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suite on Égypte. Pline1, Tacite. Slrabon- donnent aussi «les descriptions sommaires du bitume exploité sur les bords de la Mer Morte pour être <*n-
suite exporté en Égypte et servir aux embaumements.
Parmi les savants modernes, qui le décelèrent dans leurs analyses, citons le l)r Peltigrew, M. Houelle. le l)r Granville, M. Konyer dans sa notice sur les embaumements chez les anciens Égyptiens), puis. MM. Lortetet Gaillard
M. Darcssy1 * 3 écrit en outre : Tout le linge était, ainsi que la peau, jauni, lâché ou brûlé par le bitume.
Le professeur Eli iol. Smith, le I)' Wood Jones et le l)r Heisner. parlent aussi, dans leurs comptes-rendus d'analyses demoinies,du bitume de Judéi* ou asphalte que M. Lucas appelle synonymement bitume.
M. Lucas établit en résumant ses nombreuses analyses, plusieurs tabelles dont nous donnons l’exemple suivant :
Matières volatiles à 100°
Solubilité
Cendres
Soufre
Provenance
dans
l’Ether
d’Etlier
de
Pétrole
l’Alcool
l’Alcool
absolu
l’Eau
Svrie
Judée
rien
Judée
rien
Judée
Il déclare en outre que l'asphalte est caractérisé par son degré de solubilité dans l’alcool froid et sa grande solubilité dans l'éther de pétrole:’ Nous croyons savoir que le chloroforme, le sulfure de carbone. le dissolvent plus facilement.
M. Lucas conclut en disant que la matière utilisée pour l'embaumement <‘st formée, suivant ses analyses, de bitume additionné de corps résineux.
3 Faune momifiée de l’ancienne Égypte.
1 Noies sur la momie de Thoutmosis IV. Annales du service des antiquités. Egypte, tome IV.
formant généralement une masse homogène (ce qui n’esl pas toujours te cas. voir nos analyses), composée <1 un mélange de ces divers corps, dont il ne peut entreprendre la combustion quant à leur pourcentage en hydrogène. en carbone, en oxygène. Par ce procédé, il obtenait naturellement de l'acétylène et des hydrocarbures.
Kn terminant son grand ouvrage, M. Lucas nous parle encore des étoiles et parties d'étoffes, que M.le professeur Elliot Smith et lui-même étudièrent quant aux tissus textiles, dont Hérodote donne déjà une description sommaire. Ils étaient tissés avec des fibres de lin courtes ou longues, fuies ou grossières, dont nous n’entreprendrons pas l'étude.
Qu il me soit ici permis de féliciter M. Lucas pour ses nombreux et intéressants travaux, tout en regrettant qu’il n'ait pas eu le temps, comme il le dit lui-même (f° 56), d’étudier les corps résineux, selon la méthode de M. le professeur Tsehirch. mon vénéré maître.
M. Maspéro, dans son magnifique ouvrage1, nous donne la recette de 1 extrait liquide surfin de styrax, selon les textes gravés sur une paroi du laboratoire du temple d'Edfou , qu'il résume comme suit, après en avoir
•étudié chaque particularité égyptologique.
On doit se procurer les ingrédients suivants: