‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 363 sur 543 · CHAI». XV. — PARAL. ET CONTRACT. DE LA TÊTE ET DU TRONC · texte numérisé non relu

CHAI». XV. — PARAL. ET CONTRACT. DE LA TÊTE ET DU TRONC

J'ai rapporté une autre observation dans laquelle le sujet éprou- j vait également de la gène occasionnée par la rétraction de son huccinaleur ; de plus, son orbiculaire des paupières était rétracté au .il point que la cornée en était presque entièrement couverte.

Je ne crois pas devoir décrire les signes de la rétraction de chacun ,j des muscles de la face, puisqu'ils sont ceux de la contracture arrivée • j à ses dernières limites; elle en diffère seulement par fimpos- j sibilité où l'on est de la faire disparaître par des tractions exercées*! sur les muscles, dans le sens de leur longueur.

Si je suis entré dans d'aussi longs développements sur !a contrat'- i ture consécutive à la paralysie rhumatismale de la septième paire,, c'est que l'histoire de la contracture consécutive à la paralysie de lai septième paire n'ayant pas encore été écrite, — que je sache, — et la» science en possédant seulement quelques cas incomplètement étu--i diés, je devais prouver sa fréquence, en faire connaître les sym--! ptômes et la marche, en même temps que j'en posais le diagnostic ; local, fondé sur la connaissance de l'action expressive de chacun i des muscles de la face.

§ VIII . — Traitement par la faratli§ation localisée.

ï. — PREMIER DEGRÉ DE LA PARALYSIE RHUMATISMALE DE LA SEPTIÈME PAll'.K.

Il m'est quelquefois arrivé de refuser d'appliquer la faradisation: dans les cas légers d'hémiplégie faciale rhumatismale, c'est-à-dire.1 quand la contractilité électro-musculaire n'était qu'affaiblie ; alorsjl j'ai vu la paralysie guérir rapidement, soit spontanément, soi» après un simple vésicatoire.

Observation CLXXV. — C'est ainsi que j'ai agi, en 1859, chez un jeune homme qui m'était adressé par mon confrère et ami M. Blache, et chep lequel la distorsion considérable et la paralysie complète d'un côté dd la face pouvaient faire croire à une lésion grave de la septième paire — En sortant d'une soirée, dans un état de moiteur, il s'était exposé un instant, à un courant d'air très-froid, et avait, disait-il, senti que s» face tournait. Je le vis quinze jours après le début de sa paralysie. Ayan alors trouvé un peu affaiblie la contractilité électrique des muscles para I lysés, je portai un pronostic léger, et lui conseillai de s'abstenir d toute médication, espérant que sa paralysie guérirait spontanément j C'est en effet ce qui est arrivé assez rapidement.

Bien que ce fait démontre que la paralysie de la septième paire peut guérir sans l'intervention de la faradisation, il ne faut pas cee pendant toujours s'en fier au temps pour la guérison de ces ca légers, laquelle, si l'on n'intervient pas, pourrait se faire attendre comme le prouvent les faits exposés précédemment.

aiit. r. —

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