‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 33 sur 543 · IV. — Faradisàtion du pharynx et de l'œsophage · texte numérisé non relu

IV. — Faradisàtion du pharynx et de l'œsophage

La faradisàtion du pharynx se pratique au moyen d'un rhéophore dit pharyngien. Ce dernier se compose d'une tige métallique trèsflexible ou articulée à la manière de la sonde œsophagienne, terminée par une olive également en métal, de 3 à 4 millimètres de diamètre, et garnie d'une sonde de caoutchouc qui isole la lige conductrice. La courbure de ce rhéophore articulé est diminuée ou augmentée à volonté, au moyen d'un mécanisme particulier, de manière qu'étant introduit dans le pharynx, son extrémité olivaire puisse en atteindre le muscle constricteur inférieur.

Veut-on faradiser les muscles constricteurs du pharynx, on promène l'olive sur l'œsophage, pendant qu'un second rhéophore humide est placé sur la parlie postérieure du cou. L'opérateur doit se garder de diriger l'olive excitatrice sur les parois laté- FjG 30> uhéopbore utérin fermé, raies du pharynx qui sont en rapport, F», si. Rhéophore utérin ouvert, de haut en bas, avec lepneumogastri-

que ; les dangers de la faradisàtion de ce nerf seront exposés bientôt. Si le rhéophore se trouvait au niveau de ce nerf, l'action électrique, loin d'être limitée au pharynx, pourrait être portée au loin dans des organes dont la stimulation serait dangereuse ou tout au moins contre-indiquée .

Lorsque l'on faradise l'œsophage, on se sert d'une sonde œsophagienne de caoutchouc, ouverte à ses extrémités, et dans laquelle on place une tige métallique terminée par une petite olive. Le rhéophore œsophagien, étant ainsi isolé par la sonde de caoutchouc, n'agit que sur les points de l'œsophage qui sont en contact avec l'olive ; aussi doit-on promener cette olive sur toute l'étendue de l'organe que l'on veut exciter. On sait que l'œsophage est en rapport, dans sa portion cervicale, avec le nerf récurrent gauche, logé dans le sillon qui le sépare de la trachée ; que, dans sa portion thoracique, cet organe est longé par les deux nerfs pneumogastriques qui, inférieurement, sont situés, le gauche en avant, et le droit en arrière de

ce conduit. Il suffit de mentionner ces données anatomiques pour faire sentir la difficulté, on pourrait môme dire l'impossibilité d'éviter pendant la faradisation œsophagienne l'excitation de ces nerfs qui portent la vie dans les organes les plus importants. C'est pourquoi celte opérai ion exige beaucoup de prudence.

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