TECHNIQUE
Nous dirons tout d’abord que nous avons vérifié la graduation des instru ménts et appareils dont nous. nous sommes servi au cours de nos dosages et que nos mensurations ont été faites avec la plus grande. minutie. 3
Etudions succinctement pour « re de éléments urinaires envisagés le principe des «méthodes employées dans nos dosages qui sont celles que nous mettons en pratique dans les multiples analyses du Laboratoire central des Cliniques. Commençons par l’albumine.
$ 1. — Dosage de l’'Albumine
Nos dosages ont été effectués par la méthode du . tube d’'Esbach.
Nous n'insisterons pas davantage sur la technique de ce procédé qui est d'un usage journalier.
$ 2. — Dosage de l’Acidité
Le procédé, qui nous a servi, est celui de Lépinois, appelé encore procédé indirect. Nous employons comme liqueurs titrées : une solution titrée d’acide
RG NE chlorhydrique à 5‘, et une solution de soude rigoureusement équivalente à la précédente.
Principe : On traite un volume déterminé d'urine
(50 ) par un excès connu de la solution titrée de soude, le milieu devenu alors nettement alcalin permet la redissolution de certains corps acides précipités, comme l'acide-urique et les urates acides, qui entreront. ainsi en réaction. Il suffit ensuite de
doser l' excès de soude ajoutée, avec la solution titrée d’acide chlorhydrique équivalente, en présence de.
la phtaléine,, pour. connaître, par différence, la
quantité de soude absorbée par les corps acides |
contenus dans le volume d’ urine mis en œuvre.
A l'exemple de Berlioz, Lépinois, Michel et Chä- :
telain, nous exprimerons —. conventionnellement — nos résultats en acide chlorhydrique. D'après eux, en effet, cet acide doit être préféré à tous les autres,
parce qu'il est monobasique et que la libération de cet acide dans. l'estomac règle les variations de
L acidité ur inaire.
$ 8. — Dosage des Chlorures
C'est par le procédé dit Charpentier - Volhard, appliqué par Falck à l'urine, que nous avons dosé
les chlorures.. ve Er Principe : Le nitrate d’argent, fortement azotique et mis en excès, ne précipite que les chlorures et
les précipite tous. On dose ensuite l'excès de réactif.
"ArBÉRHQUS par du sulfocyanate de potassium, Le
LR réactif indicateur est l’alun de fer, saturé et pur,
qui, avec le sulfocyanate de potassium, donne une
coloration rouge sang de sulfocyanate ferrique. 5 Comme liqueurs titrées, nous avons :
l° Une solution aqueuse de nitrate d'argent à . 23 gr. 94 au litre, de facon que 1° de-cette solution
précipite 0 gr. 00824 de NaGI. ; LE
Et 2° Une solution rigoureusement équivalente de sulfocyanate : de potassium, préparée par tâton- | nement.
Mais, dans ce procédé ere tel duc TA y tes
importante cause d'erreur dûe aux colorations qui peuvent se développer, dans certaines urines pathologiques, sous l'influence de l'acide azotique sur les pigments urinaires. Ces colorations créent de la difficulté dans l'appréciation du virage. 2e Aussi, Falck a-t-il proposé d'ajouter quelques
gouttes d’une-solution de permanganate de potas- __ sium à 1/30 jusqu’à décoloration lente du liquide, __ détruisant ainsi les colorations formées et ramenant __ l'urine à une teinte jaune vineuse claire. - Nous exprimerons les résultats en NaCI puisque |
* c’est ce chlorure qui est prédominant dans l'urine.
Dee $ 4. — Dosage de l'Acide phosphorique total
Le dosage de cet élément urinaire a été effectué par le procédé Lecomte dont le principe est que les
solutions acétiques des phosphates sont précipitées | 2
ms MN ee
sous forme de phosphate d'uranyle par l’'acétate d'uranyle. Le réactif indicateur, ferrocyanure de potassium, qui est coloré en rouge brun par le sel d'uranyle, est séparé. du liquide à analyser pour augmenter la sensibilité de la réaction.
L'opération se fait à chaud.
pa liqueur titrée employée est une solition légerement acétique d'acétate d'uranyle telle que 1° précipite 0 gr. 005 mmpgr. de P?0ï. :
Les eutats sont exprimés en anhydride phosphorique : 205.
Nous avons eu soin, le cas échéant. d'éliminer
l'albumine avant d'effectuer ce dosage.
S 5. — Posagce de l'Urée Les procédés pour le dosage de l'urée — urinaire où sanguine — sont nombreux. Mais celui que nous avons préféré en raison de sa simplicité et de sa valeur relative est le dosage par l'hypobromite de soude (Yvon): L'uréomètre, mis à notre disposition
au Laboratoire, est celui de Moitessier avec géné-
rateur à réaction. :
Cette méthode est basée sur la décomposition de l'urée par l’hypobromite de soude fraichement préparé (Le Comte) et en présence de glucose (Méhu), d’après la réaction :
CO (A: HP + 3 B: O0 Ne = A2? + COÏ+3 Ne Be +2H2 0.
SRPAONTE
Si l'on opère en présence d’un excès de soude (et c'est le cas pour notre réactif), CO? absorbé devient carbonate de soude et l'azote seul se dégage. Le volume de ce gaz est proportionnel à la quantité d'urée décomposée.
Par conséquent, sion fait agir, sur un volume connu de liquide renfermant de l'urée, une solution alcaline d'hypobromite de soude et que l'on recueille, sur une cuve à eau, l'azote qui se dégage dans la réaction, on peut, par le calcul, en déduire la quantité d'urée contenue dans le liquide examiné; sachant que, théoriquement, 1 gr. d'urée dégage 371 cme. 2 d'azote, mesuré à 0° et à 760 "/" de mercure.
Il convient donc toujours de faire les corrections de température et de pression.
Le réactif employé répond azra formule de Le Comte et.a la composition suivante :
= Br : 5° Déactif d'une part.... 4 KBr: 10 gr.
2 Eau q.s. p. 100°° naissant. .. Na OH à D. 1,33 : 6e d'autre part...
sl Eau: 34"
Mettre 1° d'urine et 1% d’une solution de glucose à 25 °/, en présence de 6% de chacune des deux liqueurs constituant le réactif dans le générateur où
se produit le dégagement gazeux.
M. le Professeur L. Garnier a montré, en 1904, que l'addition de glucose à l'urine permet au réactif de Le Comte de dégager un volume de gaz sensiblement égal à la quantité théorique d'azote
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