‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 62 sur 543 · ART. III. — VALEUR THÉRAPEU. DE LA FARADISAT. LOCALISÉE · texte numérisé non relu

ART. III. — VALEUR THÉRAPEU. DE LA FARADISAT. LOCALISÉE

nombre des cellules bipolaires est plus grand, tantôt c'est le contraire ; on conçoit en outre que telles cellules, qui paraissent apolaires, dans une section donnée, sont peut-être en réalité bipolaires.

Plus loin ROlliker dit encore : « Lors môme qu'une cellule donne naissance à deux prolongements, il ne s'ensuit pas que l'une doive être centripète et l'autre centrifuge; au contraire, tous deux se dirigent vers la périphérie; c'est du moins ce qu'on voit en examinant de très-petits ganglions. Stannius lui-môme a trouvé, sur les cellules bipolaires, deux prolongements accolés l'un à l'autre (1). »

Sur aucune de mes coupes longitudinales de ganglions spinaux, je n'ai rencontré cette direction périphérique des pôles dans les cellules bipolaires. Toujours ces pôles marchaient en sens conlrairer l'un vers la moelle, l'autre vers la périphérie, comme on en voit un spécimen dans la figure 37, calquée sur la photographie prise

Fig. 37. — Cellules photographiées et héliographiées à 200 diamètres dans le point c du ganglion spinal photographié à 21 diamètres dans la figure 36 (*).

d'après nature à 200 diamètres, dans le point c de la figure 35 quir on l'a vu plus haut, représente la photographie à 21 diamètres d'un ganglion spinal. Dans cette figure 37, on voit une cellule apolaire ar deux petites cellules unipolaires b, b\ et deux grosses cellules bipolaires c, c'.

Toutes mes coupes transversales de ganglions spinaux ont montré un certain nombre de cellules dont chacune était mise en communication avec une autre cellule plus ou moins rapprochée par un

(1) KiMliker, loc. cit., page 357.

(') a cellule apolaire; bb' deux petites cellules unipolaires; ce' deux grosses cellules bipolaires. La cellule c coupée dans sa partie moyenne laisse voir son contenu granuleux et sou noyau, qui sont masquées dans la cellule c' par l'enveloppe réticulaire.

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prolongement latéral, dont la texture du moins était, en tout, semblable à celle des prolongements périphériques ou centraux. Ce prolongement latéral, partant de la partie moyenne de la cellule, semblait ôtre une sorte de gaîne à noyaux qui se continuait dans l'enveloppe réliculaire à noyaux de la cellule. Je me crois donc fondé à conclure de ces faits analomiques, que les ganglions spinaux contiennent sans aucun doute des cellules tripolaires dont deux pôles se continuent dans une Gbre centrale et dans une fibre périphérique, comme dans les cellules c et d de la figure 36, et dont le troisième a une direction latérale.

Supposons maintenant que l'on vienne à isoler une cellule tripolaire et que son pôle central ait été rompu dans la préparation, alors elle se présentera avec l'apparence d'une cellule dont les deux pôles auront une direction périphérique, comme dans les cellules bipolaires signalées par Rôlliker.

En somme, il est démontré qu'anatomiquement les cellules des ganglions spinaux communiquent, en partie du moins, avec la moelle épinière, et qu'on ne saurait considérer ces ganglions comme le centre des fibres nerveuses trophiques. — Peut-être sont-ils des sortes d'organes de renforcement pour les nerfs trophiques de la peau ?

Avec ces données, beaucoup défaits cliniques pourraient s'expliquer. Ainsi, l'inflammation de certaines portions de la moelle est suivie non-seulement de l'atrophie avec dégénérescence granuleuse ou granulo-graisseuse des muscles et atrophie des os, mais encore d'une légère lésion de nutrition de la peau qui devient plus ou moins rugueuse, écailleuse, terreuse, et enfin d'abaissement de température avec hyperplasie du tissu cellulaire sous-cutané, au niveau des muscles atrophiés. — J'ai observé des centaines de fois cet ensemble de phénomènes dans la paralysie spinale de l'enfance dont la lésion anatomique centrale, constatée dans quelques autopsies, a élé trouvée localisée dans les cornes antérieures (je dirai par la suite quelle est celte lésion anatomique) ; 2° aux lésions de nutrition indiquées ci-dessus s'ajoutera une altération plus profonde de la peau: zona, escharre, etc., lorsque l'inflammation aura atteint, en môme temps que la moelle, les ganglions spinaux, organes de renforcement des nerfs trophiques de la peau. — J'ai constaté ces faits un certain nombre de fois, consécutivement à des fractures de la colonne vertébrale, dans lesquelles, à ce niveau, la moelle et les ganglions vertébraux avaient été entièrement détruits, soit par la lésion traurnalique elle-même, soit par l'inflammation consécutive. Je ne doute pas que l'on ne trouve ces mômes lésions de nutrition dans des inflammations spontanées et simultanées de la moelle et des ganglions spinaux, lorsque l'on ne négligera plus, comme on l'a fait en général jusqu'à ce jour, d'examiner en môme temps que

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