ART. T. — PARALYSIE DE LA SEPTIÈME FAIRE
montre dans le grand ou le petit zygomatique. Dans le premier cas, la commissure est, pendant le repos musculaire, plus élevée, du côté malade que du côté sain ; dans le second cas, la ligne nasolabiale est plus creuse et plus arrondie ; mais quand la contracture établit son siège dans d'autres petits muscles, comme le pinnal radié, le transverse du nez, le releveur de la houppe du menton, etc., le diagnostic exact de cette affection devient difficile, si l'on ne connaît pas exactement l'action individuelle ou expressive de ces muscles. Je me trouvais dans d'excellentes conditions pour observer ces contractures partielles des muscles de la face ; car ayant pu produire par la faradisation localisée chacune des contractions individuelles de ces muscles, je connaissais parfaitement l'expression qui leur est propre, depuis le premier degré jusqu'au degré le plus avancé de la contraction. Ces expressions, ou plutôt ces signes caractéristiques de la contraction individuelle des muscles sont, on le conçoit, ceux de la contracture. Pour la description de ces signes de la contraction ou de la contracture individuelle des muscles, je renvoie le lecteur au travail (1) dans lequel j'ai exposé l'étude de l'action individuelle et des fonctions des muscles de la face par la faradisation localisée.
En même temps ou après que les muscles paralysés de la face sont contracturés, on les voit ordinairement recouvrer leurs mouvements volontaires.
Une fois seulement j'ai observé une paraiysie rhumatismale de la septième paire, qui, après quatre ans, était encore complète, et dans laquelle quelques-uns des muscles paralysés étaient contracturés (2).
Les muscles contracturés se rétractent quelquefois à la longue, et alors ce n'est plus une simple difformité de la face qui tourmente les malades, c'est une gêne considérable dans les mouvements.
Observation CLXXIV. — En 1851, un confrère me présenta un de ses clients, M.X..., demeurant rue d'Alger, n° o, qui avait été affecté, deux ans auparavant, d'une hémiplégie faciale gauche, occasionnée par un courant d'air. Ses mouvements étaient revenus incomplètement; sa joue, primitivement flasque et gonflée, était devenue roide et s'était aplatie progressivement. Cette roideur lui occasionnait une gene continuelle pour tous les mouvements de la face ; l'écartement des mâchoires était plus limité. En portant le doigt dans la bouche, je sentis une sorte de corde dure, inextensible, formée évidemment par le bucdnateur rétracté, et tellement saillante en dedans, que le malade se mordait la joue quand il rapprochait les mâchoires, ce qui lui causait une grande gône pendant la mastication.
jl) Duchenne (4e Boulogne), Mécanisme de la physionomie humaine, etc. , 18G6 (2) Wid., Elect. /oc, ot>5. clx, p. (580, 1861.