CONCLUSIONS
I. — L'embryotomie rachidienne en écharpe est une variante opératoire imaginée par Fochier, pour remplacer l'embryotomie transthoracique, qui est une opération longue et très pénible.
II. — Le procédé consiste à sectionner le fœtus obliquement du creux de l’aisselle qui se présente à la région sus-claviculaire opposée.
III. — Ce mode opératoire est indiqué toutes les fois que dans une présentation de l'épaule irréductible, avec enfant mort, on ne peut atteindre le cou sans faire courir des risques à la mère. C'est un procédé de choix dans les cas d'incarcération fœtale au-dessus de l’anneau de Bandl, où la tête reste élevée et la région cervicale du fœtus inaccessible.
IV. — Les ciseaux de Dubois-Pinard sont les seuls instruments nécessaires.
V. — Avec ces ciseaux, maniés de la main droite, l'opérateur fait une boutonnière au creux axillaire, et sous le contrôle incessant de la main gauche, sectionne les côtes, éviscère les organes thoraciques,
va à la colonne cervicale inférieure qu'il sépare, et
RÈTE KA
prolonge sa section jusqu’à la clavicule opposée quil divise.
L'extraction du tronc se fait aisément ; la présence du bras procident, qui est resté adhérent à la tête, facilite grandement l'extraction de celle-ci.
VI. — L'embryotomie en écharpe, malgré les difficultés qu’elle peut présenter dans son exécution, est une opération plus méthodique, moins laborieuse, que la détroncation ou l'hémisection thoracique accompagnée de version ou d'évolution forcée. N’exigeant aucune manœuvre de force, elle n’est pas dangereuse. De plus, elle favorise l'extraction des parties fœtales.
C'est pourquoi nous estimons que ce procédé peut rendre quelques services, dans des cas urgents, au praticien qui doit opérer sans aide et avec lés seuls
ciseaux.
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