‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 61 sur 543 · ART. III. — VALEUR ÏIIÉRATEU. DE LA FA H ADISAT. LOCALISÉE · texte numérisé non relu

ART. III. — VALEUR ÏIIÉRATEU. DE LA FA H ADISAT. LOCALISÉE

Observation X. Résumé. — Un zona survenu, sans cause connue, chez un garçon tuberculeux, âgé d'un an, s'étendait de la sixième à la neuvième côte. Large de plus de 2 pouces, il commençait, en arriére, non loin de la ligne médiane, de la sixième à la huitième vertèbre, cl, formant une demi-ceinture, il venait se terminer exactement sous l'appendice xipboïde. Ce garçon était guéri complètement de son zona qui avait suhi sa marcbe régulière, lorsqu'il succombai la phthisie, six semaines après le début de ce zona. — Les ganylions spinaux correspondant aux sixième, septième et huitième nerfs intercostaux adhéraient fortement à la paroi du canal intei vertébral. Le tissu cellulaire, à leur niveau, présentait cette même rougeur inflammatoire, et, considérés dans leur ensemble, ces ganglions avaient augmenté de volume. — Le microscope montrait que le névrilemme surtout présentait des traces non douteuses de l'inflammation. 11 n'existait, à proprement parler, d'altération ni dans les éléments nerveux des ganglions, ni dans ceux des nerfs.

Observation XL — Le fait précédent a été confirmé par un autre cas observé par M. Charcot, en 1865, chez une femme de son service de la Salpôlrière, âgée de soixante-dix-huit ans. Dans ce cas, les ganglions intervertébraux et les nerfs intercostaux correspondant à la surface cutanée envahie par le zona, ont présenté exactement les mêmes altérations anatomiques que dans le précédent (1).

b. Examen critique. — Voici, selon moi, les déductions à tirer des deux faits analomo-pathologiques de MM. Baerensprung et Charcot : 1° l'inflammation des ganglions spinaux, caractérisée analomiquement par une injection vasculaire très-prononcée et une prolifération du périnèvre, sans lésion de nutrition ou avec une faible altération des éléments nerveux, produit, dans les points de la peau qui en reçoivent l'innervation, la lésion de nutrition spéciale au genre zoster; 2° la névralgie qui accompagne le zona est le résultat de l'excitation des tubes nerveux sensibles qui traversent ce ganglion; 3° les ganglions spinaux contiennent des tubes nerveux trophiqués de la peau. Mais ces faits analomo-pathologiques ne confirment nullement la doctrine générale de MM. Samuel et Bœrensprung, qui soutiennent que les nerfs trophiqués prennent leur source dans les ganglions spinaux.

M. Charcot, observateur plus sévère et n'allant jamais au delà du

Kp«Î,6« f°iS aVant d'aVOir recueilli le fait anatomique dont il a été question ci-dessus, sa théone du zona : « En résumé, dit-il, le zona est une affec?"on Z parues gangl.onnaires du système nerveux ; il résulte spécialement de Vh Sattoï ^ ganghons spmau* ou des ganglions de Casser. Cependant l'irritation sur e tr

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S^Xtim^f^ posiÉrieures' Zona du cou wnlM

164 CQAP. IU. — EXAMEN DES PRINCIPALES MÉTHODES d'ÉLECTR.

fait, s'est bien gardé de tirer de son cas particulier une conclusion aussi générale.

Ces faits cliniques ne prouvent pas, en effet, que d autres parties des centres nerveux ne contiennent pas des nerfs troplnques de la peau En effet, l'observation clinique montre que, dans certaines circonstances, les lésions de la moelle allèrenlla nul. ition de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané. Pour ma pari, j'en puis citer des exemples recueillis dans ma pratique civile. Ainsi, toutes les lois que dans la paralysie spinale de l'enfance, dont la lésion analogique est une atrophie et môme la destruction des cellules et la métamorphose fibroïde des cornes antérieures (I), un muscle a été aTeint dans sa nutrition, et dans sa texture (dégénérescence gracieuse ou graisseuse), j'ai vu le tissu cellulaire sous-cutané qui le recouvre s'hypertrophier et quelquefois la nutrition de la peau s a rer à des âegrés divers. - Ces faits seront exposés dans le chapitre qui traitera de la paralysie spinale ou atrophique graisseuse

^D'au^pa'rt, je ferai observer que l'inflammation des ganglions spLux n'a pas produit d'autre lésion de nutrition que ç^e la peau Gomment donc alors expliquera-t-on les altérations de nutntion du système musculaire et même du système osseux que Ton observe consécutivement à certaines lésions de la moelle, si, comme le prétendent MM. Samuel et Barensprung, les nerls rophiques tirent leur origine uniquement des ganglions spinaux 7- J'exposerai, par la suite, des faits cliniques qui montreront, dans la lésion spinale de l'enfance, la nutrition musculaire plus profondément atteinte que la nutrition osseuse, et vice versa.

0. sa t que les lésions nerveuses périphériques produisent des .llé at ons diverses de la peau ; ce qui prouve la présence de nerfs Sff^ «ilitié. dans les nerfs périphériques. Ce fait signa e pour la première fois par l'illustre chirurg.en anglais, M. le professeur Paget (2), a été confirmé par d'autres observateurs - Je me" ouviens de l'avoir constaté un bon nombre de fois mais j'avoue n'y avoir pas attaché assez d'importance, ou plutôt n'en avoir pas rpphprché le mécanisme.

Je appellerai enfin que dans l'alaxie locomolr.ce progresse Jl rose d cordons postérieurs de la moelle) et dans la scleros Tecouda « des cordons latéraux, consécutive à I hemonhag.e des T« «nlo-striées on observe quelquefois des lésions de nutn- ^de laTau (des escfiarres), des articulations et des gaines tend.-

(llll

ii m'a été' communiquée par M. Charcot. '(^Vagct, SUrgicalpathology, t. 1- - Mdml Urnes, 18(34.

ART. III.— VALEUR TDÉRAPEU. DE LA FARADISAT. LOCALISEE. 165

neuses(arlhropathiés). — Ces faits importants ont été découverts par M. Charcot (t).

Les laits et les considérations qui précèdent me semblent démontrer que l'origine des éléments analomiques des ganglions spinaux est soumise à une loi générale de centralisation qui tend de plus en plus à s'établir sur l'expérimentation physiologique et l'observation clinique. Ainsi, le grand sympathique était considéré comme une sorte de centre nerveux indépendant du centre spinal; mais l'expérimentation et l'observation clinique ont démontré que les lésions delà moelle et du bulbe produisent, dans les circulations locales, des troubles analogues à ceux que l'on observe consécutivement aux lésions directes du sympathique. Ces faits prouvent, donc l'existence des fibres nerveuses du grand sympathique dans ce point du centre spinal où elles prennent leur source. De môme il est ressorti de l'observation clinique que les ganglions spinaux ne sauraient être considérés comme les centres exclusifs des nerfs trophiques en général, ni même des nerfs trophiques cutanés; ils paraissent seulement les tenir plus particulièrement sous leur dépendance.

E. Considérations anatomiques. — a. Suivant Beerensprung, I'anatomie démontrerait que les ganglions spinaux seraient des centres nerveux, dont les cellules unipolaires ne communiqueraient pas avec la moelle épinière. Il s'appuie sur l'opinion de Kôlliker qui a écrit: « En tant qu'il m'a été permis de le constater, il n'existe dans les ganglions aucun rapport de continuité entre les racines postérieures et les globules ganglionnaires. Il s'ensuit que chaque ganglion peut être considéré comme une source de fibres nouvelles. Chez l'homme et les mammifères, j'ai constaté l'existence de cellules, unipolaires ; je crois même être en droit d'affirmer que ces cellules y sont trèsnombreuses (2). »

Cette opinion de Kôlliker est en contradiction avec celle des anatomistes, en général, qui professent que la plupart des cellules ont deux pôles, dont l'un se continue avec une fibre de la moelle épinière, et l'autre avec une fibre nerveuse périphérique.

Elle est en outre insoutenable, en présence de mes recherches icono-photographique^. En effet, sur les coupes longitudinales de ganglions spinaux, que j'ai photographiées, j'ai rencontré des cellules apolaires, unipolaires et bipolaires ; le nombre des unes et des autres prédominant, selon les hasards de ces sections.

(1) Charcot, Noie sur la formation rapide d'une escharre à la fesse du côté para lysé dans l'hémiplégie récente de cause cérébrale {Archives de physiologie normale et pathologique, 1. 1, 1808, pp. 308-3 13». — Sur quelques arthrcpathies qui paraissent dépendre d'une lésion du cerveau ou de la moelle épinière (idem, pp. 161-178, 379-400, Pl. 8).

(2) A. Kôlliker, Éléments d'histologie humaine. Structure des ganglions spinaux, p. 355, 185G.

16t3 CllAP. UT. — EXAMEN EtES PRINCIPALES MÉTHODES p'ÉLECTR.

La figure 36, qui représente une seclion longitudinale d'un ganglion spinal de la région cervicale, et qui a été héliographiée d'après une photographie directement à 21 diamètres, en est un exemple. On voit, dans cette figure, que les cellules sont accumulées en grand nombre vers les parois de ce ganglion (disposition anatomique que

Fie 36. - Section longitudinale d'un ganglion spinal de la région cervicale photographiée

et héliographiée à 21 diamètres.

j'ai rencontrée sur toutes les coupes longitudinales ou transversales de ganglions spinaux que j'ai faites). On remarquera que, du côté de la paroi libre aa de celte coupe longitudinale, presque toutes les cellules sont apolaires (on les reconnaît à leur forme circulaire), tandis que du côté opposé bb, qui avoisine la racine postérieure on voit des cellules bipolaires et unipolaires; on les reconnaît a leur forme ovalaire en poire). Eh bien ! c'est quelquefois l'inverse; ce qui prouve que cela dépend des hasards de la section qui a été faite au niveau d'un plus ou moins grand nombre de telles ou telles cellules 11 est difficile de dire, même approximativement, quelle est la proportion des cellules bipolaires ou unipolaires, car tantôt le

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