CHAP. XVIII. —PROTHÈSE MUSCULAIRE PHYSIOLOGIQUE
pour équilibrer les forces toniques qui maintiennent les surfaces articulaires dans leurs rapports normaux, les déformations articulaires arrivent bientôt à un tel degré, qu'il est difficile et même, dans certains cas, impossible — j'en rapporterai un exemple — de maintenir solidement le pied dans les appareils les plus ingénieusement combinés.
V. Les appareils de prothèse musculaire améliorent et guérissent quelquefois les roideurs articulaires, les fausses ankyloses produites par l'immobilité absolue d'un membre, consécutivement à une paralysie partielle ou à toute autre cause.
On pourrait certainement, comme dans les appareils usuels destinés à combattre les contractures musculaires, mettre en aclion une force fixe; mais l'expérience, ainsi que j'aurai l'occasion de le démonlrer par la suite, m'a appris qu'une puissance élastique continue agit, surtout pendant le sommeil, à la manière de la force douce et incessante delà tonicité musculaire; qu'elle surmonte ces résistances ligamenteuses beaucoup plus sûrement que par la force brutale des appareils rigides, et cela sans occasionner de douleurs ou sans immobiliser l'articulation.
ARTICLE II