‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 53 sur 543 · ART. III. — VALEUR TUÉUAPEU. DE LA FA HADISAT. LOCALISÉE · texte numérisé non relu

ART. III. — VALEUR TUÉUAPEU. DE LA FA HADISAT. LOCALISÉE

déré, et de ne pas prolonger les séances ni la faradisalion de chacun des muscles, au delà d'un certain temps.

A un fort courant induit resserrant les vaisseaux pendant son passage dans le sympathique, et produisant, après sa cessation, l'affaiblissement momentané de leur contractililé (conséquemment leur dilatation), les mômes auteurs ont comparé l'action relativement toujours infiniment faible des courants continus sur le même sympathique, « sous l'influence desquels, disent-ils, l'activité de la circulation a eu lieu pendant leur passage, action qui a duré trèslongtemps après leur cessation (1). »

Il paraissait ressortir, en somme, de leurs expériences : 1° que les courants d'induction, pendant leur passage à travers le sympathique, arrêtaient ou entravaient la circulation, en resserrant les vaisseaux par une forte excitation des vaso-moteurs; 2° qu'ils produisaient, après leur passage, une dilatation passive de ces vaisseaux et conséquemment une sorte de stase du sang dans ces vaisseaux, par le fait de la paralysie ou de l'épuisement de leurs vaso-moteurs; 3° que les courants continus au contraire activaient les circulations locales, pendant et après leur passage dans le sympathique,

B. Partisan etdéfenseur, comme on l'a vu précédemment (chap. Ier), del'exislence de propriétés physiologiques différentielles des diverses sources électriques, bien qu'on n'ait pu jusqu'à ce jour en trouver l'explication complète dans les données actuelles de la physique, j'étais disposé à accueillir la découverte de cette action spéciale et différentielle des courants induits et des courants continus, comme une conquête de la médecine expérimentale, applicable surtout à la thérapeutique. Mais j'avoue qu'il me restait encore quelques doutes sur la réalité de celte espèce d'action différentielle des courants d'induction et des courants continus, parce que, dans ces expérience? comparatives, les courants n'avaient pas été appliqués avec une force équivalente.

Il importait donc de vérifier les expériences dont il vient d'êlre question. Voici sommairement les résultats de celles que j'ai faites sur des lapins avec mon savant ami, M. Liégeois, professeur agrégé en physiologie à la faculté de médecine de Paris; ils sont loin de concorder toujours avec les leurs, et démonlrent qu'à closes équivalentes et dans les mêmes conditions, les courants continus cornants et les courants d'induction parcourant le grand sympathique exercent sur les vaso-moteurs une action identique.

Expériences. — Un courant continu constant (d'une pile de Ki à 3'J éléments au sulfate de plomb), parcourant le nerf sympathique

(I) Onimus et Logros, toc. cit.

148 CDAl'. III. — EXAMEN DES PRINCIPALES MÉTI10DES L'ÉLECTR.

dans une étendue de 3 à 4 millimètres au-dessous du ganglion cervical supérieur, a produit un resserrement faible mais notable des vaisseaux, et la décoloration de l'oreille du même côté, pendant toute la durée de Vexpé-

Lorsque antérieurement le nerf sympathique a été fortement excité, en d'autres termes, lorsque son excitabilité a été déjà plus ou moins épuisée, comme par le passage d'un fort courant d'induction ou par la section de ce nerf, le môme courant continu, à 30 éléments et même à 15, a produit, au lieu du resserrement des vaisseaux, leur dilatation pendant toute la durée de l'expérience.

Un courant d'induction extrêmement faible (le minimum de 1 extracourant de mon appareil volta-éleclrique, passant à travers une colonne d'eau distillée de 22 centimètres de hauteur) et localisé de la môme manière dans le sympathique, pendant trois minutes, a produit un faible resserrement des vaisseaux de l'oreille, dans la première demiminute, et leur dilatation le reste du temps.

La même expérience renouvelée sur le sympathique d'un lapin qui, une heure auparavant, avait subi pendant trois minutes le passage d'un fort courant d'induction, mais chez lequel l'oreille avait repris sa vascularisation normale, a provoqué immédiatement la dilatation des vaisseaux, au point de rendre leurs ramifications les plus fines, visibles pendant Irois minutes. m%

Un fort courant d'induction passant de la même manière dans le sympathique du lapin, qu'il eût été soumis ou non à des expériences antérieures, a produit, pendant tout le temps de son passade (trois minutes) un resserrement considérable des vaisseaux suivi, après la suspension de l'expérience, d'une dilatation énorme des vaisseaux, qui a persisté longtemps après l'expérience.

Les courants galvaniques, interrompus que l'on fait passer dans le grand sympathique agissent sur les vaso-moteurs ganglionnaires de la môme manière que les courants d'induclion.

11 ressort donc des expériences précédentes :

Qu'un courant continu constant dirigé sur le grand sympathique cervical mis à nu, chez un lapin, et dont l'excitabilité ne vient pas d'être plus ou moins épuisée (soit par l'électrisation dans des expériences antérieures, soit par des tiraillements ou par une longue exposition à l'air, produit, de même qu'un courant d'induclion dont la force est équivalente, c'est-à-dire extrêmement faible, un léger resserrement des vaisseaux qui en reçoivent l'innervation;

Que ce même courant arrivant, comme dans l'expérience précédente, avec une force équivalente, à un nerf sympathique déjà plus ou moins épuisé, ne peut plus provoquer le resserrement des vaisseaux, mais seulement leur dilatation modérée ;

Qu'un courant d'induclion puissant, localisé dans le sympathique, produit un resserrement considérable des vaisseaux placés sous l'innervation du sympathique, resserrement suivi, après

ART. M. — VALEUR WfaWBSi DE LA FARADISAT. LOCALISÉE. **?

l'expérience, d'une dilatation énorme qui persiste assez longtemps , et qu'un puissant courant galvanique intermittent agit de la môme

Enfin 'comme corollaire des faits précédents, que, contrairement à certaines assertions, les courants constants continus et les courants d'induction, à doses équivalentes, exercent une action identique sur le sympathique ou sur les vaso-moteurs constricteurs.

§111. - Sur quel ordre de nerfs agit la faradisation localisée pour actiTer les circulations locales.

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