II. — APPAREIL DK JOUR
Lorsque, consécutivement à la paralysie du jambier antérieur, le triceps sural né fait pas obstacle, par sa contracture, à la flexion du pied sur ta jambe, cette flexion a lieu, on l'a vu précédemment (p. 999), avec un mouvement d'abduction du pied, produit dans l'articulation calcanéo-astragalienne , sous l'influence du long extenseur des orteils (fléchisseur abducteur). Or, au moment de l'oscillation du membre inférieur, en avant, le pied, qui, après la paralysie du jambier antérieur, se trouve dans la flexion abductrice, reste dans cette attitude, pendant qu'il repose sur le sol. Il en résulte qu'à la longue l'articulation calcanéo-astragalienne se déforme considérablement dans le sens du valgus, au point que la malléole interne repose quelquefois sur le sol pendant la marche et la station. Il importe d'empêcher pendant la marche ce mouvement pathologique et celte déformation de l'articulation calcanéoastragalienne. Pour cela je place le pied recouvert d'une guêtre dans l'appareil a tuteurs métalliques dont le mouvement de flexion est limité de manière à ne pas dépasser l'angle droit ; puis, lorsque la chaussure recouvre l'étrier et la guêtre, je tends le jambier artificiel jusqu'à ce que le pied soit maintenu fléchi à angle droit sur la jambe, pendant le repos musculaire. Cet appareil produit, pendant la marche, la flexion à angle droit du pied sur la jambe, et concourt avec l'appareil de nuit à prévenir la déformation du pied.
Lorsqu'il existe un léger degré d'équin, j'applique le même appareil de jour dont l'étrier est fixé, et maintient le pied fléchi à angle droit d'une manière continue; puis la force du jambier artificiel est équilibrée pour neutraliser la prédominance tonique du iamhip.r antérieur. Enfin, lorsque la contracture du triceDS sural