‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 387 sur 543 · IV. Muscles expirateurs · texte numérisé non relu

IV. Muscles expirateurs

A. — Les muscles expirateurs sont extrinsèques ou intrinsèques ; les premiers meuvent les parois thoracique et diaphragmatique : ce sont les muscles de l'abdomen, le petit dentelé postérieur et inférieur et le triangulaire du sternum ; les seconds, principalement, agissent sur les bronches : ce sont les muscles bronchiques de Reisseisen.

B. — Les muscles de l'abdomen dépriment, par leur contraction simultanée, et tendent en tous sens, à la manière d'une peau de tambour, la paroi abdominale, qui refoule de bas en haut les viscères abdominaux et conséquemment le diaphragme.

G. — Le concours des expirateurs extrinsèques n'est pas nécessaire à la respiration ordinaire, car les muscles de l'abdomen, les plus puissants de ces muscles expirateurs, peuvent être atrophiés, sans qu'il en résulte le moindre trouble appréciable dans l'expiration.

Les muscles expirateurs extrinsèques se contractent seulement pendant l'expiration avec effort, pendant le chant, le cri, la toux, etc.

D. — Mes observations cliniques établissent, au contraire, que les muscles bronchiques (expiraleurs intrinsèques) sont ses expirateurs actifs essentiels, en montrant que la colonne d'air qui arrive librement dans les poumons, pendant l'inspiration normale, en est expulsée en petite quantité, et avec peu de force, malgré la contraction énergique des expiraleurs extrinsèques; qu'il en résulte

une anxiété, un besoin incessant d'expirer, occasionné parle séjour trop prolongé dans les petites bronches d'un air qui n'est plus respirable; enfin que la faiblesse de l'expiration en rendant l'expectoration difficile, sinon impossible, la vie du malade peut être mise en danger par une simple bronchite (1).

E# La physiologie expérimentale avait parfaitement établi que,

sous l'influence d'un courant électrique, les muscles bronchiques resserrent les bronches membraneuses au point d'effacer entièrement leur diamètre; mais le peu de force qu'elle accorde à ces muscles (un cinquième de la force élastique du poumon) ne me paraît pas en rapport avec le rôle important qu'ils jouent dans l'acte d'expiration et qui a été mis en évidence par l'observation clinique.

§ II. — Paralysie du diaphragme.

J'ai fait suivre mes recherches électro-physiologiques sur le diaphragme d'une série d'études électro-pathologiques et thérapeutiques sur ce muscle. Ainsi, quels sont ou quels doivent être les troubles fonctionnels occasionnés par l'atrophie ou par la paralysie du diaphragme ? Quels en sont les signes diagnostiques? Dans quelles limites l'inlervention thérapeutique de la faradisation localisée peut-elle combattre celte affection? Quels sont enfin les avantages de l'excitation électrique du diaphragme, par l'intermédiaire des nerfs phréniques, comme moyen de produire la respiration artificielle dans l'asphyxie ?

La connaissance exacte de l'action propre du diaphragme par l'application de la faradisation localisée a facilité singulièrement les études qui vont faire l'objet de cet article.

J'ai cherché vainement dans les auteurs une description quelconque de la paralysie du diaphragme. Selon la plupart d'entre eux, la paralysie du diaphragme est trop rapidement mortelle, pour qu'on ait eu le temps d'en observer les symptômes, de sorte qpe s'ils en établissent le diagnostic, ce n'est que théoriquement ou par hypothèse. Je n'ai donc pas à faire l'historique de la paralysie du diaphragme.

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