ART. IV. — APPAR. MAGNÉTO-FARADIQUE A DOUBLE COURANT
le courant de la première hélice, dont le fil est assez gros pour produire celle action chimique, sans avoir à changer de bobines, comme dans l'appareil de Clarke. J'ajouterai que le commutateur des hélices qui permet de passer rapidement de l'un à l'autre courant, sans avoir à déplacer les conducteurs, rend celte étude plus facile.
c. Enfin, mon appareil peut servir à démontrer l'énorme différence qui existe entre l'induction produite, dans les appareils magnéto-faradiques, par la seule influence de l'action de l'armature sur l'aimant, et celle qui est le résultat de solutions de continuité pratiquées dans le circuit de la première hélice, au moment où l'armature s'éloigne ou se rapproche de l'aimant. Le mécanisme qui permet ces expériences est des plus simples, puisqu'il suffit de tourner en sens contraire la vis 2 du rhéotome B (fig. 55) placée sur le base d'un des ressorts, pour faire passer ou pour arrêter le courant dont les solutions se font sur l'anneau à dentelures placé sur la petite bobine.
De tels résultats constituent, je le répète, un progrès incontestable. Et cependant comment se fait-il que cet appareil ait été méconnu, pour ne pas dire plus, par des physiciens dont j'ai eu plusieurs fois à combattre les idées, que je crois erronées, en électro-physiologie ? C'est que ces derniers, ignorant les besoins des études physiologiques, pathologiques et thérapeutiques auxquelles il est destiné, n'ont pu se faire une idée de l'utilité des propriétés dont il jouit; c'est qu'ils n'ont pas même vu fonctionner ou appliquer cet appareil, et qu'ils ne le connaissent que par la description qu'ils en ont lue sans la comprendre. Un grand nombre de physiciens l'ont examiné, et il m'a suffi de le leur exposer une seule fois pour qu'ils en comprissent parfaitement le mécanisme, qu'ils ont exposé eux-mêmes dans leurs cours ou dans leurs ouvrages (1). Je puis affirmer, en effet, qu'il n'est pas plus difficile à comprendre que les autres appareils.
(1) Je citerai, entre autres, MM. les professeurs De la Rive et Jamin devant lesquels j'ai fait des expériences électro-physiologiques qui démontrent l'action physiologique différentielle des hélices de mon appareil magnéto-électrique. — Voici aussi le jugement porté par M. Leroux sur le mérite de cet appareil.
« Cet appareil est sans contredit le plus complet de tous les appareils de ce genre, les ressources qu'il offre pour la graduation des effets et les moyens de les varier sont nombreuses ; quelques-uns ont pu même paraître superflus; cependant on ne saurait se prononcer, sans trop de circonspection, sur l'identité de l'économie intime de ces phénomènes compliquésque nous n'apprécions que dans leur ensemble. D'ailleurs, il faut bien reconnaître que les efforls de cet auteur n'ont pas été sans influence sur le perfectionnement des petits appareils que la pratique médicale peut aujourd'hui mettre à l'étude, et qui s'offrent à elle en foule, dans des conditions à peu près égales (*j .
(*) F. P. Leroux, loc. cil , p. 34.
CUAP. IV. — DES APPAUIÎILS ÉLKCTHO-MOTEURS.
ARTICLE Y
HISTORIQUE Eï CRITIQUE DES APPAREILS D'iNDUCTION.
Afin que l'on puisse mieux apprécier la valeur de mes appareils d'induction, dont la description et les propriétés ont été exposées dans les articles précédents, et juger des progrès imprimés à l'art de la fabrication des appareils électro-médicaux, afin surtout que le médecin puisse faire un choix éclairé parmi ces appareils, je vais, dans le paragraphe suivant, passer en revue les principaux appareils d'induction, depuis leur origine jusqu'à nos jours. J'en emprunterai les descriptions et les figures à deux savants physiciens, et surtout à l'un d'eux, qui, dans un travail que j'ai déjà eu l'occasion de citer (1), a fait une étude approfondie des appareils électro-médicaux.
J'entrerai au deuxième paragraphe, dans quelques considérations critiques, exposées, déjà par moi, en grande partie en 1855 (2), sur les appareils électro-médicaux alors en usage, et je signalerai leurs perfectionnements, et les desiderata qu'ils présentent encore aujourd'hui.
§ I. — Exposé historique.