‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 501 sur 543 · CI1AP. XVIII. — PROTHÈSE MUSCULAIKE ET PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CI1AP. XVIII. — PROTHÈSE MUSCULAIKE ET PHYSIOLOGIQUE

a été guérie par l'appareil de nuit à contre-extension, on rend à l'appareil de jour la liberté de l'extension du pied.

§ lv« — Prothèse du long extenseur des orteils.

Les considérations qui ont été exposées dans le paragraphe précédent, et qui ont trait à la prothèse musculaire destinée à prévenir ou à combattre la contracture du triceps sural et la déformation du pied consécutivement à la paralysie et à l'atrophie du jambier antérieur, sont applicables, en partie, à la paralysie et à l'atrophie du long extenseur des orteils.

On sait, en effet, d'après les données physiologiques et pathologiques, exposées précédemment: 1° que dans celle dernière paralysie, la flexion du pied sur la jambe ne peut se faire sans que la plante du pied regarde en dedans, sous l'influence de l'action isolée du jambier antérieur; que le pied repose alors sur son bord externe après l'oscillation du second temps de la marche; 2° que, consécutivement à cette paralysie, il se produit aussi un équin, plus tardivement, il est vrai, qu'après la paralysie du jambier antérieur, parce que le long extenseur des orteils a beaucoup moins de fibres que le jambier antérieur, et parce que son action s'exerce plutôt sur l'articulation calcanéo-astragalienne que sur l'articulation tibio-tarsienne ; 3° que l'avant-pied se subluxe de haut en bas et de dehors en dedans, dans l'articulation médio-tarsienne, quand il n'est plus retenu par le long extenseur des orteils, qui peut être considéré comme un ligament dorsal actif de cette articulation. Il est donc inutile d'insister plus longtemps sur les indications différentes à remplir, dans l'application du long extenseur des orteils artificiels et sur les modifications que l'on doit faire subir aux appareils de nuit ou de jour, lorsqu'il existe un équin ou une altération de l'articulation calcanéo-astragalienne, consécutivement à la paralysie du long extenseur des orteils.

Je dirai seulement comment j'ai construit ce fléchisseur abducteur artificiel du pied sur la jambe. Négligeant l'action sur les orteils du muscle auquel j'essaye de suppléer par la prothèse, j'attache les tendons artificiels à la guêtre et au niveau des tôles des quatre derniers métatarsiens et de l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien (V B, fig. 242, et D, fig. 243) (ce dernier tendon imitant le péronier antérieur, que l'on doit considérer comme une dépendance du long "extenseur des orteils, ainsi que je l'ai démontré). J'ai fait ensuite passer ces tendons artificiels dans une coulisse (E', fig. 243) placée au niveau de la partie inférieure et externe de la l'ace antérieure de la jambe et les ai réunis dans un anneau qui est attaché au muscle artificiel, à ressort métallique et en spirale

ART. IHj § Y. — PROTOÈSE DU COURT TÉRONIER LATÉRAL, ETC. 1071

(B, fig. 242, et D, fig. 243), qui lui-même est fixé à la molletière (fig. 242) ou à l'appareil à tuteurs (D, fig. 243), dans" le point correspondant à l'attache supérieure du jambier antérieur. La moindre traction exercée sur ce muscle artificiel produit la flexion abductrice du pied.

§ V. — Prothèse du court péronier latéral et du jambier postérieur.

La paralysie partielle du court péronier ou du jambier postérieur ne nécessite pas l'application de la prothèse de ces muscles. Il suffit dans ces cas d'une bottine un peu rigide pour maintenir solidement le pied latéralement et l'empêcher de se renverser en dedans ou en dehors, pendant la marche et la station, comme cela doit arriver fréquemment.

La paralysie du court péronier et celle du jambier postérieur aggravent considérablement les mouvements pathologiques que l'on observe dans Parliculation-calcanéo-aslragalienne, consécutivement à la paralysie du long extenseur des orteils ou du jambier antérieur.

Dans ces cas, le concours de la prothèse du court péronier ou du jambier postérieur est très-efficace.

Voici maintenant la description de ces muscles artificiels. Le court péronier latéral (D, fig. 242, et G, fig. 243) est attaché inférieurement sur la guêtre, au niveau de l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien, glisse à travers deux coulisses, derrière la malléole externe, et se termine par un anneau dans lequel passe l'agrafe du ressort (D, fig. 242, et F, fig. 243), qui se Gxe à la molletière (fig. 242)., ou à l'appareil à tuteurs métalliques (fig. 243).

Le tendon artificiel du jambier postérieur, au niveau de l'extrémité postérieure et interne du premier métatarsien, passe dans une coulisse située en arrière de la malléole interne, se rattache au ressort du muscle artificiel (F, fig. 240, E), et se fixe supérieurement à la molletière (fig. 240) ou à l'appareil à tuteurs métalliques (fig. 243).

Ces muscles artificiels agissent presque aussi exactement que les muscles qu'ils remplacent.

La division de cet article en autant de paragraphes qu'il peut y avoir de paralysies partielles, division que j'ai adoptée pour la description méthodique de la prothèse musculaire, semblerait indiquer que les paralysies dos muscles moteurs du pied sur la jambe se présentent toujours aussi localisées, dans la pratique. C'est cependant ce que l'on n'observe pas ordinairement. Ainsi, par ex.emnle

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