‹ De l'élimination urinaireChapitre 5 sur 28 · AO ESS · texte numérisé non relu

AO ESS

(Journal de Pharmacie et de Chimie, 1° février 1904); ce procédé paraît aussi exact que la méthode d'Ambard, qui, n employant que l'hypobromite seul, admet qu'après l'absorption de l'oxygène produit en très minime proportion, l'azote mesuré représente environ 90 */, de l'azote théorique (Bulletin de la Société de Chimie Biologique, 1920, p. 205).

Mais, si on veut avoir la quantité exacte d'urée #23

excrétée, il faut avoir soin, avant d'effectuer le 2% dosage, de. déféquer l'urine par l'acide phospho- 2 tungstique en milieu chlorhydrique. Fi FT API

En particulier, quand on a à calculer un rapport A: uréique Az iotal :

nécessité de pouvoir différencier, dans le volume

azoturique, c'est-à-dire ,il est de toute

d'azote dégagé, la part qui revient à l’urée pure, de celle que peuvent donner la créatinine, les corps. | xantho-uriques, les aminoacides, etc... Pour cela, on traite l'urine par l'acide phosphotungstique en | milieu chlorhydrique qui précipite les éléments autres que l’urée; effectuant ensuite sur le filtrat, ainsi déféqué, le dosage par l’hypobromite, on obtient le volume d’azote dégagé par l’urée seule. Pour l'urée sanguine, nous avons utilisé le procédé de Moog, de la façon suivante : défécation du sang

au moyen d'une solution d'acide trichloracétique 4: 20 °/,, ce qui précipite les albumines du sérum. Le

dosage se poursuit ensuite, sur le filtrat neutralisé, Le par la méthode ordinaire à l’hypobromite dans l be je pareil Moitessier. ”

7e Le

$ 6. — Dosage

de l’Acide urique et des corps xantho-uriques

Le procédé de Denigès, qui nous sert, ne nous permet pas de doser, dans l'urine, l’acide urique

exempt des composés xantho-uriques. Mais, ce n’est

pas un inconvénient pour nous, puisque tous ces

corps ont une origine commune : la nucléine (sauf

pour les purines exogènes végétales) et que leur

‘élimination prise en bloc a la même signification

physiologique ou pathologique.

Le principe est lé suivant : les urates solubles donnent, par un excès de nitrate d'argent et la mixture magnésienne, un précipité d’urate argentico magnésien insoluble. On dose ensuite l’excès d’argent, en milieu ammoniacal, sous forme d’un cyanure double d'argent et de potassium. Le réactif indicateur est l’iodure de potassium ammoniacal.

$ 7. — Dosage de l’Azote total

Dans ce dosage, on a en vue la mesure de l’élimi-

nation azotée totale urinaire permettant de calculer

l'azote de l’ensemble des corps autres que l’urée.

Le principe de la méthode de Kjeldahl-Denigès

est la destruction de la matière organique de l'urine

par calcination de cette urine en présence d’acide sulfurique pur et bouillant et de bioxalate de potas-

RON pare

sium. Cette destruction donne un liquide incolore contenant tout l’azote — du volume d'urine mis en œuvre (20%) — à l'état de sulfate d'ammoniaque, dont on dose ensuite l’azote, après neutralisation du

liquide, par l'hypobromite de soude avec l'appareil :

Moitessier.

$ S. — Dosage de la Chaux

Nous avons dosé la chaux dans l'urine, en suivant

le procédé décrit par Fritsch (Nancy, 1909).

Le principe est basé sur la précipitation des sels : de chaux, dans un volume déterminé d'urine (200°), en milieu acétique par une solution saturée d'oxalate d'ammoniaque. Il se forme ainsi un précipité d’oxalate de chaux qu'on incinère ensuite au chalumeau oxhydrique pendant 15 minutes dans un creuset en platine, préalablement taré. On transforme de la sorte l’oxalate de chaux en chaux vive, dont on détermine le poids par une deuxième pesée du creu- : la différence de poids du creuset indiquant la ee de chaux, sous forme de Paie contenue dans le volume d'urine examiné.

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