CHAPITRE II
Résine carthaginoise N° II.
Cette résine, formée de gros morceaux noir verdâtre, est entourée d’une poudre jaune brunâtre englobant quelques éclats jaunes, que nous ne pouvons pas séparer. Pulvérisés, ils donnent une poudre gris verdâtre d'odeur aromatique, rappelant le thym , la menthe , le fenouil, le cumin.
Analysée qualitativement, cette masse résineuse donne les réactions caractéristiques suivantes :
Elles sont positives , quanta la présence du styrax, de Yasphalte, de Yopoponax. Négatives, quant aux résines provenant des ombellifères. au *andaraque. au benjoin, etc.
Cette résine est un peu soluble dans P éther de pétrole: très peu soluble dans l'eau : très soluble dans le sulfure de carbone, le chloroforme : en grande partie soluble dans l’alcool méthylique, l’alcool éthylique, 1 alcool ainylique; très soluble dans le xylol, le toluol, le benzol, 1 essence de térébenthine; en partie soluble dans l’ammoniaque et la potasse caustique.
Ses solutions étant acides, nous en prenons son indice d'acidité, qui est compris entre 33,0 et 33,1 ; son indice de saponification, entre 73.1 et 73,4 et après quarante-huit heures, entre 110,9 et 111.2.
Celte résine, chauffée avec de l’eau, donne un soluté acide, déposant après refroidissement de petits cristaux, possédant la réaction caractéristique de Y1 acide cinnamique.
Son soluté aqueux, additionné d’alcool, précipite un dépôt blanchâtre qui. oxydé par de l'acide nitrique, forme un corps fondant à 212 comme l’acide mucilaginique. preuve que cette résine contient un corps résmeur
à gomme.
Cette masse résineuse, pesant 34 gr., est formée de 49 gr. de morceaux noir verdâtre et de 4,9 gr. de poudre jaune brunâtre, que nous analyserons séparément.
Les gros morceaux résineux paraissent avoir été fondus, tandis que la substance pulvérulente a servi à remplir les interstices.
Pour les analyser, nous suivrons la méthode préconisée par M. le professeur Tschircli, puis celle de la saponification, qui nous a donné jusqu'ici de très bons résultats