‹ De l'électrocardiographieChapitre 22 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I: — La méthode électrocardiographique permet d'enregistrer les variations électriques qui se produisent pendant la contraction du muscle cardiaque. Ces variations électriques peuvent être mesurées en dixièmes de millivolts, grâce à l’instrumentation imaginée par Einthoven, qui permet aussi d'apprécier en centièmes de seconde la durée des divers temps de la contraction cardiaque.

I. — L'électrocardiogramme de l’homme normal est essentiellement constitué par trois ondulations principales en rapport avec les différents temps de la contraction du muscle cardiaque.

La première ondulation, de faible amplitude, est produite par la systole auriculaire. Elle est suivie sur le tracé d'une ligne horizontale, qui répond à la propagation de l'excitation à travers le faisceau de His. l

La systole ventriculaire est représentée par deux oscillations successives, d'amplitude différente, et séparées par une ligne horizontale. On ne connaît pas encore la signilication exacte de ces deux oscillations. La plupart des auteurs admettent que ces oscillations

correspondent à la marche de l'excitation à travers les différentes couches de fibres musculaires qui constituent le myocarde. Cependant, pour certains auteurs, la deuxième ondulation serait en rapport non avec fa contractibilité du cœur, mais avee son excitabilité.

La pause du cœur est nettement indiquée sur les tracés par une ligne horizontale, qui suit la systole ventriculaire.

IT. — La méthode électrocardiographique à été utilisée en clinique pour l'étude des diverses aflections cardiaques.

Les moindres contractions anormales du myocarde, qui entrainent des modifications des variations électriques, sont visibles sur les tracés.

Les lésions orificielles ne se manilestent sur les électrocardiogrammes qui si elles ont retenti sur le myocarde de façon à rendre anormale la marche de l'excitation et de la contraction.

Il est possible, à l’aide de lélectrocardiographie, d'étudier séparément le mode de contraction des oreillettes et des ventricules.

Les extrasystoles sont nettement indiquées sur les tracés, à l'endroit précis où elles ont pris naissance.

Les électrocardiogrammes ont surtout permis d'étudier avec une grande précision certaines bradysardies, et de se rendre compte exactement de fa dissociation qui peut exister entre le rythme aurieulaire et le rythme ventriculaire.

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