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à sept mois, et limitée aux deux avant-bras. Ces muscles, dans lesquels j'avais constaté la diminution considérable de la contractilité électrique , et qui étaient très atrophiés, offraient cependant à l'examen microscopique des fibres parfaite-
ment pures,
chies sur les avant-bras ; il pouvait à peine étendre les avant-bras sur les bras; l'élévation du bras elle-même était à peu près impossible. En même temps, il éprouvait des douleurs assez vives dans les membres paralysés. La perte du mouvement et les douleurs étaient plus prononcées du côté droit, Quelques jours après , il ressentit, à la région cervicale et entre les deux épaules, une sensation douloureuse qu’il compare à celle d’un fer chaud! Peu à peu les membres supérieurs éprouvèrent une véritable diminution! de volume ; l’état général resta excellent, à part quelques maux de tête auxquels le malade d’ailleurs était sujet. Après une traversée de quarante-cinq jours, il débarqua au Havre et vint à Paris le 3 juin. Il n’avait fait d’autre traitement que des frictions avec du baume opodeldoch et de l'alcool camphré,
Le 9 juin, jour de l'entrée du malade à l'hôpital, on le trouva dans l’état suivant : Face naturelle; pouls, 64 à 66 ; pas de chaleur à la peau ; langue humide et rosée ; appétit; pas de douleurs de ventre, qui est souple et bien conformé ; gencives couvertes d’un liséré grisätre, ainsi que le collet des dents (surtout les supérieures). Une garderobe assez facile tous les jours ou tous les deux jours. Rien du côté des organes de la respiration ; pas de céphaiée, pas de douleurs à la région cervicale. La peau du membre n'a pas éprouvé de perte de sensibilité. Les membres supérieurs ont subi une diminution de volume considérable.
Au niveau du deltoïde, dépression transversale remplaçant la saillie du: moignon de l'épaule ; les muscles du bras sont flasques et d’un très petit volume. Les muscles extenseurs de l’avant-bras semblent avoir à peu près complétement disparu et sont presque appliqués contre la région interosseuse. Le long supinateur et les radiaux sont diminués de volume, atrophiés, flasques, mous comme ceux du bras; il en est de même des fléchi seurs ; mais ce sont ces derniers qui ont subi le moins d’altération. A la mat léger effacement des éminences thénar et hypothénar ; aplatissement du ‘creux palmaire.
M. Louis, dans le service duquel ce malade était entré, eut l’obligeance de m’engager à explorer l'état de ses muscles, et je constatai les phénomènes précédents et ceux que je vais exposer : De chaqué côté, la main était fléchie à angle droit sur l’avant-bras et ne pouvait être relevée par le malade. Les mouvements de latéralité du poignet étaient perdus à droite, mais à gauche l’abduction était en partie conservée. Les premières phalanges restaient constamment fléchies sur le métacarpien, sans pouvoir être étendues; mais si on les maintenait redressées , le malade pouvait étendre ses deux dernières phalanges, alors même qu’on renversait le poignet sur l’avant-bras. La main étant posée sur un plan horizontal , les doigts pouvaient être écartés ou rapprochés les uns des autres. Le pouce et son métacarpien étaient portés en dedans dans la paume de la main sans qu'il pût être ramené en dehors par le malade ; mais si l’on portait le pouce en dehors, le malade pouvait le placer en dedans. La flexion de la dernière