‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 418 sur 543 · H. TROUBLES FONCTIONNELS ET SIGNES DIAGNOSTIQUES · texte numérisé non relu

H. TROUBLES FONCTIONNELS ET SIGNES DIAGNOSTIQUES

La paralysie des extenseurs des doigts abolit seulement l'extension des premières phalanges. Lorsqu'en effet on maintient, dans ce cas, le poignet relevé, et que l'on dit au malade d'ouvrir la main, on voit qu'il ne peut relever les premières phalanges sur les métacarpiens. Mais si ces premières phalanges sont maintenues dans l'extension , comme dans la figure 201, le sujet étend facilement ses deux dernières plialanges sur les premières. On constate alors, par l'exploration électro-musculaire, que cette extension des deux derniè

Fig. 201 C).

res phalanges est exercée par les interosseux et les lombricaux. reviendrai sur ce fait.

Tout effort pour étendre les doigts, comme lorsqu'on ouvre la

(*) Figure démontrant que, malgré la paralysie des extenseurs des doigts, l'extensic dernières phalanges peut être exécutée volontairemeut par le malade, lorsqu'on lu

ou des deux i maintient

main, produit, chez celui qui est affecté de la paralysie des extenseurs des doigts, la flexion du poignet avec d'autant plus de force que cet effort est plus grand. On se rend raison de ce phénomène pathologique, si l'on se rappelé le mécanisme de celle fonction;— je l'ai exposé ci-dessus. L'excitation cérébrale instinctive en verlu de laquelle elle est accomplie, arrive en même temps aux extenseurs de kt main ; de sorte que les premiers étant paralysés, les derniers seuls répondent cette excitation cérébrale, et la main s'infléchit sans qu'il soit possible au sujet de l'empêcher, malgré l'intégrité de ses extenseurs du poignet.

Lorsque l'extenseur commun des doigts est seul paralysé, l'index et le petit doigt peuvent encore être étendus par leurs extenseurs propres qui produisent l'extension de leurs premières phalanges et les dirigent en ^edans (vers le cubitus).

§ ÏI. — Paralysie «les inlerosseux.

Je n'ai observé l'affaiblissement ou l'abolition des mouvements des interosseux que consécutivement à la lésion traumatique du nerf cubital ou de l'un de ses rameaux, et dans l'atrophie musculaire progressive.

De même que dans le paragraphe précédent, je rappellerai l'étude physiologique de ces muscles avant d'exposer les troubles fonctionnels occasionnés par leur paralysie.

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