Partie soluble dans l'éther
Cette solution éthérée, filtrée est agitée successivement :
a) Avec une solution aqueuse à 1% de carbonate d'ammonium. Les deux liquides formant deux couches distinctes; la couche inférieure décantée,
privée par la distillation de son éther, est versée dans de l'eau acidulée d acide chlorhydrique, où elle provoque un précipité jaunâtre devenant blanchâtre a mesure que les agitations se succèdent.
Ce précipité, lavé, séché, est soumis dans un mélange d’éther et d’alcool à la cristallisation.
11 se dépose, après un certain temps, un résidu jaunâtre englobant de petits cristaux blancs, solubles dans l'eau bouillante, soluté, réduisant à chaud une solution aqueuse de permanganate de potasse additionnée d'acide sulfurique et provoquant le dégagement d’odeur rappelant celle de l'aldéhyde benzylique. Celte réaction est caractéristique à Y acide cinna-
Ce soluté aqueux, évaporé, abandonne des cristaux qui, purifiés, fondent à 133° comme Yacide cinnamique, acide qui fut décelé dans l’analyse du styrax, provenant de la plante Liquidambar orientalis, croissant en Asie Mineure, baume que les anciens Égyptiens devaient connaître.
La partie résineuse insoluble dans l'eau, ne donnant aucun résultat positif quant à la cristallisation, se dissout en partie dans l'alcool.
Ce soluté, additionné d’une solution alcoolique d’acétate de plomb, donne :
à) Un précipité minime.
P) Un filtrate.
Ce filtrate, versé dans de l’eau acidulée, provoque un précipité blanc, qui, lavé, séché, fond à 92°.
Soumis à la combustion, il donne pour 0,1384 gr. de substance, 0,3721 gr. C02 et 0,1152 1I20, correspondant à :
Formule correspondant à Yacide p masticinique que le D1' Reutter et M. le professeur Tschirch1 trouvèrent pour le mastic.
La partie résineuse insoluble dans l’eau et l’alcool éthylique, soluble dans l’alcool méthylique, est traitée par une solution alcoolique d’acétate de plomb, qui sépare ce soluté en un précipité minime et en un filtrate de couleur jaune pâle.
Ce filtrate, versé dans de l’eau acidulée d’acide nitrique (qui décompose la solution d’acétate de plomb en nitrate de plomb, soluble dans l’eau, et en acide acétique), provoque un précipité blanc, volumineux, qui, lavé, séché, fond à 72,3°.
Son indice d’acidité est compris à 202,0.
Son indice de saponification à 217,2.
inique.
Trouvé
qui, calculée en %, donne
1 Voir Tschirch, Die Harze und die Harzbehülter, f° 472.
Soumis à la combustion, nous obtenons les résultats suivants, |>our 0,222 gr. de substance 0,6158 gr. C02 et 0,18!) Il/), correspondant à :
Trouvé Formule qui, calculée en %, donne
C = 75.6 Ciji 11;)» ü;j C — /'">,.)))
Formule correspondant, ainsi que les indices d’acidité, de saponiüeation. le point de fusion, à ceux trouvés par M. le professeur Tschirch* dans le baume d’Alep, formule dénommée par lui acide halepopinû/ue.
b) Avec une solution aqueuse de carbonate de sodium. Cette partie aqueuse, privée par la distillation de son éther, est versée dans un large récipient contenant de l’eau acidulée d’acide chlorhydrique. Il s’y forme un précipité brun jaunâtre, volumineux, devenant successivement petit et blanchâtre. Ce précipité, lavé jusqu’à ce que l’eau du lavage ne contienne plus d’acide chlorhydrique, séché, puis dissous dans de 1 éther additionné d alcool, est soumis à la cristallisation.
Après un certain temps, il se dépose au fond du récipent une masse brunâtre, pulvérulente, inodore, soluble dans l’éther, l’alcool éthylique, et fondant à 96,1°.
Nous faisons dissoudre le résidu adhérent dans de l’alcool, soluté qui. additionné d’une solution alcoolique d’acétate de plomb, donne un précipité et un filtrate.
a) Le précipité, dissous dans de l’alcool contenant de l’acide sulfurique pour décomposer le sel résineux de plomb, donne un soluté qui, versé dans de l’eau acidulée, provoque un petit précipité blanc, fondant à 95.2 , comme l’acide a masticonique.
/?) Le filtrate, versé dans l’eau acidifiée d'acide nitrique, provoque un précipité blanc, volumineux qui, lavé, séché, fond à 92°. Ce précipité, soumis à la combustion donne :
pour 0,0664 gr. substance 0,1874 gr. C02 et 0,0587 H2Ü :
Trouvé Formule qui. calculée en %, donne
C = /6,9 L32 lits O4 ^ 1 1 1 1
Il = 9,8 H = 9,6
Formule correspondant à celle que M. le professeur Tschirch et le Dr H eut ter trouvèrent pour l’acide /? masticonique.
La partie insoluble dans l’alcool se dissout dans l’alcool méthylique, soluté qui, par addition d’acétate de plomb en solution alcoolique, donne
1 Voir Tschirch, Die Harze und die Iiarzbehalter, Leipzig 4906, f° 588.
un précipité et un fil traie dont nous ne pouvons entreprendre l’étude, le matériel nécessaire nous faisant défaut.
c) Arec une solution aqueuse de bisulfite de sodium. La solution éthérée est ensuite agitée dans un entonnoir à décantation avec une solution aqueuse de bisulfite de sodium. La partie aqueuse décantée est évaporée au bainmarie, comme précédemment, pour la priver de son éther. On l’évapore ensuite en 1 acidifiant préalablement d'acide sulfurique, pour décomposer les combinaisons du bisulfite aux aldéhydes. Il surnage, sur cette couche aqueuse, une masse fluorescente adhérente aux parois de la capsule, insoluble dans 1 alcool, l éther, le chloroforme, d’odeur aromatique, qui ne peut être purifiée.
Cette solution aqueuse est alors agitée, après saturation de sel marin, avec de 1 éther, qui, décanté, évaporé, abandonne des petits cristaux d’odeur vanillée, solubles dans l’eau bouillante, l’alcool, l’éther.
Ces cristaux, additionnés d’acide chlorhydrique, contenant soit de la phloroglucine, soit de l'acide pyrogallique, se colorent en rouge ou en violet, réactions caractéristiques de la vanilline. Celle-ci étant contenue dans le styrax, nous pouvons conclure qu’une partie de notre résine est formée par l’exudat du Liquidambar orientalis, comme nous l’avons déjà prouvé par la présence de l'acide cinnamique.
d) Avec des solutions aqueuses de potasse caustique à 1 %. Cette partie aqueuse privée de son éther par la distillation, est versée dans de l’eau acidulée où elle provoque un petit précipité blanc, qui est lavé, puis séché. Ce dernier dissous dans de l'éther additionné d’alcool méthyllique se sépare en deux couches, lorsqu’on l'additionne de benzol, formant :
ce) Une couche supérieure jaune clair qui, elle-même, additionnée d’alcool absolu, se sépare à nouveau en :
1. Une couche jaune clair, déposant des paillettes jaune blanchâtre.
2. Une couche jaunâtre, déposant des paillettes blanches, fondant à 121° comme r acide benzoïque.
/S) Une couche inférieure jaune foncé, huileuse, possédant l'odeur caractéristique du stororésinol.
Une goutte de ce liquide, dissoute dans du chloroforme, additionnée et agitée avec de l’acide sulfurique, provoque une coloration jaune rougeâtre, quant à la couche chloroformique, et une coloration rougeâtre, quant à la couche d’acide sulfurique, coloration qui devient ensuite fluorescente en vert.
Une goutte de styrol, évaporée avec de l'acide sulfurique, abandonne un résidu jaune brunâtre, se dissolvant dans l’ammoniaque en se colorant en jaune rougeâtre.
Les cristaux blancs, fondant à 121°, solubles dans l'eau bouillante, se déposent, après refroidissement de ce soluté. Ils se dissolvent en outre dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, le toluol, etc.
Une solution aqueuse de ces paillettes, chauffée avec une solution aqueuse de permanganate de potasse additionnée d’acide sulfurique, ne dégage pas l’odeur d’aldéhyde benzylique, caractéristique à l'acide cinnamique.
Une solution aqueuse, additionnée d’une goutte de potasse caustique, donne, par addition d’une goutte d'une solution de perchlorure de fer dans d’eau, un précipité rouge sang surnageant sur le liquide.
Malheureusement, le peu de substance obtenu interdit toute analyse plus approfondie. Nous pouvons certifier toutefois par le point de fusion, qui se trouve être 121° et par ses réactions caractéristiques, être en présence «le l’acide benzoïque , ne pouvant provenir que d'une oxydation de l'acide ci n nautique ou du styrol.
Les paillettes jaunes purifiées, possédant le même point de fusion et donnant les mêmes réactions caractéristiques, doivent être considérées comme de l’acide benzoïque.
e) Le soluté éthéré ainsi privé de ses acides est évaporé. Son résidu, en partie soluble dans l’alcool, donne un soluté qui, versé dans de l’eau acidulée, provoque un petit précipité fondant à 76° ; précipité trop minime pour être analysé. Ce précipité est donc une rèséne non déterminable.
En dessus de la couche aqueuse, surnage un dépôt adhérent aux parois, que nous additionnons à nouveau à la partie insoluble dans l'alcool, se dissolvant dans l’éther de pétrole.
Ce soluté, évaporé, abandonne une masse semi-liquide, de couleur jaune doré, donnant toutes les réactions caractéristiques au styrol , donc styrax.
f) Dépôt. Pendant ces agitations, il s’est déposé au fond de l'entonnoir à décantation un dépôt blanc insoluble, pesant 2,8o gr. qui, acidifié, purifié, soumis à la combustion, donne les résultats suivants:
pour 0,0216 gr. de substance 0.0716 gr. CO, et 0.0414 gr. ILO :