La malade ne pouvait froncer les lèvres, ni les rapprocher fortement; elle articulait très-mal les labiales. On croyait à un commencement de paralysie double de la septième paire. Mais ayant trouvé la contractilité électro-musculaire normale, ce diagnostic ne m'a pas paru admissible. J'ai pressenti alors que celte paralysie des lèvres, compliquée d'une paralysie du voile du palais, et qui me rappelait un cas antérieur analogue, était peut-être le symptôme d'une affection très-grave. La paralysie en effet s'est étendue plus tard à la langue, et la malade a été enlevée fatalement par une syncope.— Lorsque je traiterai de la paralysie de la septième paire3 je reviendrai sur cette question de diagnostic.

iy# AthopHie de la langue, dans l'atrophie muscglaiiie piiogiiesstye.

La paralysie glosso-labio-laryngée pourrait bien être prise pour le début de l'atrophie musculaire progressive ; ou l'atrophie de la

(l)Voy. Dnchenne (de Boulogne), Êlech loc, 1861. Obs. CXLV.

Page 1