‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 316 sur 543 · A HT. IF, § II. — TRAITEMENT DES CONTRACTURES HYSTÉRIQUES · texte numérisé non relu

A HT. IF, § II. — TRAITEMENT DES CONTRACTURES HYSTÉRIQUES

tension du courant, c'est-à-dire le nombre des éléments jusqu'à 28, 35, tout en conservant le courant à son minimum de quantité (d'immersion) et faire deux séances par jour.

Après une dizaine de séances, les contractures avaient notablement diminué, la force avait augmenté dansles membres supérieurs, la malade pouvait s'en servir pour les ouvrages manuels légers, et soulever même une carafe pleine d'eau, sans provoquer des contractures réflexes, comme auparavant. Enfin après six semaines de ce traitement, les contractures avaient complètement disparu, la force des membres était à peu près normale et les fonctions locomotrices élaient rétablies. — Je dois ajouter que, dans le but de combattre l'excitabilité de cette jeune personne, j'ai administré à l'intérieur, dans la dernière quinzaine de ce traitement, le chloral qui a été continué un mois encore après la guérison.

En résumé, l'action thérapeutique du courant continu descendant stabile sur le centre spinal paraît incontestable, dans le cas précédent : 1° il a combattu l'excitabilité extrême de la moelle, en diminuant peu à peu les contractures permanentes, jusqu'à les faire disparaître complètement et en empêchant les contractures réflexes de se produire pendant les efforts musculaires ; 2° en même temps, , il a augmenté progressivement la force musculaire, et rétabli ainsi les fonctions des membres inférieurs et supérieurs.

Un enseignement important ressort aussi de ce fait clinique, au point de vue du procédé opératoire dans l'application du courant continu. On a vu, en effet, non-seulement que la faradisation était contre» indiquée dans ce cas, en raison de la trop grande excitabilité de la moelle, mais aussi qu'une première cure par les courants continus stabiles avait paru aggraver les contractures de la malade, au point de devoir y renoncer; que cependant je suis revenu plus tard au courant continu, mais appliqué selon les données de la physiologie expérimentale, de manière à combattre l'excitabilité de la moelle, c'est-à-dire en lui donnant une direction centrifuge; que j'ai réussi enfin à le faire tolérer par la malade, en employant un courant continu stabile, et surtout en lui donnant aussi peu d'électricité de quantité que possible, en graduant sa tension, de manière qu'il pût être toléré. En un-mot, dans ce fait, on a vu que le courant continu stabile, administré rationnellement, aurait échoué, s'il n'avait été approprié au cas particulier, si, en d'autres termes, le degré de son électricité de tension, et surtout de quantité, n'avait pas été dosé, en raison de l'excitabilité de la malade.

C. — Il m'est arrivé de guérir, comme par enchantement, par la faradisation cutanée, certaines contractures hystériformes trèscirconscriles.

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