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il donne le chiffre de 0 gr. 24 et 0 gr. 21 pour la tuberculose rénale.
Nos recherches nous font conclure à une augmentation de l’urée sanguine chez les tuberculeux pulmonaires (au moins aux deux premiers stadés), où la moyenne générale atteint 0 gr. 46 dont 0 gr. 50 au 1 stade et 0 gr. 63 au 2°, alors que, pour la période terminale, la moyenne n’est que de 0 gr. 27.
Dans la tuberculose rénale, nous avons trouvé un chiffre moyen de 0 gr. 28.
Nous rappellerons, que la quantité normale d'urée dans le sang varie, suivant les auteurs, entre 0 gr. 30 et 0 gr. 50. ea
Comment expliquer, chez nos tuberculeux pulmonaires, cette forte proportion d’urée sanguine ? |
Il serait certes tentant de rapporter l’hyperazotémie du début à une intensité anormale des désassimilations azotées et l'hypoazotémie de la fin à un ralentissement de la nutrition. Mais, si cette dérnière hypothèse est plausible, et d'ailleurs corroborée par la valeur des diverses éliminations urinaires au stade des cavernes, il est loin d'être démontré qu il existe une exagération de la désassimilation aux premiers stades de l'évolution bacillaire ; et s'il y a alors excrétion proportionnellement élevée des matières minérales, il y a diminution de l'excrétion azotée à ces mêmes périodes.
Aussi, paraitrait-il plus logique de supposer un moins bon rendement de la fonction uréosécrétrice du rein, peut-être même, en l’absence de toute altération parenchymateuse de l'organe, du fait des
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viciations de la circulation telles que l’hypotension fréquente chez ces malades.
Cette question ne saurait, d'ailleurs, être résolue d’une facon définitive et appelle de nouvelles recherches.
Nous poursuivons en ce moment l'étude des rapports qui peuvent exister entre le pneumothorax artificiel — pratiqué chez des tuberculeux unilatéraux comme moyen thérapeutique — et l'élimination urinaire. LEE
Nous avons pu réunir trois cas ; les observations qui ont trait à ces malades sont celles rapportées aux n° 78, 79 et 80. Ge sont des tuberculeux pulmonaires au stade cavitaire.
Si nous comparons les résultats de ces analyses avec ceux des autres tuberculeux pulmonaires du même stade, nous sommes immédiatement convaincus de l'influence bienfaisante du pneumothôrax artificiel sur la valeur de l’élimination urinaire.
Nous voyons, en effet, le taux des phosphates (moyenne 2 gr. 37}, de l’urée (moyenne 17 gr. 50), de l’azote total (moyenne 21 gr. 94), du rapport azoturique (moyenne 79,8), de la chaux (moyenne 0 gr. 33), du coefficient de déminéra-. lisation (moyenne 30,8), de l’urée sanguine (moyenne 0 gr. 31) augmenter sensiblement chez ces malades. L’élimination urinaire tend à se rapprocher partout de la valeur normale.
Seul, le coefficient phosphaturique est encore élevé (moyenne 13, 6) et n’a pas subi d'amélioration.
Il semble donc que l’état général des malades ait gagné et que les échanges nutritifs se fassent plus régulièrement.
Etant donné que nos recherches portent sur un nombre
trés restreint d'observations, nous nous garderons bien de
généraliser nos résultats. Nous posons simplement le problème en donnant les quelques indications qui paraissent ressortir de nos analyses, et qui, si elles se trouvent confirmées par la suite, pourront avoir un résultat heureux pour le traitement de la tuberculose unilatérale.