CI1AP. XVIII. — PROTHÈSE MUSC U LA IKK PU YSIOLOGIQIJIÏ
exercent sur ces vertèbres une action identique ; ils leur impriment un mouvement oblique d'extension et de flexion latérale de leur côté, en d'autres termes, ils sont extenseurs fléchisseurs et latéraux des vertèbres lombaires et des vertèbres dorsales inférieures; ils constituent physiologiquement un seul muscle que L'on peut désigner sous le nom de spinal lombaire superficiel. Par leur action combinée, de chaque côté, ils produisent l'extension directe des vertèbres lombaires et des dernières dorsales.
II. Des anatomisles (Diemerbroeck et Winslow) avaient établi que l'on avait confondu, sous le nom de sacro-lombaire et de long dorsal, quatre muscles parfaitement distincts analomiquernent.
L'expérimentation électrique montre que ces muscles qui forment le plan superficiel des muscles spinaux, doivent être divisés physiologiquement en muscles spinaux lombaires superficiels, et en muscles spinaux dorsaux superficiels, parce qu'on peut les faire contracter indépendamment les uns des autres, parce que dans certaines attitudes du tronçon les voit se contracter naturellement d'une manière indépendante, en produisant des courbures lombaires et dorsales en sens contraire (une fausse scoliose physiologique), parce qu'enfin l'observation clinique offre de fréquents exemples d'atrophies localisées bilatéralement ou unilatéralement, soit dans les spinaux lombaires, soit dans les spinaux dorsaux. Sans cette indépendance mutuelle des spinaux lombaires et des spinaux dorsaux la courbure en S de la scoliose ne saurait se produire.
III. Contrairement à l'opinion des anatomistes, en général, aucun des faisceaux du sacro-lombaire ou du long dorsal n'exerce sur les vertèbres une action rotatrice appréciable, lorsqu'elles se trouvent dans leur altitude normale, au repos musculaire.
IV. Les rotateurs essentiels des vertèbres sont les transversales épineux, que j'appellerai, pour les distinguer des précédents, spinaux profonds. Ils exercent faiblement l'extension, lorsqu'ils agissent unilatéralement, et ne deviennent puissants extenseurs que lorsqu'ils se contractent synergiquemenl, de chaque côté.
V. Le degré d'inclinaison du bassin et, conséquemment de la courbure lombo-sacrée, dépend de l'équilibre existant entre la force des muscles extenseurs des vertèbres lombaires et des dernières dorsales et entre celle des muscles qui les fléchissent.
Cette assertion repose principalement sur les fails cliniques suivants :
1° Lorsque les fléchisseurs des vertèbres lombaires (les muscles de l'abdomen) sont frappés d'atrophie, le bassin s'infléchit en avant, pendant la station et la marche, afin de faire porter tout le poids du tronc par les extenseurs des vertèbres lombaires (les spinaux
lombaires^ rrni nnnr rnmpnp.p l:i lipiiA ri a ernvil rln frnnc. rlnne l:i