CHAI'. M. — AFFECTIONS MUSCULAIRES HYSTÉRIQUES
§ III. — Dans les contractures ascendantes réflexes, par traumatisme articulaire; «ans la cliorée ; dans les tics indolents.
A. — J'ai appelé contractures ascendantes, par traumatisme articulaire, des contractures qui surviennent, en général, à la suite de violences exercées sur certaines articulations, principalement sur celle du poignet après une chute faite sur la paume ou le dos de la main, ou à la suite de violences exercées sur les mômes jointures, qui produisent une arthrite plus ou moins intense, ou une simple douleur articulaire. J'ai exposé précédemment (lro partie, chap. m, page 199) la description sommaire de celte espèce de contracture, non encore signalée par les auteurs. On y a vu les résultats de mes expériences comparatives sur la valeur thérapeutique des courants continus, et de la faradisation à intermittences rapides des antagonistes, appliqués au traitement de ces contractures.
B. — J'ai fait comparativement quelques expériences cliniques sur la valeur thérapeutique de la faradisation localisée, et des courants continus appliqués au traitement de la Chorée. Les résultats en ont été exposés dans le môme chapitre (lro part., chap. m, p. 204, é).
On a vu aussi dans le môme chapitre les expériences électrothérapeutiques que j'ai faites dans quelques cas de tic indolent de la face.
C. Mais il existe des tics par habitude qui guérissent facilement
dans les premiers temps, lorsqu'on les combat de bonne heure. J'en citerai quelques exemples.
J'ai été consulté pou des espèces de pseudo-tics indolents de la j face, survenus sans cause connue, ordinairement chez des adolescents, et existant depuis un an ou deux. Ils consistaient dans la contraction, pendant quelques secondes, d'un ensemble de muscles, se reproduisant d'abord plusieurs fois dans la journée, et devenant de plus en plus rapprochés, au point de devenir presque incessants. C'est dans ces conditions qu'ils m'ont été présentés. La volonté pouvait les faire cesser à l'instant ou les prévenir, par exemple, lorsqu'on grondait les jeunes sujets qui en étaient atteints, ou qu'on les menaçait d'une punition; c'est ce qui caractérise principalement ces espèces de tics des tics vrais. Pour cette raison, je propose de les appeler pseudo-tics.
Ceux pour lesquels j'ai été consulté s'étaient d'abord établis par la négligence des parents; lorsque l'habitude en avait été contractée, les enfants s'y livraient avec une sorte de frénésie, comme pour rattraper le temps perdu, dès qu'ils ne se trouvaient plus en