‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 232 sur 543 · CHAP. VI. -= PARALYSIE GL0SS0-LAB10-LA11YNGÉE · texte numérisé non relu

CHAP. VI. -= PARALYSIE GL0SS0-LAB10-LA11YNGÉE

«Parmi les observalions d6jà si nombreuses d'atrophie des racines antérieures des nerfs rachidiens, écrit M. Dumesnil, nous n'en connaissons aucune dans laquelle l'altération se soit élendue aux nerfs céphaliques, et celte particularité nous a paru introduire dans l'histoire de cette affection un clément assez important pour que nous nous empressions de la signaler (1). » Il est à regretter que cet observateur n'ait pas été alors plus au courant de l'histoire de l'atrophie musculaire progressive (paralysie atrophique de M. Cruveilhier), et qu'il n'ait pas su que, dans cette affection, les muscles de la langue ont été atteints par l'atrophie, dans plusieurs cas, dont j'ai exposé la relation, et que, dans l'un de ces cas, M. Gruveilhier «a vu le tissu musculaire presque entièrement transformé en tissu adipeux, le sixième de son volume normal (2). »

Chez Lecomle, dont M. Cruveilhier rapporte ci-dessus l'autopsie, la langue a diminué de volume progressivement pendant deux ans, et j'affirme qu'il a pu faire mouvoir sa langue, jusqu'à ce que les muscles en fussent entièrement détruits, avec d'autant moins de force, bien entendu, que la langue était plus atrophiée ; de plus il n'a jamais eu de syncopes, ni de troubles dans l'expiration. Ses mouvements inspirateurs seuls ont été atteints.

Si M. Dumesnil avait eu connaissance de ce fait ou s'il l'avait bien interprété, il aurait compris qu'il riy a pas de rapport entre son cas de paralysie complète de la langue dont il a trouvé, à l'autopsie, les muscles sains, possédant leur volume normal, et l'atrophie graisseuse de la langue, que l'on observe quelquefois dans la période ultime de l'atrophie musculaire progressive.

ARTICLE IV

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