LA FARADISATION CUTANÉE
La galvanisation cutanée intermittente se pratique, en appliquant sur la peau desséchée par une poudre absorbante les rhéophores métalliques secs, à l'aide d'un rhéotome mis en action par un mouvementd'horlogerie dontil a été question ci-dessus (page 187), et dont les intermittences sont à peu près aussi rapides que celles du trembleur des appareils d'induction.
La tension d'une assez puissante pile électro-motrice, comme celle de ma pile de cent éléments au sulfate de plomb, n'est pas assez grande pour exciter vivement la sensibilité de la peau; si elle le pouvait d'ailleurs à l'égal de la faradisation cutanée, comme lorsque la peau est légèrement humide ou moite, ce serait en la désorganisant par l'action électrolitique du courant galvanique. La galvanisation cutanée par courants continus est à peu près nulle, lorsqu'elle se fait a sec; si la peau est humide ou moite, elle est encore moins vive que la galvanisation cutanée intermittente.
En conséquence, dans les cas où il est besoin de faire à la peau soit instantanément, soit pendant des heures entières, une révulsion plus ou moins puissante, que l'on puisse graduer depuis le simple chatouillement jusqu'à une sensation supérieure à celle du feu, sans y produire la moindre altération électrolitique ou calorifique, la galvanisation cutanée serait impuissante ou ne saurait convenir.
La faradisation cutanée répond seule à cette indication. Les faits cliniques que j'exposerai, dans la seconde partie, démontreront qu'au maximum, ou à un degré de force assez élevé, je lui ai vu guérir des angines de poitrine, des névralgies sciatiques très-douloureuses qui avaient résisté à toutes les médications ; enfin et à des degrés faibles, j'ai combattu avec succès, ou dans certaines conditions dynamiques, des névroses et des états nerveux plus ou moins graves, comme dans certaines intoxications diplithériques en excitant la zone cutanée précordiale réflexogène de l'origine du pneumo-gastrique (voy. p. 135). duciienne. — 3e édition. 1 4
210 CHAI'. III. — EXAMEN DES PIUNCll». MÉTHODES b'ÉLECTRISAïlON .
Conclusions générales.
Loin de moi la pensée de faire ici le procès à l'application thérapeutique des courants continus. Je les crois, au contraire, destinés à rendre de grands services à la thérapeutique. En résumant, dans c.e chapitre, mes recherches personnelles sur les applications diverses que j'en ai laites à la thérapeutique, je me suis efforcé de les faire apprécier à leur juste valeur, mais j'ai voulu en môme temps tenir le public en garde contre les exagérations de leurs partisans exclusifs. D'autre part, en exposant les résultats admirables de l'application thérapeutique de la faradisation localisée, et en démontrant par des faits que, dans une foule de cas, elle ne saurait être suppléée par des courants continus, j'ai voulu conserver à la pratique médicale un agent thérapeutique excellent, et cependant injustement déprécié par des personnes qui n'ont pas su en tirer parti, ou qui ne l'ont pas môme expérimenté comparativement, un agent thérapeutique enfin dont l'application et le maniement sont faciles et peuvent être généralisés. Si j'ai atteint mon but, j'aurai conscience d'avoir évité de grandes déceptions à l'électrothérapie, et d'avoir sauvé la faradisa tion localisée de la déconsidération, dont on a essayé de la frapper, et enfin d'avoir puissamment contribué à la vulgariser dans la pratique médicale.
Je vais résumer, dans les conclusions suivantes, les principaux faits exposés ou démontrés dans ce chapitre.
I. Les partisans exclusifs de l'application thérapeutique des courants continus, qui, dans le but de faire prévaloir cette méthode électrothérapeutique, ont accusé la faradisation localisée non-seulement, d'impuissance dans le traitement des paralysies avec ou sans atrophie, mais aussi d'être nuisible alors en exerçant une action paralysante sur les nerfs vaso-moteurs, ces galvano-tbéreupates, dis-je, ont ignoré ou méconnu les résultats admirables de l'application thérapeutique de la faradisation localisée, faite, depuis plus de vingt ans, sur une vaste échelle, dans le traitement de ces affections (voy. § 1, p. 14.3); en conséquence, s'ils n'ont pas obtenu les mêmes résultats, ils ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes, pour n'avoir pas suivi, en l'appliquant, les préceptes que j'ai établis d'après une longue expérimentation clinique. D'ailleurs il est prouvé que la plupart d'entre eux n'ont pas appliqué comparativement la faradisation localisée et les courants continus.
II. Les expériences électro-physiologiques, faites par plusieurs d'entre eux et qui ont servi de base à des attaques récentes dirigées contre l'application thérapeutique de la faradisation localisée, ont été mal interprétées ou sont inexactes. En somme con-
trairement à certaines assertions, les courants continus constants et les courants d'induction, à doses équivalentes, exercent une action identique sur les vaso-moteurs constricteurs (voy. § H, p. 145),
III. L'action thérapeutique de la faradisation localisée s'exerce périphériquemenl, surtout en activant les circulations locales, et en excitant probablement des nerfs trophiques qui président à la nutrition (voy. § 111, p. 149).
IV. Les principes fondamentaux des différentes méthodes de galvanisation qui ont été préconisées tour à tour n'ont pas encore été formulés assez clairement, ce qui peut expliquer le désaccord des expérimentateurs sur les résultats de l'application thérapeutique des courants galvaniques ; dans les recherches cliniques que j'ai faites comparativement, sur la valeur thérapeutique de la galvanisation et de la faradisation, j'ai divisé la galvanisation, en galvanisation localisée par courants intermittents, en galvanisation localisée par courants continus constants permanents, enfin en galvanisation réflexe par courants continus constants labiles et slabiles (voy. § 111, p. 187 et suivantes).
V. Un assez grand nombre d'affections nerveuses ou paralytiques,— je dois le dire ici avant de faire connaître le résultat de ces recherches comparatives, — guérissent par tous les excitants électriques (faradisation, galvanisation, éleclrisation statique), de quelque manière qu'ils soient appliqués (voy. p. 187).
"VJ. La galvanisation musculaire localisée par courants interrompus, appliquée avec une pile d'une puissance électro-motrice suffisante, m'a paru exercer à peu près la même action thérapeutique que la faradisation musculaire localisée; mais celle-ci lui est préférable, parce qu'elle n'exerce pas, comme l'autre, une action électrolitique douloureuse, et parce que les appareils qui fournissent le courant d'induction sont peu volumineux, portatifs et peu dispendieux, tandis que les piles qui, dans ces cas, doivent se composer d'un grand nombre d'éléments (d'une centaine environ) sont d'un maniement difficile, et applicables seulement dans le cabinet du spécialiste (voy. § 111, III, p. 188.)
VII. Le phénomène électro-physiologique qui forme la base principale de la méthode de galvanisation réflexe par courants continus constants préconisée par Remak, phénomène qui consisterait dans la production de contractions tétaniformes des muscles, animés par le nerf antagoniste de celui dans lequel on fait passer un fort courant constant (de 30 couples de Daniell au moins), et qu'il a appelées contractions ou raccourcissements gaivanotoniques, ce phénomène électro-physiologique, dis-je, est imaginaire; je ne l'ai jamais vu en effet se produire, dans les expériences nombreuses que
212 CUAI\ m. — EXAMEN DES PRINC!!'. MÉTHODES d'ÉLECTRISATION.
j'ai faites et que je fais encore publiquement, chez l'homme à l'état normal (voy. art. IV, § 2, p. 175).
VIII. Il est vrai que ces contractions réflexes se produisent quelquefois dans certaines conditions pathologiques, que l'on voit, par exemple, dans les contractures paralytiques, des muscles animés par le nerf médian, consécutivement à Phémorrhagie cérébrale, la main s'ouvrir, le poignet et l'avant-bras s'étendre pendant le passage d'un courant continu dans ce nerf; mais ce phénomène ne confirme nullement la théorie de ces prétendues contractions galvano-loniques, imaginées par Remak. En effet dans ces conditions morbides, la moelle étant d'une excitabilité extrême il suffit d'une émotion quelconque, d'un bâillement, d'un élernuement, pour provoquer ces mêmes contractions réflexes.
Le pouvoir de provoquer, dans ces conditions morbides, des spasmes réflexes dans les antagonistes des muscles contraclurés est donc une propriété commune à bien des excitants; en conséquence la dénomination de contractions galvano - toniques donnée à ces spasmes n'a aucune raison d'être (voy. a, p. 194).
IX. L'action hyposthénisanie ou paralysante (découverte par Eckhard) des courants continus sur les troncs nerveux, peut d'ailleurs rendre raison de l'action thérapeutique qu'ils exercent quelquefois dans les contractures paralytiques (voy. b, p. 197).
X. Contrairement à l'assertion de Remak et de ses adeptes, les contractures consécutives à l'hémorrhagie cérébrale guérissent ou sont amendées rarement par les courants continus constants appliqués à la manière de Remak, parce qu'elles sont presque toujours (ce que ce dernier ignorait) symptômatiques d'une sclérose secon daire de certains faisceaux de la moelle (voy. c, p. 197).
XI. Les contractures rhumatismales, les contractures ascendantes par traumatisme articulaire (affection non encore décrite), guérissent mieux par la faradisation énergique des antagonistes des muscles conlracturés que par les courants continus (voy. c et d, p. 199).
XII. Les paralysies atrophiques consécutives aux paralysies traumatiques des nerfs guérissent, en général, moins vite et moins bien par les courants continus (selon la méthode de Remak) que par la faradisation musculaire localisée; la combinaison de ces deux méthodes d'éleclrisation me paraît donner un résultat thérapeutique plus satisfaisant, dans le traitement de cette espèce de paralysie
(voy. A, p. 199).
Il en est de même des paralysies saturnines, qui, d'après le dire de Remak et de quelques-uns de ses adeptes, ne seraient pas même améliorées par le courant d'induction (voy. B, p. 192).
XIII. Il me paraît cependant ressortir de quelques-unes de mes expériences, que, dans les affections dont il a été question ci*
dessus (XI et XII), la combinaison des deux mélhodes d'éleclrisation, appliquées alternativement, produit des résultats plus prompts et plus satisfaisants ; d'ailleurs, dans les cas où la faradisation localisée a échoué, on doit recourir à la galvanisation réflexe par courants continus.
XIV. Il est indiqué d'expérimenter l'action thérapeutique de la galvanisation réflexe par courants continus dans une période peu avancée des affections chroniques des centres nerveux, qui anatomiquement forment une grande classe de scléroses et d'atrophies des éléments anatomiques de la moelle ou du bulbe (l'alaxie locomotrice progressive, la paralysie glosso-labio-laryngée, la sclérose en plaques). Je ne puis tirer encore aucune conclusion des expériences galvano-thérapeutiques que j'ai faites dans ces lésions des centres nerveux (voy. f, p. 206).
XV. La galvanisation localisée par courants continus constants permanents exerce une action thérapeutique en vertu de son action électrolitique que ne sauraitremplacerlafaradisation (voy.V,p.207).
XVI. Le courant d'induction passant de l'anus à la bouche (agissant par action réflexe sur l'axe spinal), qui avait été accusé de hâter sinon de donner la mort, lorsqu'on l'appliquait au traitement
! de l'asphyxie, rétablit au contraire, s'il est appliqué à un degré d'excitation très-faible, la respiration el la circulation cardiaque, aussi bien que le courant continu administré de la même manière (voy. C, p. 122).
XVII. La galvanisation cutanée ne peut être pratiquée à un degré intense sansaltérer la peau. Elle nesaurait égaler ni suppléerla faradisation de la peau, dont elle peut exciter instantanément, graduellement la sensibilité depuis le chatouillement jusqu'à une douleur supérieure à celle du feu, sans produire la moindre altération organique, quelle que soit la durée de son action ; faradisation cutanée enfin dontl'applicationthérapeutique estbien fréquemmentindiquée etque l'ona vueguérir des névralgies et des névroses graves, entreautres des angines de poitrine, des asphyxies (voy. I, p. \ 27) et des désordres de la circulation cardiaque et delà respiration (voy. II, p. 131).
Note sur la pile portative à courant constant de M. Ruhmkorff.
M. Ruhmkoriï m'a fait prévenir un peu tardivement qu'il avait construit une pile portative à courant constant, au bisulfate de mercure ou au chlorure d'argent. Il a mis à ma disposition une pile portative au bisulfate de mercure (charbon, zinc, solution de bisulfate de mercure), afin que j'en fisse l'essai. Apres l'avoir expérimentée, j'ai pu en juger la valeur et lui en signaler les imperfections auxquelles cet habile fabricant s'est empressé de remédier, d'après mes indications.
214 CHAP. III. — EXAMEN DES PMN'GIF. MÉTHODES n'ÉLECTIUSATION.
Celte pile portative ainsi modifiée me paraît destinée à rendre de grands services à la pratique des courants continus; c'est pourquoi je me décide à en donner la description dans cette note.
La pile (voy. fig. 43) est enfermée dans une boîte (A,A'A") contenant 42 petits éléments dont les vases en verre sont placés dans un casier établi dans le fond (B) et qui les sépare les uns des autres. Ce casier est divisé en six rangs de sept cases chaque. Les zincs et les charbons de chaque élément
Fig. 43. — Pile portative de M. Ruhmkorff modifiée d'après les indications de M. Duchenne
(de Boulogne).
(z, c)sont fixés au double fond mobile (C) en caoutchouc durci; au-dessus de chacun des vases qui contiennent une solution faible de bisulfate de mercure, et dans lesquels on les enfonce plus ou moins, à volonté, en faisant tourner le bouton (b) destiné à mettre en mouvement deux pignons {dd') qui, engrenés dans des crémaillères {y'), élèvent ou abaissent le double fond (C), et conséquemment les zincs et les charbons de tous les éléments. — Dans l'intervalle des applications de la pile, le double fond C est soulevé de manière à maintenir les zincs et les charbons en dehors de la solution.
Vuici quelques modifications que j'ai prié M. Ruhmkorff de faire subir à sa pile pour mon usage personnel.
1° Dans la pile que ce fabricant m'avait donné à expérimenter, les charbons étaient cylindriques, avaient 9 cent, de hauteur dont o d'immersion sur 16 mil. de section ; au centre de ces charbons se trouvait un cylindre de zinc de la même hauteur et d'un cent, et demi de diamètre
transversal. Cette pile donnait trop d'électricité de quantité (en raison directe de sa surface).
Son action électrolitique était telle, que 42 éléments plongeant à peine d'un cent., ses rhéopheres produisaient en 2 ou 3 minutes des petites vésications à la peau. J'ai donc prié M. Ruhmkorff de diminuer sa surface des deux tiers, ce qu'il a obtenu en construisant les zincs et les charbons représentés en c 2, qui ont chacun 9 cent, sur 8 mil., et qui n'agissent que par leurs surfaces mutuellement en présence. En outre, j'ai remplacé la solution de bi-sulfate de mercure par une solution faible de proto-sulfate de ce sel.
Dans ces conditions, cette pile peut être appropriée à toutes les applications électro-physiologiques ou thérapeutiques des courants continus. Elle a été rendue ainsi moins pesante par la diminution de volume des charbons, dont la fabrication en outre est moins coûteuse.
Le degré d'immersion plus ou moins grande des charbons et des zincs dans la solution de proto-sulfate de mercure est obtenu, je l'ai dit, par l'abaissement ou l'élévation du double fond C. Pour élever le double avec les charbons et les zincs qui y sont fixés, on le soulevait plus ou moins à l'aide de la poignée m ; alors conséquemment le cliquet d", entrant entre ies dents du pignon, l'empêchait de descendre. Alors l'abaissement de ce double fond ne devenait possible que lorsque l'on avait soulevé le cliqueté". Les dents du pignon, dans lesquelles entrait celui-ci, étaient espacées de façon que chacune d'elles faisait descendre ou monter le double fond d'un millim.
Le mécanisme du système d'immersion ou d'émergence graduelles des zincs et des charbons était assurément simple et bon, mais il laissait à désirer, au point de vue de l'exactitude ou plutôt de la sûreté de la graduation de l'action électrolitique de la pile. En effet l'indicateur ne peut marquer exactement le degré d'immersion des zincs et des charbons, qu'a la condition que le ni veau du liquide dans les vases V sera toujours le même. Or ces vases n'étant pas fermés, la hauteur du niveau doit diminuer principalement par l'évaporation du liquide. J'ai donc fait incruster une ligne horizontale sur les parois de ces vases, marquant le niveau que doit conserver le liquide, ainsi qu'on le voit dans la figure 43.
J'ai fait pratiquer, sur les faces latérales A' ou sur la face antérieure de la boîte une large ouverture fermée par une glace, à travers laquelle on peut reconnaître la hauteur de ce niveau.
2° La pile est divisée en 6 rangées composées, chacune, de 7 éléments. La première rangée des visses qui fixent au double fond mobile C les zincs et les charbonsde chaque élément, est surmontée de bornes dans lesquelles on peut enfoncer les conducteurs, de (elle sorte que le courant peut être augmenté ou diminué d'un élément jusqu'à 7 éléments.
Cette graduation est particulièrement applicable aux expériences physiologiques délicates. La tige métallique g' (graduateur de la tension) que M. Ruhmkorff a ajoutée à l'appareil, selon mon désir, est construite de manière à graduer la tension des courants, sans produire des intermittences. Lorsqu'elle est enfoncée, la tension de la pile est à son maximum ; alors, si on la retire, le nombre des éléments diminue de 7 en 7, comme
210 CHAT. III. — EXAMEN DES l'IUNCIP. MÉTHODES d'ÉLECTIIÏSATION.
l'indiquent les divisions gravées sur la tige, sans que l'on doive changer les conducteurs fixés aux boulons N et P.
Lorsque la pile est épuisée, on retire entièrement le double fond C de la boite à l'aide de la poignée m, et on la recharge en renouvelant la solution de chacun des vases V. Pour cela, on les remplit d'eau jusqu'au niveau indiqué par la ligne horizontale incrustée sur leur paroi, et l'on met dans chacun d'eux 1 gramme de proto-sulfate de mercure, que contient la petite mesure jointe à l'appareil. Cette manipulation est facile et peut toujours se faire exactement, grâce aux modïlications que je viens d'indiquer.
L'un des principaux avantages de celte pile, c'est la facilité de graduer exactement le degré d'immersion de ses zincs et de ses charbons, en d'autres termes, de mesurer son action électrolitique, tout en lui conservant la force de sa tension. La possibilité de lui donner une action électrolitique faible ou assez grande a l'avantage de la rendre également applicable dans les cas où le courant continu par action réflexe est indiqué, et dans les cas où la chirurgie doit recourir plutôt à l'action électrolitique du courant.
Dans la pile au chlorure d'argent de M. Ruhmkorff, les charbons sont remplacés par des tiges cylindriques de chlorure d'argent.
Index bibliographique.
Je mesuis abstenu, dans ce chapitre, d'entrer dans les détails historiques des nombreuses recherches électro-physiologiques expérimentales qui ont été frites sur l'action des courants continus parcourant longiludinalement les nerfs de l'homme, depuis Galvani jusqu'à nos jours, parce que ces détails se trouvent dans les traités spéciaux et que la place me manque même pour en exposer l'analyse. D'ailleurs je veux n'entretenir, autant que possible, mes lecteurs que des résultats de mes propres recherches, et ne citer celles d'autres auteurs que lorsque j'aurai à m'appuyer sur elles ou à les réfuter, lorsque je les croirai erronées ou en contradiction avec les miennes.
J'ai déjà rappelé, dans une noie bibliographique et dans un ordre chronologique, les principales recherches physiologiques expérimentales qui ont été faites sur l'action des courants continus parcourant les nerfs depuis Galvani jusqu'à Matleucci (de 1791 à 1844). ^11 me reste à citer encore, dans un ordre chronologique, les plus importants parmi les travaux qui ont traité du même sujet et surtout ceux qui ont pris une direction thérapeutique (1).
Sechner, Lehrbuch des Galvanismus und der Electrocliemie. Leipzig, 18U. Asson, napporto délia commissione che lia fatto gli sperimenti sull* elettroponc-
(1) Cet index bibliographique, pour ce qui a trait aux travaux publiés en Allemagne, est emprunté en grande partie à M. Jaccoud, Nouv. Dict. de méd. et de chirurgies pratique. Paris, 1870, t. XII, art. Électricité.