‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 379 sur 543 · ART. II. — FARALYSIE DES NERFS MOTEURS DE L'OEIL · texte numérisé non relu

ART. II. — FARALYSIE DES NERFS MOTEURS DE L'OEIL

palais produit par la contraction des pharyngo-staphylins, de manière à diviser le pharynx en deux portions, l'une supérieure, communiquant avec les fosses nasales, et l'autre inférieure, où se trouve le bol alimentaire. Cependant ces deux piliers ou rideaux ne peuvent se rapprocher complètement, et laissent entre eux un espace d'un centimètre environ occupé par la luette, espace par lequel pourrait encore passer une portion du bol alimentaire. Ayant fait en effet contracter à la fois les pharyngo-slaphylins et les constricteurs supérieurs, il m'a été facile de faire passer une sonde de caoutchouc de plusieurs millimètres de grosseur entre la luette relâchée et la paroi postérieure du pharynx. Mais si alors je faisais contracter fortement les palato-staphylins, la luette, en se redressant et en se roidissant fortement, allait s'appliquer contre la paroi postérieure du pharynx, tendue elle-même par son constricteur supérieur, et empêchait ainsi le passage de celte sonde. Cette expérience me semble démontrer que les palato-stapbylins prennent une part active au second temps du mouvement de déglutition, pour fermer complètement l'espace libre qui sépare encore les piliers du voile du palais, pendant la contraction des pharyngo-staphylins.

§ IV. — Application des notions précédentes à l'étude du diagnostic local des paralysies du Toile du palais. — "Valeur thérapeutique de la faradisation, dans le traitement de ces paralysies.

Les notions que je viens d'exposer facilitent singulièrement l'étude des paralysies musculaires partielles du voile du palais, en faisant connaître exactement quels doivent être alors les changements de forme de cette membrane et de ses piliers, à l'état de repos ou de mouvement, et les troubles fonctionnels qui en sont la suite.

Je vais les exposer rapidement et j'examinerai, chemin faisant, s'ils ont tous été confirmés par l'observation pathologique.

ï. — PARALYSIE PARTIELLE DU PALATO-STAPHYLIN.

Dans la paralysie unilatérale du palato-staphylin, la luette doit être déviée du côté opposé à la paralysie. Cette déviation est causée, au repos musculaire, par la prédominance tonique du muscle sain ; elle augmente nécessairement pendant la contraction du palato-staphylin sain.

L'observation pathologique confirme ces déductions tirées de la connaissance de l'action propre du palato-staphylin. On ne saurait méconnaître une paralysie unilatérale de ce muscle, comme cela se

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.encontre dans certaines paralysies de la septième paire, la luette étant toujours alors déviée pendant le repos musculaire. Si cette ni ralysie unilatérale apparaît évidente à la simple inspection du voile du palais, il n en est pas de même de là paralysie double de ce mus- 7 Pa;cepfIu,a;1 reP^ musculaire la luette est seulement alors plus allongée. Ce n est qu'en la titillant que l'on reconnaît, à son immobilité, que ses muscles élévateurs sont paralysés

La paralysie unilatérale du palato-staphylin n'est pas suivie de troubles appréciables dans la déglutition, ni dans la phonation • tandis que la paralysie double de ce muscle occasionne presque' toujours une gêne continuelle par l'effet du contact de la luette sur la base de la langue ; ce qui sollicite incessamment des efforls de déglutition, comme s'il existait un corps étranger dans le fond du pharynx. En interrogeant les malades avec soin, on apprend que de temps en temps les boissons repassent un peu par les fosses nasales et qu'ils nasillent quelquefois légèrement. Ce dont se plaignent lè plus les malades, c'est de la chute de la luette; pour les en débarrasser, on va jusqu'à la leur exciser. J'ai eu l'occasion d'pxpérirnenter, dans des cas analogues, l'influence thérapeutitique de la feradisalion localisée, et toujours elle a obtenu la guérison, en donnant aux palalo-staphylins leur force tonique et leur contractilité normaie.

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