PROPRIÉTÉS QCE DOIVENT POSSÉDER LES APPAREILS
§ B. — Tont appareil destiné à la pratique électro-médicale, qui ne possède pas la première et la seconde hélices, et dont celles-ci ne sont pas construites dans certaines proportions de section et de longueur de leurs fils, ne répond pas à tous les besoins de la thérapeutique.
Cette proposition n'est qu'une déduction tirée des expériences électro-physiologiques et des faits exposés dans le § I, (p. 22 et suivantes), et qu'il serait superflu de reproduire ou même de résumer de nouveau. Elle ne serait contestable que si les faits sur lesquels elle repose l'étaient eux-mêmes. Or, ces faits ont subi l'épreuve de l'expérimentation publique et du temps; ils ont été sanctionnés par plusieurs commissions académiques, contrôlés et enseignés par un grand nombre d'expérimentateurs, en France et à l'étranger. Ils sont donc acquis à la science, malgré quelques mauvais vouloirs partiels ou un parti pris qui ne peuvent plus s'expliquer que par l'ignorance, ou la mauvaise foi, ou un malentendu.
J'ai précisé les conditions dans lesquelles je me suis placé pour obtenir les résultats électro-physiologiques que j'ai exposés. J'ai dit quelles devaient être, approximativement, la section et la longueur des fils des deux hélices à double induction, lorsque l'on veut doter ces derniers du maximum des actions physiologiques et thérapeutiques différentielles dont elles peuvent jouir. Il est évident que Ton devra se placer clans les mêmes conditions d'expérimentation, quand on aura à juger la valeur de mes recherches électro-physiologiques et des déductions que j'en ai tirées, ou quand on aura à en faire l'application pratique. A ce point de vue, les appareils électro-médicaux doivent donc être construits d'après les principes que j'ai posés.
§ II. — l,e» intermittences lente» ou rapides de» appareils électro-médicaux produisent de» effets physiologiques spéciaux, qui ne peuvent »e suppléer mutuellement dans ]a pratique.
Pour faire ressortir l'utilité ou la nécessité, les inconvénients ou les dangers des intermittences plus ou moins rapides, plus ou moins lentes des courants faradiques, il me suffira d'exposer les phénomènes physiologiques que l'on voit se développer sous leur influence, et d'en tirer immédiatement des déductions pratiques, qui seront justifiées par les faits publiés dans le cours de ce livre.