‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 226 sur 543 · II. — Pahalysie simple du voile du palais et du pharynx · texte numérisé non relu

II. — Pahalysie simple du voile du palais et du pharynx

Bien que la paralysie simple du voile du palais occasionne de la gêne dans la déglutition et qu'elle fasse repasser les boissons en partie par les fosses nasales, elle ne va jamais jusqu'à empêcher la déglutition de la salive qui, en conséquence, ne s'accumule pas alors dans la bouche, comme dans la paralysie glosso-labio-laryngée. Dans la première, il est vrai, les consonnes sont moins nettement détachées et s'articulent avec une voix nasonnée ; mais leur prononciation n'a pas le caractère spécial de la seconde : estil besoin de dire que l'intégrité des mouvements de la langue et des lèvres, que l'on observe dans la paralysie simple du voile du palais, suffit d'ailleurs pour la distinguer de l'autre où ces mouvements sont également lésés (1)?

A une période avancée de la maladie, le pharynx semble paralysé. Quelques sujets m'ont été en effet adressés pour être traités d'une paralysie de cet organe. Mais 5 un examen attentif, j'ai réconnu que leurs muscles constricteurs du pharynx étaient intacts, et que la difficulté ou l'impossibilité d'avaler dépendait alors uniquement de la paralysie de la langue et du voile du palais. Ainsi, par exemple, chez le sujet de l'observation XCIX, p. 571, dont les muscles moteurs de la langue et du voile du palais étaient complètement paralysés,

(I) Voici encore un signe diagnostique différentiel à signaler, clans la paralysie glosso-labio-laryngée : la titillation du voile du palais provoque énergîquement la contraction de ses muscles moteurs, qui cependantsont paralysés, comme le prouvent alors la chute du voile du palais etde la luette, la voix nasonnée et le passade par les fosses nasales des liquides avalés. J'ai constaté l'existence do ce phénomène réflexe, toutes les fois que je l'ai cherché, tandis que ja ne l'ai jamais trouvé dans la> paralysie simple du voile du palais.

CHAI'. VI. — l'AHALYSIIÏ GLOSSO-LABIO-LARYNGÉE.

les boissons, les aliments étaient repoussés fortement en dehors au moment de la déglutition par la contraction des constricteurs du pharynx, et repassaient par la bouche et par les fosses nasales. Cette espèce de phénomènes morbides n'aurait certainement pu se produire si ces derniers muscles avaient été paralysés. Toutefois je ne nie pas que les constricteurs du pharynx, et même l'œsophage, ne puissent être quelquefois également paralysés; mais je déclare que< je ne l'ai pas encore observé.

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