‹ De l'électrisation localisée et de son application à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutiqueChapitre 56 sur 140 · DÉDUCTIONS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

DÉDUCTIONS PHYSIOLOGIQUES

laire ; cest ce qui fait ressortir l'importance de bien connaître l'action individuelle de chaque muscle, de chaque faisceau mus-

culaire, connaissance qui, selon moi, ne peut être acquise que par l'expérimentation électro-physiologique, éclairée par la pathologie.

Attitude du scapulum à l'état normal pendant le repos musculaire. — XX VII. Chacun des muscles, chacun des faisceaux qui meuvent fl épaule sollicite le scapulum à obéir à la puissance tonique

i est en raison directe de son volume, c ‘est-à-dire de la quantité des fibres qui le composent.

… C'est la résultante de toutes les forces combinées qui décide de l'attitude de l'épaule.

L'expérimentation électro-physiologique, secondée par l'observation pathologique, ayant permis de déterminer exactement .

ces diverses actions 20 EE Ne on conçoit que rien nest plus facile que de trouver la raison de telle ou telle attitude des épaules, et conséquemment de l'influence que cette attitude exerce secondairement sur les formes plus ou moins harmonieuses des épaules.

La prédominance de force tonique de chaque faisceau muscu- Jaire entraîne donc le scapulum dans sa direcuon.

XXVILI. Les faisceaux du trapèze qui s attachent à la moitié externe de l'épine du scapulum et à la clavicule sont-ils très développés, ainsi que l'angulaire du scapulum, les épaules, étant entraînées par la prédominance tonique des faisceaux musculaires, sont nécessairement élevées proportionnellement,

ÀXXIX. Le raccourcissement de la longueur du cou est la conséquence de cette élévation des épaules. Il est facile de constater sur des sujets dont la hauteur du cou est différente, que la distance de la nuque à la première vertèbre dorsale est la même, pourvu que chez eux le développement du tronc et de la poitrine soit inégal. On observera aussi que la longueur du cou ne dépend pas de l’état du squelette, car le corps de chacune des Vertèbres cervicales a aussi la même hauteur chez ces différents sujets.

. C'est donc principalement à l’action musculaire tonique , qui élève les épaules, qu'il est rationnel d'attribuer le défaut de longueur du cou.

+On peut se convaincre que ce sont seulement les. fais-

ceaux musculaires désignés plus haut qui exercent cette action.

XXX. La pathologie enseigne aussi que l'affaiblissement de ces mêmes faisceaux musculaires occasionne l’abaissement des épaules, et conséquemment l'augmentation de la longueur du cou ; que dans ce cas le poids du membre suffit pour produire l'abaissement des épaules, ausmenté évidemment par la force tonique des abaisseurs des épaules (le petit pectoral et les fais: ceaux inférieurs des muscles grand dorsal et grand pectoral).Il est évident que ce doit être également la faiblesse relative de ces mêmes faisceaux élévateurs qui occasionne à l'état normal l'abaissement des épaules et la longueur plus ou moins grande du cou.

XXXI. Que les élévateurs des épaules soient démesurément développés, le cou sera court et gros; au contraire, que ces sortes de ligaments actifs n'aient pas une force suffisante, le cou sera démesurément long. Dans l’un et l’autre cas, la forme du cou et des épaules ne saurait être harmonieuse; le terme moyen entre ces extrêmes qui donne seul de la grâce aux lignes qui en dessinent Îe contour.

XXXII. Il est ressorti de mes recherches : 1° que la contraction des fibres du trapèze qui s’attachent à la moitié interne dé l'épine du scapulum , et qui forment la portion inférieure de ce muscle , rapprochent cet os de la ligne médiane; 2° que la des: truction de ces mêmes fibres est suivie d'un mouvement du sca: pulum en dehors et en avant. J'ai démontré aussi que le membre supérieur a une tendance naturelle à entraîner cet os dans cetté direction (en dehors eten avant), quand il n'est plus retenu par ces fibres du trapèze. D'autre part, le grand pectoral et un grand nombre de digitations du grand dentelé attirent le sca= pulum en avant et en dehors.

En conséquence, le scapulum peut dans son attitude liabis tuelle être plus écarté de la ligne médiane, soit par la fai blesse naturelle de la partie inférieure du trapèze, soit par la prédominance de force tonique du grand pectoral et du grand dentelé. Cette attitude arrondit transversalement le dos, creuse la poitrine en avant en faisant saillir les clavicules et le moi gnon des épaules. De plus, elle doit gêner le développement et le jeu des organes de la respiration.

XXXIIT, IT existe encore d'autres attitudes vicieuses des

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