‹ De l'élimination urinaireChapitre 23 sur 28 · ESS · texte numérisé non relu

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régulière et abondante et les rapports urologiques sont normaux ou à peu près.

3° Inversement, chez les malades en voie d'aggravation, ces mêmes principes sont éliminés en quantité constamment inférieure à la normale.

Lucet, en 1905, dit que l’abaissement du rapport azoturique est de règle dans la tuberculose pulmonaire. et 1l donne comme moyenne générale 78 °/,.

Alors que les chiffres d'élimination normale d'azote total sont compris entre 27 et 44 gr. par 24 heures, nos recherches personnelles nous montrent que le taux de cet élément urinaire baisse progressivement avec l’évolution de Ja tuberculose.

C'est ainsi que, pour la tuberculose pulmonaire, notre moyenne générale est de 15 gr. 65, et nous avons trouvé :

Au 1* stade, une moyenne de 20 gr. 54.

Au 2° stade, une moyenne de 12 gr. 96.

Au 3° stadé, une moyenne de 43 gr. 45.

Alors que dans ia tuberculose rénale, notre moyenne est de 21 gr. 58.

Ainsi donc, nous trouvons le taux de l'azote total constamment abaissé dans la tuberculose, d’une facon plus marquée dans la tuberculose pulmonaire que dans la tuberculose rénale.

Au cours de l'évolution de la tuberculose pulmonaire, il tombe d’ailleurs rapidement à un chiffre très bas.

Mais, si l’excrétion de l’azote total est intéressante

en elle-même, la comparaison qu'on en peut faire

Lu AU CE

avec l’excrétion uréique présente plus d'intérêt encore, en traduisant la plus ou moins grande perfection des oxydations des substances azotées.

Urée

Normalement, le cœæfficiéent —- oscille Azote total

entre 80 et 85 °,,.

. Or, chez nos tuberculeux pulmonaires, il descend en moyenne à 75,9°/, sans variation notable d’un stadé: à l’autre: 76,0 l'an 1stade: 759 t4ut2 stade ; 76,2 °/, au 3° stade.

Cette diminution du rapport azoturique est donc un indice précieux des altérations que subit la fonction générale de désassimilation chezles tuberculeux.

Il est à noter que c’est un des rares chapitres de l'histoire de l’élimination chez les bacillaires où tous les auteurs, qui nous ont précédés, se soient trouvés d'accord et nos recherches n’ont pu que confirmer leurs données. |

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$ ®. — Elimination de la chaux Elévalion du taux d'élimination calcique pour ! 0 . J:. « .

Seénator et Robin ; diminution pour Schetelig et Frisch.

RÉSULTATS PERSONNELS : Augmentation légère de l’éliminalion de la chaux aux 2 premiers stades, diminution au 5°. — Peu de modifications dans la tuberculose rénale.

Conczusioxs : Concordance de nos résultats avec

ceux de Robin, car pour nous, ul y a une Surélinvination relative. Fan

D’après Létienne et Masselin, la quantité de chaux

éliminée en 24 heures, par un adulte de 70 kgr., est

de O gr. 40. Robin trouve un chiffre un peu pie élevé et sa moyenne atteint 0 gr. 46. |

Sénator le premier, en 1877, trouva d’une féoù constante dans la tuberculose pulmonaire chronique un excès dans l'élimination de la chaux par l'urine, et il pensa que cet excès venait du poumon.

Schetelig, par contre, estime que cette surélimination n'existe pas et qu’elle est tout à fait invraisemblable. 3

Robin a repris cette étude, et, au congrès de la

tuberculose en 1905, il montra que l'élimination de

date la chaux était plus élevée chez le phtisique qu’à l'état normal. Il trouva les chiffres suivants :

l' période moyenne 0 gr. | Moyenne générale:

9 périod ne À or.

période moyen 9 0 gr. 70

3* période moyenne Ü gr. 32

Fritsch, en 1909, sur 5 cas de tuberculose pulmonaire aux divers stades, trouve une moyenne générale de 0 gr. 174 avec maximum 0 gr. 23 et minimum 0 gr. 03. Dans la tuberculose sénile n’évoluant pas, ses chiffres varient entre 0 gr. 08 et 0: gr. a

: Donc, discordance entre ces auteurs.

Personnellement, nous arrivons aux conclusions suivantes :

Au 1° et au 2 stades de la tuberculose pulmo- naire : surélimination légère (0 gr. 48 et 0 gr. 49), alors qu’à la période cavitaire, le taux, qui a fortement baissé, n’est que de 0 gr. 15 par 24 heures.

Dans la tuberculose rénale, notre HN est de | 0 gr. 43.

Quoique les chiffres que nous avons obtenus soient peu éloignés des chiffres normaux, nous sommes cependant en droit de conclure à une déperdition en chaux de l'organisme aux 2 premiers stades de la tuberculose pulmonaire.

D'ailleurs, cette élévation du taux d’ excrétion calcique est encore plus manifeste si on compare l'élimination de la chaux à celle des substances azotées qui est, comme nous l'avons vu, nettement déficitaire.

Enfin, comme la plupart des principes consti-

LA

tuants de l'urine, la diminution terminale de la quantité de chaux urinaire s'explique facilement par la cachexie et l’anoréxie des tuber culeux à la dernière période.

Notons que l'élimination de la chaux a une valeur normale dans la tuberculose rénale.

Nos conclusions sont donc conformes à celles de Robin et elles se trouvent d'ailleurs confirmées par l'étude du cæfficient de déminéralisation que nous

: allons entreprendre.

* $S 10. — Coefficient de déminéralisation

Ce coefficient est augmenté, selon Robin, aux

3 stades. de la tuberculose pulmonaire; ti est.

diminué pour Arloing el son école.

Vérification personnelle de l'opinion de Robin. Importance thérapeutique de ce fait.

Absence de modification importante dans la tuberculose rénale.

ÿ ( Nous savons que ce coefficient est le rapport des matières minérales de l’urine au résidu sec.

Eléments minéraux = Eléments solides

Ce rapport, qui, d’après Létienne et Masselin et Robin, est de 30 °/, normalement, est important à

connaître, car il donne la valeur réelle du rapport

qui existe entre les produits de déchets généraux et ceux d'essence purement minérale.

A la Société de Thérapeutique en 1904, Berlioz rapporte que ce coefficient est à peu près normal chez un certain nombre de tuberculeux.

Au Congrès de la tuberculose en 1905, Robin montre que son coefficient de déminéralisation, très exagéré chez lès tuberculeux pulmonaires au stade

D'ARS rs rt 0 F

VON, AAtte

n'est plus que de 31,2 ‘/

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d'induration où il atteint 44,7 à 48,9 ?,, et au stade de ramollissement où il est encore de 42,4 °L, baisse ensuite dans la période terminale où la moyenne fe

Contrairement à lui, au même Congrès, MM. Arloing, Dumarest et Maignon disent que ce coefficient se montre chez les tuberculeux pulmonaires (sauf chez ceux du début ou dans la période de prétuberculose) égal ou légèrement inférieur à la valeur normale, à de rares exceptions près.

Nous avons, nous aussi, calculé la valeur de ce coefficient aux divers stades de la tuberculose pulmonaire et notre moyenne générale est de 32,84 :

Au 1°‘ stade, sur 10 cas, moyenne 35,29.

Au 2° stade, sur 10 cas, moyenne 33,24.

Au 3° stade, sur 10 cas, moyenne 30,01.

Ces résultats corroborent nettement nos conclusions antérieures sur l'élimination des chlorures, des phosphates et de-la chaux. En règle générale, il y a augmentation de la désassimilation minérale par rapport à la désassimilation générale. Cette augmentation, surtout nette aux deux premiers stades, disparaît au stade des cavernes, avec le fléchissement

de l’état général et des résistances organiques.

Ici encore, nous vérifions les opinions de Robin

dont les conséquences sont si importantes en ce qui

concerne la thérapeutique anti-bacillaire.

Enfin, pour la tuberculose rénale, nous n'avons trouvé à ce sujet aucune indication chez nos prédé-

cesseurs. Nos résultats nous donnent une moyenne de 30,5 "/, qui ne dénote aucune perturbation sérieuse dans le métabolisme minéral au cours de cette

affection.

$ 41. — L’arée sanguine chez les tubereuleux

Opinion cLassiQue : Azolémie élevée dans les pyrexies ; l'opinion plus récente est l'inverse. PERSONNELLEMENT : Augmentation de l’azotémie aux

2 premiers stades et diminution an 3 stade de la tuberculose pulmonaire. À zotémie normale dans la tuberculose rénale.

Difficulté dinterprèter ces resultats.

5 | Il est classique de donner comme une règle géné-

: rale l'augmentation du taux de l’urée sanguine au cours des infections aiguës et sub-aisœuës. Et cependant, dans la DHéelée médicale, on trouve relativement peu d'observations prouvant ce fait.

Achard, en 1912, alors que les autres classiques impriment : « L'azotémie augmente dans les affections aiguës », dit: «La décharge critique d’urée peut se produire dans les maladies aiguës sans qu'on ait trouvé précédemment dans le sang, pendant la

| période d'état, un taux excessif d’urée ; mais il n'est. pas doùteux non plus que, dans ces maladies, le taux

d’urée sanguine puisse monter notablement audessus de la normale. ‘

Druesne, par contre, trouve de la diminution aussi bien pour les tuberculeux pulmonaires que pour les tuberculeux rénaux. Dans la bacillose pulmonaire,

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