‹ De l'électrisation localisée et de son application à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutiqueChapitre 71 sur 140 · AA M · texte numérisé non relu

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à NN AN

Fig, 70.

L'élévation du bras étant aussi limitée, on serait porté à admettre dans ces cas la possibilité de la complication d’une paralysie du deltoïde. Mais il suffit de fixer solidement avec la main le scapulum contre la poitrine, en portant en avant son angle inférieur, pour se convaincre que le malade peut facilement élever le bras verticalement ; ce qu'il ne pourrait faire évidemment, si le deltoïde était paralysé.

Ces signes sont loin d'être aussi tranchés quand l'atrophie du grand dentelé est moins avancée. I] importe donc de” connaître les symptômes qui annoncent le début de cette maladie : je vais les exposer : En faisant porter en avant les bras d’un sujet dont on explore les muscles de l'épaule, si l'on voit saillir de 1 à 2 cenämètres le bord spinal du scapulum, et quen même temps. l'angle inférieur de cet os se porte un peu moins en avant que

du côté opposé, on peut être certain que le grand dentélé com mence à s'atrophier ou à se paralyser, bien que l'élévatior verticale se fasse encore à peu près également de chaque côté C'est parce que j'ai observé ces premiers symptômes au débu de plusieurs atrophies du grand dentelé, qui ont progressé de puis, que je les décris comme appartenant au premier deor de cette maladie.

Les différents faisceaux qui consutuent le grand dentek peuvent être lésés isolément ou inégalement.

J'ai Vu jusqu'à présent les faisceaux qui s’attachent à toutll bord du scapulum être frappés les premiers ou les plus lésés J'ai observé aussi que les digitations qui s’attachent à l'angle infé rieur de cet os, guérissent les premières. En voici des exemples

Le malade Javais, dont j'ai parlé dans la deuxième partie (chapitre IT obs. XXI), avait, à l’époque où il est entré à l'hôpital de la Charité, en 1848 une atrophie double des trapèzes et une atrophie de tous lés muscles di la main de chaque côté (interosseux et muscles des éminences). Bien que faradisation localisée eût amélioré très notablement l’état des muscles del main, non seulement elle n’a pas pu rappeler la nutrition dans les trapèzes mais encore elle n’a pas empêché d’autres muscles, entre autres les grand dentelés, de s’atrophier à leur tour. Le premier symptôme de cette atro phie du grand dentelé que j'observai chez lui , ce fut la saillie des bord spinaux des scapulum , quand il élevait ses bras en avant. Mais quelque semaines après, ses scapulum parurent exécuter difficilement le mouvemen de bascule qui accompagne l'élévation du bras, et aujourd’hui ce mouve ment de bascule est assez limité, ce qui ne lui permet pas d'élever verti calement ses membres supérieurs. La paralysie de ses dentelés s'aggrave di jour en jour, et sera bientôt complète.

Vergalet, quand je le vis pour la première fois, présentait tous les de: grés de la paralysie complète du grand dentelé , tel qu’on le voit dans le fig. 67 et 68. L’élévation du bras arrivait alors à la direction horizontale Après quelques mois de traitement par la faradisation localisée, il put élevel le bras verticalement presque aussi bien que du côté sain, et l’on vit trè notablement , pendant ce mouvement , que l’angle externe s’élevait, et qu l'angle inférieur se portait en avant ; et cependant, malgré le retour de mouvement de rotation , qui avait lieu par la portion inférieure du gran dentelé, lequel s'attache à l'angle inférieur du scapulum, l’épine du scapu lum s’écartait encore du thorax autant que le premier jour, ce qui signi: fiait que les faisceaux qui s’attachent à cette épine et la fixent contre

poitrine étaient encore beaucoup plus malades que ceux qui forment k portion inférieure du grand dentelé.

ATROPHIE ET PARALYSIE DU GRAND DENTELÉ. à 34

J'ai observé les mêmes phénomènes chez Berniol, dont ja figure 72 représente l'état avant le traitement. et qui, après une quinzaine de séances, pouvait élever presque verticalement le bras, par le retour du mouvement de rotation de son scapulum, bien que le scapulum s'éloignât du thorax autant qu'avant le traiment. Ce ne fut qu'après cinq mois de faradisation localisée, que le scapulum put s’accoler au tronc pendant l'élévation du bras. La figure 70 représente le scapulum droit de Berniol exécuant, aussi bien que du côté opposé, pendant l'élévation du bras, es mouvements normaux, après la guérison de l’atrophie de son grand dentelé. (

Les signes pathognomoniques de l’atrophie du grand dentelé, xposés précédemment, ne se manifestent que pendant l’élévaion volontaire du bras.

J'ai démontré, en effet, dans la seconde partie, que l’atrophie

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