‹ De l'électrisation localisée et de son application à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutiqueChapitre 90 sur 140 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Déductions tirées des faits exposés dans le chapitre précédent, applicables au diagnostic différentiel des paralysies locales.

M. Marsball-Hall, malgré l'insuffisance de ses expériences et les fausses interprétations qu'il en a données, avait imprimé un progrès réel à la science en distinguant les paralysies cérébrales des paralysies spinales, au moyen des différences d’excitabilité qui existent entre les muscles paralysés.

Mais les recherches du physiologiste anglais qui espérait ramener toutes les paralysies à deux types uniques (la paralysie cérébrale et la paralysie spinale) n'étaient pas d'une grande utilité pratique, même en admettant comme exacte (ce qui est fort contestable) cette division des paralysies musculaires. En effet, ces recherches ne pouvaient servir à distinguer entre elles les paralysies spinales ou des nerfs qui émanent de la moelle, des paralysies saturnines et végétales, des paralysies causées par l'hémorrhagie cérébrale, par des tumeurs du cerveau, ou des paralysies hystériques et rhumatismales.

ARTICLE PREMIER

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES PARALYSIES DANS LESQUELLES LA CONTRACTILITÉ ÉLECTRO-MUSCULAIRE EST DIMINUÉE ET DE CELLES DANS LESQUELLES ELLE EST CONSERVÉE.

Si au lieu de faire passer les courants des ‘extrémités aux centres nerveux, d'après la méthode de M. Marshall- Hall, méthode à l’aide de laquelle on provoque irrégulièrement, ainsi que je l'ai démontré, la contraction musculaire par une sorte d'action réflexe, et qui ne permet pas de reconnaitre exactement l'état local des propriétés musculaires, si, dis-je, on limite l’excitation électrique dans chacun des muscles paralysés, on voit que l’état de la contractilité et de la sensibilité électro-musculaires varie suivant telle ou telle espèce de paralysie, et que ces phénomènes électro musculaires se montrent constamment dans

ar

“i 32 APPLICATION DE LA FARADISATION A LA PATHOLOGIE. ”| les mêmes conditions. C’est du moins ce que Je crois avoir 4 démontré dans le chapitre précédent. |

On conçoit combien ces signes tirés de l’état de la contraculité : et de la sensibilité électro-musculairèés peuvent éclairer Île diagnostic souvent obscur des paralysies musculaires ?

Ainsi, on a vu qu'il ressort des faits exposés précédemment que les paralysies peuventètre divisées en deux grandes classes: | 1° Celle dans laquelle Îa contractilité électro-musculaire est 4 diminuée ou abolie ; 2° celle dans laquelle elle est restée intacte: 4 Dans la première classe, on trouve les paralysies consécutives | aux lésions de la moelle ou des nerfs qui en émanent, les paraly: 4 sies saturnines et les paralysies dites végétales ; dans la seconde, viennent se ranger les paralysies par lésion cérébrale (hémor:rbaghie, ramollissement, tumeurs du cerveau), les paraiysies rhumatismales et hystériques. ù :

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