‹ De l'empire allemandChapitre 30 sur 60 · CM · texte numérisé non relu

CM

Tous les sous-dfficiers reçoivent une commission du colonel ; la plupart, pour ne pas dire tous, sont rengagés et certains d'avoir un emploi civil après 12 ans de service.

Le grade d'enseigne porte-épée a un caractère tout particulier et correspond à une situation spéciale, sorte de surnumérariat ou de stage au grade d'officier, sa position hiérarchique est tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de celle du Vicr-Feldwebel, suivant qu'il a ou n'a pas encore l'autorisation de porter l'épée d'officier, autorisation qui lui est accordée après qu'il a subi avec succès les examens d'officier.

Les vice-sergenls-majors et les vice-maréchaux des logis chefs sont pris à l'ancienneté parmi les sergents dont ils sont les supérieurs.

Ils suppléent les officiers dans la surveillance du service intérieur et, en cas d'absence des sergents-majors, ils les remplacent pour le service de la comptabilité, bien que représentant plus spécialement le commandement.

Tout sous-officier, quelle que soit son ancienneté, peut être nommé sergent-major du moment qu'il est reconnu apte à l'emploi.

Le sergent-major ou le maréchal des logis chef est le premier sousofficier de la compagnie, de l'escadron ou de la batterie; il en a la surveillance générale, rend compte personnellement au capitaine, commande le service et est chargé en particulier de la comptabilité, sauf en ce qui concerne le magasin d'habillement de la compagnie ou de l'escadron, lequel est confié à un sergent ou à un Unterofflzier.

Des officiers.

La classe des officiers subalternes comprend les grades de premier lieutenant et second-lieutenant.

Les capitaines forment une classe à part.

Celle des officiers supérieurs comprend les grades de major, de lieutenant-colonel et de colonel.

Celle des officiers généraux comprend les grades de général-major, général-lieutenant, général d'infanterie ou de cavalerie et feld-maréchal.

Tout aspirant à l'épaulette doit satisfaire à des conditions d'instruc-

DE h AKMEE.

tion générale, d'instruction spéciale, d'aptitude pratique au service militaire, et être reconnu digne par son caractère et sa manière de vivre de porter l'épaulelte.

Le recrutement du corps d'officiers est assuré, soit par les aspirants officiers entrés directement au service dans un corps de troupe, soit par les élèves des écoles de cadets.

Les uns et les autres ont à subir des épreuves de deux degrés : la première conduit au grade d'enseigne porte-épée et embrasse les connaissances générales ; la seconde porte sur les connaissances spéciales et précède la nomination au grade de second-lieutenant.

Tout sous-officier ou soldat peut être nommé au grade d'enseigneporte-épée si, de 17 à 23 ans accomplis, il prouve de son instruction générale par la production d'un certificat de capacité, délivré par la commission supérieure d'examens militaires siégeant à Berlin, et s'il obtient de ses chefs un certificat d'aptitude militaire.

Le certificat de capacité est délivré, soit sur la production par le candidat d'un certificat de fin d'études dans un gymnase ou dans une école dite Realschuk du premier degré, soit à la suile de l'examen d'enseigne porte-épée devant la commission militaire supérieure.

Les jeunes gens qui aspirent à l'épaulelte doivent au préalable avoir obtenu, d'un chef de corps, l'autorisation de servir comme candidat officier (Avantagcur).

L'avantageur, en entrant dans un corps de troupe, a le rang et la solde de soldat, il en fait le service ; pendant six semaines, il est tenu de coucher à la caserne et de manger avec les soldats ; par la suite il peut être autorisé à coucher en ville, admis à la table des officiers, à leurs entretiens et conférences militaires.

Les élèves des écoles de cadets font à ces écoles leurs études générales et subissent dans leur dix-huitième année l'examen d'enseigne porte-épée; suivant leur classement, ils sont nommés enseignes porteépée patentés ou enseignes porte-épée caractérisés; les premiers sont proposés pour passer immédiatement dans une école de guerre, les seconds n'y sont admis qu'après six mois au moins de service pratique dans un corps de troupe.

l'eut être nommé second-lieutenant tout enseigne portc-épée qui est resté titulaire de sa charge pendant six mois au moins, qui a suivi les cours d'une école de guerre et qui, avant d'avoir accompli l'âge de 25 ans, remplit les conditions suivantes : avoir fait preuve d'instruction militaire en produisant le certificat de capacité délivré par la commission supérieure d'examens militaires, à la suite de l'examen d'officier ; avoir reçu de ses chefs directs un certificat constatant qu'il possède la connaissance pratique du service ; avoir ohtenu des officiers du corps où il sert un vote favorable pour son admission dans le corps d'officiers.

Les seconds-lieutenants de l'artillerie et du génie passent par l'école spéciale de l'artillerie et du génie après un stage au régiment, de 2 ans pour les premiers, d'un an pour les seconds ; ils restent, Tes uns 1 an, les autres 2 ans à l'école, et ce n'est qu'à la sortie qu'ils sont classés définitivement dans l'arme spéciale.

Si les instructions relatives à l'admission dans le corps d'olliciers sont détaillées et précises, elles font presque défaut en ce qui concerne l'avancement dans la carrière militaire. Aucune loi, aucun règlement ne viennent restreindre l'autorité du souverain dans l'exercice de son droit de dispenser l'avancement.

Dans l'armée allemande, l'emploi est toujours distinct du grade ; en outre, le grade peut être conTéré sans la patente (brevet) ; jusqu'à la réception de celte dernière, l'officier est simplement caractérisé, et il ne comptera son ancienneté que de la date de la palente.

On peut ainsi confier des commandements supérieurs à des officiers de choix, sans léser les droits de l'ancienneté.

D'une façon générale, la tradition consacre l'avancement à l'ancienneté.

Pour le grade de premier lieutenant et de capitaine, l'avancement à l'ancienneté a lieu, dans la plupart des cas, par régiment dans l'infanterie, la cavalerie et l'artillerie ; par bataillon dans les chasseurs; sur toute l'arme dans le génie et dans le train ; sur toute l'armée pour les officiers en dehors des corps de troupe. Il n'y a que les officiers d'artillerie et du génie qui subissent un examen technique pour être promus capitaines.

DE LARMKE.

Pour le gracie de major, l'avancement a lieu généralement sur toute l'arme pour les officiers des corps de troupe, sur toute l'armée pour les officiers non enrégimentés.

Dans la dispensation de l'avancement jusqu'au grade de major inclusivement, on trouve quelques rares nominations au choix.

Pour les grades supérieurs à celui de major, les nominations se font exclusivement à l'ancienneté sur toute l'armée.

En résumé, l'avancement dans l'armée allemande a lieu d'une façon presque absolue à l'ancienneté ; quand un officier ne passe pas à son tour, on considère ce fait comme une telle preuve de défaveur et de démérite, que la plupart du temps il donne sa démission ou demande sa retraite. On peut dire qu'il n'y a réellement d'avantagés dans leur carrière que les officiers d'élite.

Il n'y a de limite d'âge pour aucun emploi militaire ; les officiers, quel que soit leur grade, ne sont jamais renvoyés du service contre leur volonté, à moins qu'ils ne soient jugés incapables de remplir les devoirs de leur fonction.

Les officiers sont autorisés à solliciter, quand ils sont invalides, ou âgés de 40 ans, soit leur démission, soit leur mise en disponibilité, auquel cas ils sont placés dans la réserve ou dans la landwehr. Les officiers peuvent être aussi démissionnes ou mis en disponibilité, d'une manière honorable, sans qu'ils en fassent la demande. Enfin les tribunaux militaires prononcent la perte du grade, la déchéance et l'exclusion simple.

Le budget annuel de l'Empire détermine le nombre des emplois d'officiers, de médecins et de fonctionnaires militaires, nécessaire au pied de paix, sauf en ce qui concerne la Bavière qui a conservé le droit de lixer dans son budget particulier les éléments de son état militaire.

On compte 18,140 officiers.

Des établissements d'instruction et d'éducation.

Un inspecteur général de l'éducation et de l'instruction militaires, du grade de général-lieutenant, a la haute direction de tous les établisse-

L EMl'llŒ ALLE.MAMi.

meuts militaires où se recrute le corps d'ofiieiers. Il adresse ses rapports directenienl à l'Empereur et transmet au ministre les affaires administratives.

Une commission supérieure des études militaires, siégeant à Berlin, s'occupe de l'organisation de celles des écoles militaires destinées à assurer le recrutement du personnel des officiers de toutes armes.

Bile se compose de G généraux et de 7 officiers supérieurs ; en outre, des membres civils peuvent lui être adjoints et prendre parla ses délibérations.

Une commission supérieure des examens militaires est chargée de s'assurer de l'instruction générale des candidats au grade d'enseigne porte-épee et au grade d'oilicier; elle est présidée par un générallieutenant et composée de 12 membres (i militaires et 8 civils).

Tous les officiers de l'armée allemande ont donc subi, devant les mêmes juges ei à deux reprises différentes, les épreuves qui leur ont ouvert la carrière militaire.

L'Académie de guerre a poui but de développer l'instruction militaire scientifique et linguistique d'un certain nombre d'officiers, qui ne sont admis a suivre ses cours qu'après avoir subi un examen spécial, et à la condition d'avoir servi au moins 3 ans comme officier. Elle es! placée sous la haute direction du chef d'état-major général. La durée des cours est de 3 années, avec interruption pour des voyages d'étatmajor, des manœuvres et des exercices pratiques. Il existe deux académies de guerre en Allemagne, à Berlin et à Munich. Chaque promotion compte environ 112 officiers; c'est parmi eux que se recrute presque exclusivement l'état-major, l'Adjudantur et le personnel des écoles.

Les écoles d'artillerie et du génie de Berlin et de Munich sont des écoles d'application qui reçoivent les officiers ayant fait dans les corps de troupe un stage de 2 ans pour les artilleurs et d'une année pour les ingénieurs; avant ce stage, ces officiers ont suivi, comme leurs camarades de l'infanterie et de la cavalerie, les cours d'une école de guerre et ont subi les épreuves de l'examen d'oilicier. Les officiers du génie passent à l'école 22 mois et ceux d'artillerie 10 mois et demi ;

DE L'ARMÉE

ce n'est qu'à la sorlie de l'école que se fait le classement définitif dans l'arme spéciale.

Les écoles de guerre sont au nombre de 9, à Potsdam, Erfurt, Neisse, Engers, Cassel, Hanovre, Anclam, Metz et Munich.

L'enseignement théorique et pratique y est exclusivement militaireles cours durent de 9 à 1 1 mois et se terminent par l'examen d'officier. Ces écoles se recrutent parmi les cadets et les enseignes porteépée ayant 5 mois de service au, moins dans un corps de troupe; les élèves sont casernes.

Le personnel de chaque école comporte un major, directeur; S capitaines, professeurs; 6 lieutenants d'inspection ; un médecin et 'un vétérinaire de la garnison assurent le service médical de l'école.

Dans les écoles de cadets, les curants reçoivent une instruction générale pour les mettre à même d'aspirer à l'épaulelte.

Le corps des cadets comprend des élèves de 1 1 à 19 ans, la plupart appartiennent à des familles militaires, ils sont boursiers royaux ou pensionnaires. Les écoles qui reçoivent des cadets de 1 1 à 15 ans sont : pour la Bavière, à Munich; pour la Saxe, à Dresde; pour les autres Etals de l'Allemagne, à Culm, Potsdam, Wahlstadl (Silésie) Jieusberg (province du Rhin), l'Ioen (Schleswig), Oranienstcn (liesse) j enfin à Lichlerfelde, près de Berlin, on instruit ceux de 15 à 18 ans.' Le nombre total des cadets varie enlre 2,400 et 2,500. Sous le rapport des admissions, l'administration militaire jouit d'un pouvoir discrétionnaire, fondé sur le caractère particulier de la profession d'officier. Le corps du service de santé se recrute, presque exclusivement, parmi les élèves de l'Institut médico chirurgical de Frédéric-Guillaume' et de l'Académie militaire de médecine et de chirurgie.

Pendant leur séjour dans ces écoles, ils suivent les cours de l'Université de Berlin ; la durée des études y est de 4 années, toutefois pendant la première année, du 1" avril au 1" octobre, les élèves sont astreints à 6 mois de service dans un corps de troupe.

Le séjour à l'école est gratuit, à la condition de servir postérieurement dans l'armée pendant environ 8 années.

Il existe une école vétérinaire militaire dont les élèves suivent, pen-

l'empiiîe allemand.

210 l'empire allemand.

dant 3 années, les cours de l'école de médecine vétérinaire de Berlin. Le séjour de l'école est gratuit, avec obligation de rester dans l'armée pendant 6 ans en sus des 3 années légales de service.

Les maréchaux-ferrants sont formés dans G écoles de maréchalerie.

L'inspecteur des écoles d'infanterie a, dans ses attributions, les écoles de tir de l'infanterie de Spandau et d'Augsbourg ; l'école de gymnastique de Berlin ; les écoles de sous-officiers ; les écoles préparatoires de sous-officiers.

Les jeunes gens qui entrent dans les écoles de sous-officiers sont des engagés volontaires de 17 à 20 ans; ils y passent généralement 3 années, après lesquelles ils sont répartis dans les régiments, les meilleurs élèves seuls étant pourvus, de prime abord, du grade de sous-officier; ils doivent 4 années de service acliT en sus du temps passé à l'école. On comple environ 3,300 élèves dans les écoles de sous-officiers, à Potsdam, Juliers, Biebricb (Hesse), Weissenfels (province de Saxe), Marienwcrder (province de Prusse). Ettlingen (grand-duebé de Bade), Marienberg (royaume de Saxe).

Les écoles préparatoires de sous-officiers reçoivent les jeunes gens de 15 a 16 ans qui désirent entrer dans une école de sous-ofiieiers : il? y passent 1 ou 2 années et sont astreints à 2 années de service actif pour chacune des années passées à l'école préparatoire de Weilbourg (liesse) ou d'Annabourg (province de Saxe).

Les écoles de cavalerie de Hanovre, de Dresde et de Munich sont purement des écoles d'équiialion, où l'on forme des instructeurs; une section d'officiers et une section de sous-officiers y suivent des cours pendant 1 1 mois.

Il existe, en Prusse à Annabourg, et dans le royaume de Saxe à Kleintruppen, deux écoles d'enfants de troupe, où l'on admet des enfants de 1 1 à 15 ans.

L'orphelinat militaire de Potsdam reçoit les garçons de G à 12 ans et celui de Prelzch (province de Saxe) reçoit les orphelines.

Dans beaucoup de villes, il y a des écoles de garnison, où les fils de sous-officiers en activité de service reçoivent une instruction gratuite, u'impo.-ant aucune obligation militaire.

DE L'ARMÉE

'Il

De l'état-major.

L'état-major se recrule, presque exclusivement, parmi les anciens officiers-élèves de l'Académie de guerre. La 3 e année d'études y est consacrée spécialement à l'instruction nécessaire au service d'étatmajor. A la sortie de l'Académie de guerre, les officiers les plus distingués sont signalés au chef d'état-major général, qui les détache, pour 6 à 9 mois, chacun dans un régiment d'une autre arme que la sienne. Ceux qui, pendant ce stage, ont continué à se distinguer, sont appelés au grand étal-major à Berlin pour faire le service.

Ils sont là comme dans une école supérieure spéciale d'état-major, dont le directeur est le chef d'état-major général lui-même. Celui-ci. en les instruisant, en suivant leurs travaux, apprend à les connaître et fixe son choix. Il les renvoie tous de nouveau dans leur régiment respectif, où les moins capables sont laissés, tandis que les autres sont promus après quelques mois au grade de capitaine et désignés comme officiers d'état-major, dont ils revêtent l'uniforme.

On distingue, dans l'état-major, le cadre principal (Haupt-Etat), comprenant 144 officiers, et le cadre latéral (Nebm-Etat), comprenant 36 officiers, chargés des travaux scientifiques. Il faut y ajouter environ 40 officiers appelés pour un an à des fondions d'état-major.

Les officiers du cadre principal sont employés au grand état-major et à l'état-major des troupes (corps d'armée et divisions). Dans toules les positions, on s'attache à développer leur instruction militaire, au point de vue stratégique et tactique, en évitant de les employer au service de détail laissé à VAdjudantur et aux écritures confiées à des secrétaires.

Après 2 ou 3 années, les capitaines cessent le service d'étal-major et prennent le commandement d'une compagnie, d'un escadron ou d'une batterie.

Après 2 années, en moyenne, de service dans les corps de troupe, ils sont promus au chois au grade de major et reprennent la qualité

ainsi que l'uniforme d'officier d'état-major, dont ils remplissent de nouveau les fonctions.

Arrivés au grade de major, ils n'ont plus, au point de vue de l'avancement, d'avantages marqués ; mais ils restent soumis à cette règle qu'à tous les degrés de la hiérarchie ils ne sont promus au grade supérieur qu'après être sortis chaque fois de l'état-major, pour rentrer, pendant un an au moins, au service de leur arme.

Adjudantur.

Les olliciers d'état-major s'occupant plus spécialement de tout ce qui se rapporte à la préparation à la guerre, l'expédition des affaires de bureau et la transmission des ordres de détail sont confiés à un service spécial dit de ['Adjudantur, qui comprend, sous le nom générique d'adjudants, des officiers détachés des corps de troupe. On peut les diviser en quatre catégories :

Les aides de camp de l'Empereur et des princes allemands ;

Les adjudants employés auprès des commandants supérieurs des troupes (inspecteurs, commandants de corps d'armée, de division et de brigade) ;

Les adjudants des corps de troupe;

Les adjudants de district de bataillon de landwehr.

Dans les corps de troupe, on applique ce principe que tout officier supérieur, chargé du commandement d'une troupe ou de la direction d'un service, est assisté d'un officier. Les adjudants des corps de troupe et des districts de bataillon de landwehr sont choisis parmi les premiers et les seconds lieutenants, ils dirigent le service de bureau des officiers supérieurs auxquels ils sont attachés.

La plupart des officiers de V Adjudantur sortent de l'Académie de guerre. Ils conservent l'uniforme de leur arme.

État-major des places (Commandanlur).

Les places allemandes sont, dès le temps de paix, pourvues d'un commandement; les grandes forteresses ont, en outre, un gouverneur.

^m *,ifc .

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de l'armée. 213

Les forteresses de l'Empire pourvues d'un gouverneur sont celles de Metz, Strasbourg, Germersheim, Mayence, Cologne, Ingolstadt, Ulm.

Dans les villes ouvertes, l'officier le plus élevé en grade de la garnison remplit les fonctions de commandant d'armes.

Outre le gouverneur ou commandant, l'état-major d'une place de guerre comprend : un major de place, un officier d'artillerie, un ingénieur de la place, un auditeur de garnison, un médecin de garnison, un ou plusieurs aumôniers.

Du service de l'artillerie.

Le personnel, les troupes, les établissements et le matériel de l'artillerie dépendent de trois autorités. Pour le service général, l'artillerie est sous les ordres des commandants de corps d'armée.

La fabrication du matériel, sa répartition, sa conservation et son administration rassortissent au ministère de la guerre. L'instruction technique de l'arme et le personnel sont dirigés par un inspecteur général, assisté par des inspecteurs d'artillerie.

L'inspecteur général de l'artillerie, du grade de général-lieutenant ou de général de l'infanterie ou de la cavalerie, relève directement de l'Empereur et possède une situation parallèle à celle des commandants de corps d'armée.

II préside le comité général d'artillerie et fait partie de la commission de défense de l'Empire. Son état-major se compose d'un colonel ou d'un lieutenant-colonel d'état-major, chef d'étal-major, et de cinq adjudants.

L'autorité de l'inspecteur général s'étend sur les troupes de l'artillerie de campagne et de l'arlillerie à pied administrées directement par la Prusse, sur le comité général d'artillerie, sur la commission d'examen pour les capitaines et lieutenants de l'arme, sur la commission d'expériences, sur les écoles de tir et les chefs artificiers.

Les autres établissements, ainsi que les inspections des dépôts d'artillerie, relèvent directement du ministre de la guerre. Comme intermédiaires entre l'inspection générale el les troupes, il

mm

existe quatre inspections d'artillerie de campagne et deux inspections d'artillerie à pied.

Les inspecteurs d'artillerie de campagne ont action sur un certain nombre de brigades; il eu est de même pour les inspections de l'artillerie à pied.

En Saxe et en Wurtemberg, les fonctions d'inspecteur sont remplies par les commandants de brigade d'artillerie.

Eu Bavière, il existe une inspection de l'artillerie et du train.

Le comité d'artillerie, composé de 3 généraux et de 9 colonels ou lieutenants-colonels, siège à Berlin, où il ne se réunit que sur convocation.

11 s'occupe des règlements, de l'armement et de l'équipement de l'artillerie, ainsi que des moyens d'utiliser pratiquement les résultats des expériences et des découvertes scientifiques.

Une commission d'expériences fonctionne à Berlin, sous la présidence d'un colonel, assisté de douze officiers.

La commission d'examen pour les capitaines et les premiers lieutenants, présidée par un général inspecteur et composée de douze officiers supérieurs d'artillerie, fait passer aux capitaines de seconde classe l'examen théorique et aux premiers lieutenants l'examen pratique, exigés pour la promotion au grade supérieur.

L'école de tir d'artillerie comprend un cadre permanent et des officiers et sous- officiers détachés. 11 y a, tous les ans, deux cours de 4 mois et demi chacun.

Aux écoles des chefs artificiers de Berlin et de Munich, des cours sont suivis pendant 19 mois par les sous-officiers d'artillerie qui désirent entrer dans le corps des artificiers.

Pour la gestion du matériel dans les places fortes, les dépôts et ies autres établissements de l'artillerie, on a créé un personnel auxiliaire (Zeug-Pcrsonal), comprenant des capitaines, des lieutenants et des sous-officiers. Leur ensemble forme un corps fermé, qui se recrute à son origine parmi les sous-officiers des troupes d'artillerie ; il comprend 75 capitaines, 152 lieutenants, 305 sergents-majors et 251 sergents.

Le personnel des artificiers, organisé et recruté d'après les mômes

de l'armée. 215

principes, comprend 19 capitaines, 94 lieutenants, des sous-officiers, des chefs artificiers, des artificiers.

Les dépôts d'artillerie conservent et administrent le matériel de siège et de place, ainsi que le matériel de campagne et les armes portatives qui ne sont pas en service. Ils sont dirigés, dans les forteresses par l'officier d'artillerie de place, dans les villes ouvertes par un officier d'artillerie détaché d'un régiment d'artillerie à pied.

Des lieutenants-colonels, ayant rang de commandant de régiment, sont à la télé des inspections des dépôts d'artillerie.

11 y a quatre inspections comprenant 47 dépôts et 14 dépôts-succursales.

Les établissements techniques de l'artillerie relèvent directement de la division technique d'artillerie au ministère de la guerre, ils sont dirigés par des officiers d'artillerie à pied, et on y emploie des ouvriers civils.

Les ateliers de construction sont chargés de la construction et de la réparation des voitures, affûts, etc., il en existe à Spandau, Deutz. Danlzig, Strasbourg, Dresde et Munich. Ou trouve deux fonderies de canons, à Spandau el à Ingolsladt ; six poudreries militaires, à Spandau, Neisse, Metz, Hanau, Gnaschwilz, près Baulzen, et à Ingolsladt.

L'inspection des manufactures d'armes, composée d'officiers d'inranterie, surveille la fabrication des armes et des cartouches à Spandau, Dantzig, Erfurt et Amberg.

Elle est chargée de faire passer des examens aux armuriers, dont elle assure le recrutement.

L'industrie privée contribue pour un fort contingent à la fabrication du matériel de guerre, on peut citer les établissements de Krupp, à Kssen, de Lœwe, à Berlin, de Mauser, à Oberndorf (AYurteniberg).

Service du génie.

Les officiers du génie s'occupent de questions purement militaires et restent étrangers, en fait de construction, à tout ce qui n'est pas bâtiments casemates ou travaux de fortification.

l'empibe ALLEMAND.

Organisé comme le service de l'artillerie, le service du génie comprend une inspection générale avec quatre inspections; chacune des inspections du génie comporte deux inspections des places fortes et une inspection des pionniers. Les inspecteurs des places fortes et des pionniers sonl des colonels ou lieutenants-colonels.

Le comité du génie, siégeant à Berlin, se compose d'un général, président, de deux lieutenants colonels, d'un major, de sept capitaines et d'un premier lieutenant.

Le corps des officiers du génie se divise en deux catégories, l'ensemble des généraux et des officiers supérieurs de l'arme forme le Stab <lcs Ingenieureorps avec 9i officiers, puis viennent G8I capitaines et lieutenants.

Les officiers du génie sont secondés par deux catégories d'employés militaires, les secrétaires des bureaux du génie et les gardes des fortifications, recrutés parmi les sous-officiers de pionniers ayant au moins 9 années de service, ils sont au nombre de 330 employés.

Au service du génie se rattachent, en partie, ceux de la télégraphie militaire et des pigeons voyageurs, dirigés par un inspecteur du grade de colonel.

11 existe des stations de colombiers à Coblentz, Cologne, Kœnigsberg, Mayence, Metz, Posen, Strasbourg, Tboin, Wurtzbourg. Chacune contient environ 500 pigeons, répartis en différents groupes, dont chacun est affecté à un trajet spécial. En outre, le (iouvernem nt favorise et ■encourage les sociétés colombophiles particulières.

Du service de la remonte.

La cavalerie allemande entretient sur le pied de paix 78,422 chevaux,

ainsi répartis :

93 régiments et 3 écoles de cavalerie 68,430

Chevaux de fourgons 1,860

• Dépôts de remonte 8 132

Il existe actuellement en Prusse 15 dépôts de remoute:

Dans la province de Prusse : Jurgaitschen, Sperling, Ragnit, Kat-

tenau, BrakupOnen, Lieskcn, Preussischmaik ;

DE h ARMEE.

Dans la Poméranie : Neuhof-Treplow, Ferdinandshof ;

Dans la province de Posen : Wirsilz;

Dans la Silésie : Welirsee ;

Dans la province de Brandebourg: Barenklau;

Dans la province de Hanovre : Hunnersriick ;

Dans la province de Saxe : Arendsee ;

Dans la province de Hesse : Oberseenerhof ou Ulrichstein.

Chaque dépôt de remonte prussien comprend plusieurs métairies et forme une exploitation agricole sous la direction d'un fonctionnaire civil, qui prend le titre d'administrateur.

Il a sous ses ordres des agents civils, anciens militaires ; la culture se fait par des domestiques ou des liommes de journées.

Les soins à donner aux chevaux sont dirigés par d'anciens vétérinaires de l'armée, ayant sous leurs ordres des maîtres des distributions, anciens sous-officiers de cavalerie, et des palefreniers, domestiques à gages.

Les jeunes chevaux, achetés par des commissions qui parcourent le pays, arrivent dans les dépôts vers l'âge de 3 ans à 3 ans et demi; ils y restent une ou deux années, sans quitter les écuries-étables, où ils sont en liberté sans être mis à la prairie.

Le prix moyen de l'entretien d'un cheval ressort annuellement à 300 fr.

Le service de la remonte forme, au ministère de la guerre de Prusse, une direction spéciale, dont le chef, actuellement un colonel, porte le titre d'inspecteur général de la remonte ; 2 officiers lui sont adjoints.

Le territoire de la Prusse et des États allemands dont les contingents sont administrés par le ministère de la guerre prussien, est partagé eu 6 zones ressortissant chacune à une commission d'achat de chevaux de remonte.

Les 6 présidents de ces commissions sont seuls permanents, les autres membres, 2 lieutenants et I vétérinaire, ne sont désignés qu'au moment même des achats et pris dans les régiments de la circonscription, il en est de même pour les cavaliers.

Le prix moyen d'achat a été en 1873 de 851 fr., y compris les frais accessoires.

C'est la Prusse orientale qui fournit le plus fort contingent, 65 p. 100. En 1882, 014 chevaux ont été livrés par des paysans, 1,560 par des marchands de chevaux ou des petits propriétaires, et i,57i par de grands propriétaires.

Voici le principe qui préside à la répartition des chevaux de remonte entre les différents corps : le remplacement a lieu d'après l'effectif de paix, dans la proportion de ^ pour la cavalerie, ut de £ pour l'artillerie, le train utilisant exclusivement les chevaux de rebut de l'artillerie et de la cavalerie.

Rn conséquence, toute fraction constituée reçoit chaque année, à la môme date, un nombre invariable de chevaux du même âge, et on rél'orme un nombre égal d'animaux parmi les moins aptes au service. Déplus, pour assurer le remplacement des chevaux qui pour toute cause peuvent disparaître dans l'intervalle compris entre deux incorporations des chevaux de remonte, les régiments de cavalerie et d'artillerie possèdent une masse de remonte, grâce à laquelle ils peuvent faire des achats directs dans le commerce.

On maintient ainsi la fixité et la permanence de l'effectif. Le Wurtemberg se remonte en Prusse, en payant ses chevaux au prix moyen déterminé chaque année. La Saxe se remonte partie sur son territoire, partie en Prusse.

Le Meckleni bourg s'est réservé le droit de se remonter chez lui. En liavière on trouve le même système de remonte qu'en Prusse, avec 5 dépôts situés dans la Haute-Bavière, savoir : Benedictbeuren, Steingaden, Schweiganger, Fûrstenfeldbruck, Schleissheim.

Il n'y a qu'une commission d'achat qui doit opérer aussi en Prusse, ne trouvant pas de ressources suffisantes en Bavière.

En principe tous les officiers doivent se monter à leurs frais, et entretenir en temps de paix un nombre de chevaux correspondant à celui des rations de fourrage qui leur sont allouées.

Le nombre de chevaux dont les officiers sont tenus de se pourvoir dépend de l'emploi et non du grade.

DE L ARMEE

Tous les lieutenants de cavalerie et ceux des batteries à cheval reçoivent de l'État un cheval d'armes tous les 5 ans.

Après 5 années de possession continue, tout lieutenant devient propriétaire du cheval dont il est détenteur et peut en disposer à son gré.

Les lieutenants détachés, les adjudants, etc., qui sont montés, se remontent dans le commerce et reçoivent de 5 en 5 ans, une indemnité de 1,031 fr. 25 c. — Cette somme leur est payée avec la solde, à raison de 17 fr. 19 c. par mois.

Lors d'une mobilisation, le complément nécessaire à l'armée pour atteindre son effectif de guerre en chevaux doit lui être fourni par la réquisition.

Le recensement général des ressources de l'Empire en chevaux doit se faire tous les 6 ans. En rapprochant les résultats obtenus des besoins, on attribue à chaque corps d'armée une zone de remonte dans laquelle le commandant de corps d'armée fixe le nombre et la catégorie des animaux à fournir en cas de mobilisation.

La répartition est ensuite faite d'après cette fixation, par les soins de l'autorité civile, entre les diverses circonscriptions administratives.

Dans chaque circonscription administrative il existe une commission civile chargée de tenir le contrôle des chevaux, de les réunir en cas de mobilisation et de les diriger, par les soins des propriétaires, sur les points du territoire où siègent des commissions mixtes pour le choix et l'achat des animaux.

Du service vétérinaire.

Le service vétérinaire dépend d'une inspection spéciale, rattachée au ministère de la guerre. Le personnel vétérinaire comprend 18 vétérinaires de corps et 105 vétérinaires-majors, 500 vétérinaires et aidesvétérinaires.

Les premiers sont des hauts fonctionnaires militaires, les seconds

son! cl&sséa dans la Iroupe el oui rang de maréchal des logis chef ou ilf vice-maréchal des logis chef.

De l'inspeclion vétérinaire dépendent aussi les écoles de maréchalerie installées a Berlin. Kœnigsbcrg, Breslau, Gottesau, Dresde et Munich,

Où les cours durent 6 mois pour former des maréchaus ferrants et des maréchaux instructeurs. C'est parmi ces employés militaires que se recrute à peu près exclusivement le personnel vétérinaire, qui complète son instruction à l'école vétérinaire militaire.

Service de santé.

Le personnel qui concourt à l'exécution du service de saute peut se diviser en personnel Bopérieur comprenant : le corps des officiers de

saute, les pharmaciens, les employés administratifs de lazaret, et en personnel inférieur comprenant: les aides de lazaret, les infirmiers militaires, les hommes des détachements sanitaires, les brancardiers régimenlaires el un personnel civil.

Le corps des officiers de .suite comprend : les médecins ayant rang d'officier; les médecins sous-aides-majors et les médecins volontaires d'un au, classes parmi les sous-officiers.

Le médecin volontaire d un an. après avoir servi six mois dans le rang, el le médecin sous-aide ont rang de sous-officier porte-épee. Les médecins, aide-major, major, major supérieur, gênerai, major-

ral, ont rang de second lieutenant à général-major. Bien que l'avancement a l'ancienneté soit la règle, aucun médecinmajor ne peut être promu au grade supérieur s'il n'a satisfait à un examen professionnel.

Ou compte 1,625 médecins ayant rang d'officiers, répartis ainsi : 2 médecins-majors généraux, 7 médecins généraux de I" classe et 13 de 2 e classe; IC2 médecins-majors supérieurs de 1" classe et ICI de 2« classe; io2 médecins-majors ; 329 médecins aides-majors de I" classe et 499 de 2 e classe; en cas de mobilisation, la réserve, la landwehr, etc., fournissent un renfort d'environ 2,000 médecins. En principe, sur le pied de paix, il n'existe pas de médecins Irai-

DE L ARMÉE

lants en dehors des corps de troupe, le service médical des lazarets étant assuré par les médecins des corps.

Les établissements hospitaliers n'ont pas de pharmacien militaire en temps de paix, un médecin ou un pharmacien volontaire d'un an y assure le service.

11 existe 19 pharmaciens supérieurs placés au ministère de la guerre et près des médecins généraux de corps d'armée, pour centraliser le service des médicaments et des objets de pansement.

Sur le pied de guerre, les ambulances et les détachements sanitaires ont un pharmacien de campagne, provenant de la réserve ou de la landwrhr.

Le personnel administratif des lazarets comprend 46 inspecteurs

supérieurs, 29 inspecteurs administratifs et 1 1 1 inspecteurs ordinaires.

Les inspecteurs de lazaret se recrutent dans les mêmes conditions

que le personnel des subsistances militaires, leurs examens se passent

devant un intendant assisté d'un inspecteur supérieur.

Le personnel administratif, militaire et civil, est placé sous les ordres de l'intendant de corps.

Les aides de lazaret, du grade de simple soldat à celui de sergent, appartiennent aux corps de troupe, comme les médecins en général; ils font le service hospitalier dans les lazarets où ils sont chargés spécialement des pansements. Ils sont au nombre de 2,883.

Dans les lazarets de paix, on emploie d'une façon permanente des infirmiers civils et on forme des infirmiers militaires, qui ne font qu'une année de service et constituent une réserve d'infirmiers pour les besoins de la mobilisation.

Enfin, dans les corps de troupe et dans le train, on exerce un certain nombre d'hommes aux fonctions de brancardiers, fonctions qu'ils rempliront en temps de guerre dans les corps de troupe ou dans les détachements sanitaires commandés par les officiers du train.

Quant au personnel subalterne civil, il est composé d'hommes et de femmes, servant à titre permanent ou à titre auxiliaire.

Dans chaque lazaret un officier, délégué par le commandant de place, le supplée dans la surveillance a exercer pour maintenir la dis-

cipline et l'ordre intérieur de l'établissement, et pour défendre les intérêts des malades.

Les médecins en chef sont subordonnés au commandant du corps d'armée, au médecin général et à l'intendant.

Le commandant de la garnison exerce l'action disciplinaire sur tout le personnel du lazaret.

Les médecins militaires et le personnel subalterne de santé sont soumis, dans toutes les positions, à la double action disciplinaire de leurs chefs hiérarchiques et de leurs chefs militaires.

Les militaires qui ne font pas partie du personnel de santé, qu'ils soient en traitement ou détachés dans un établissement hospitalier pour le service, ne relèvent que des chefs militaires et ne peuvent être punis que par eux.

Les organes provinciaux du ministère de la guerre, pour l'exécution du service de santé, sont les intendants militaires et les médecins généraux de corps d'armée.

Sont admis dans les lazarets: à litre gratuit, les hommes de troupe; contre remboursement de 1 fr. 80 c. par journée de traitement, les employés militaires tels que gendarmes, maîtres armuriers et selliers; contre remboursement de 2 fr. 25 c. par jour, les lieutenants et leurs assimilés.

A l'intérieur et sur le pied de paix, les lazarets sont divisés en quatre classes : lazarets de garnison (pour toute une garnison ou plusieurs corps de troupe), lazarets spéciaux (pour certains corps), lazarets auxiliaires (en cas d'épidémies), lazarets de cantonnements (pendant les manœuvres).

Sociétés de secours aux blessés.

Les sociétés de secours aux blessés sont représentées par les chevaliers de Saint-Jean et par les chevaliers de Malte; elles ont, sous la direction d'un inspecteur militaire, un délégué au chef-lieu de chaque corps d'armée, au quartier général de chaque armée, à l'inspection des étapes et à la direction des lazarets de guerre.

De l'intendance militaire.

Comme nous l'avons vu, on a cherché à organiser le service de l'intendance militaire de façon à satisfaire aux nécessités du pied de paix et du pied de guerre, en créant, en dehors des intendances militaires de corps, siégeant au chef-lieu de corps d'armée et assurant les services administratifs du territoire, des intendances de division spé-

BU

DE L ARMÉE. 223

Les aumôniers relèvent directement du commandement, ils appartiennent au culte catholique ou évangélique et prennent, suivant leurs fonctions, le litre d'aumônier en chef, d'aumônier supérieur de corps, d'aumônier de division, de garnison, d'école de cadets, etc....

11 n'en est pas affecté spécialement aux lazarets, mais tout aumônier doit visiter fréquemment les malades qui font partie de sa paroisse militaire. Les lazarets n'ont ni chapelle, ni local spécial pour l'usage du culte, dont les pratiques ont lieu dans une chambre de malade, appropriée pour la circonstance au moyen d'un matériel spécial.

L'aumônier en chef est le chef de tout le service, il est chargé des intérêts du culte et agit en qualité de représentant des ministres des cultes et de la guerre.

Chaque division possède un ou plusieurs aumôniers, de plus on trouve dans les forteresses et les grandes garnisons des aumôniers spéciaux de garnison. Un de ces aumôniers ou un aumônier divisionnaire est chargé, en qualité d'aumônier supérieur, des atTaires relatives à l'aumônerie et qui parviennent au commandement du corps d'armée, il lui appartient alors de surveiller et d'inspecter les autres aumôniers du corps d'armée.

Dans les garnisons de peu d'importance, des ministres ordinaires remplissent les fonctions d'aumônier militaire.

En dehors du service divin, les aumôniers militaires doivent surveiller le service de l'instruction dans les écoles de la garnison.

Les aumôniers évangélisles sont sous la direction du chapitre de l'armée, qui a droit de nomination, sauf pour l'aumônier de garnison de Berlin et les membres du chapitre, nommés par l'Empereur.

cialcmeot chargées des corps de troupe. II existe une inlendance par division d'infanterie ou de cavalerie et, au moment de l'entrée en campagne, on forme, dans chaque corps d'armée, une intendance divisionnaire pour l'artillerie de corps.

Les intendances de corps sont les organes administrais du ministère de la guerre dans les provinces où elles constiluent des autorités provinciales (Provinzial-Belwrden), relevant directement du ministre. Leur situation, par rapport au commandement du corps, est clairement déterminée par ce fait que l'intendant du corps fait partie de l'état-major du général commandant. Cependant, les intendants de corps ne relèvent pas directement et disciplinairement des commandants de corps, par cela même que, responsables directement vis-à-vis du ministre, ils ont, par suite, une certaine indépendance dans toutes les questions administratives, que les généraux commandants n'ont pas le droit de résoudre en dernière instance.

L'intendance réunit dans ses attributions la direction des services administratifs, le contrôle sur toute l'armée en ce qui concerne les services de caisses et de magasins, et l'ordonnancement de toutes les dépenses. Au quartier général du corps d'armée, où les affaires qui se. présentent sont réparties entre les quatre sections : état-major ; Adjudantur ; auditorat ; affaires relatives à l'administration , au service sanitaire et au culte, l'intendant de corps traite toutes les questions relatives aux subsistances, au service des caisses, au casernement et à l'habillement.

Le service administratif du territoire, ainsi concentré au chef-lieu de corps d'armée, est réparti entre les cinq sections de l'intendance de corps.

La première section comprend le service des fonds et de la trésorerie, l'administration des officiers sans troupe et des corps non endivisionnés, le service de marche, des transports, de la justice, des écoles, des remontes.

La seconde section comprend le service des vivres et des fourrages, l'ordonnancement et le contrôle des dépenses des caisses des forlifica lions.

DU L'ARMÉE

La troisième est chargée des magasins centraux d'habillement, des corps non cndivisionnés, du matériel du train, de la vérification de la comptabilité des établissements de l'artillerie.

La quatrième s'occupe du casernement, du mobilier, du couchage des troupes, du chauffage et de l'éclairage, des indemnités de logement.

La cinquième a dans son ressort l'administration des établissements du service de santé, des pensions, des secours et des invalides.

Chaque section est dirigée par un conseiller d'intendance ou par un assesseur.

En outre, auprès de chaque intendant de corps d'armée, il y a un fonctionnaire spécial qui, sous la dénomination de conseiller d'intendance et des bâtiments, est chargé du contrôle technique du service des bâtiments militaires. Ces employés forment un corps à part et bien distinct de celui des fonctionnaires de l'intendance ; ils sont assistés chacun par trois ou quatre inspecteurs des bâtiments de garnison.

L'intendance forme un corps ayant sa hiérarchie propre, sans assimilation aux grades de la hiérarchie militaire ; toutefois, il est à remarquer que les officiers en activité, admis dans le cadre de l'intendance, continuent à compter dans leur arme, où ils sont classés à la suite; ils conservent leurs droits à l'avancement comme officiers et reçoivent la patente qui leur confère, par la suite, un nouveau grade.

On distingue deux catégories de personnel : les employés supérieurs et les employés inférieurs.

La hiérarchie des employés supérieurs comprend : les intendants militaires, les conseillers d'intendance, les assesseurs et les référendaires ou stagiaires. Ils se recrutent, par la voie du concours, parmi les officiers ayant au moins six années de service, parmi les auditeurs et certaines catégories de fonctionnaires civils ou judiciaires, à la condition expresse d'être officier de réserve ou de landwehr; enfin, à titre exceptionnel, parmi les employés inférieurs composant le personnel des bureaux de l'intendance.

Des officiers de tous grades entrent dans le corps de l'intendance;

l'ehpieb ALLEMAND. j.

en outre, 21 premiers ou seconds-lieutenants font un stage dans les intendances de corps d'armée, avant de concourir pour entrer dans le corps.

Il y a, pour l'armée allemande, 1G0 employés supérieurs de l'intendance.

La catégorie des employés subalternes, chargés du travail des bureaux, comprend des secrétaires et des secrétaires adjoints, des archivistes et des archivistes adjoints.

Ils se recrutent parmi les aspirants payeurs et parmi les sous-ofliciers ayant 12 ans de service, reconnus aptes après un concours.

On compte 105 employés subalternes, en dehors des auxiliaires civils permanents ou temporaires et des aspirants payeurs, qui font un stage dans les bureaux des intendances.

Service des vivres et des fourrages.

Le service des vivres et des fourrages dans les garnisons est assuré par la gestion directe, par l'entreprise (fournitures à la ration) ou par un système mixte, l'Etat, en vue de renouveler les approvisionnements, fournissant les farines à l'entrepreneur.

Les troupes en marche sont nourries par les soins des municipalilés, qui sont remboursées de leurs dépenses par les administrations de magasin.

11 y a G2 magasins principaux, 29 magasins comptables et 61 magasins de dépôts, ces derniers n'étant que des annexes des deux premiers.

Le territoire est partagé en un cerlain nombre d'arrondissements des subsistances, ayant chacun pour centre un magasin de l'État (principal ou comptable), qui centralise tout le service, au double point de vue du matériel et des dépenses en deniers.

Les pouvoirs de l'intendant de corps d'armée sont très étendus quant au mode à employer pour les achats et pour les manutentions; aucun règlement d'administration publique n'impose la voie de l'adjudication ; les achats de gré à gré sont faits par une commission composée du comptable et du contrôleur du magasin.

de l'armée. 227

Tout établissement des subsistances a une commission de caisse composée du comptable et du contrôleur; les dépenses sont soldées au moyen d'une avance, maintenue à hauteur par des mandatements successifs et par les receltes directes effectuées par la caisse, telles que vente des issues, versement de cautionnements des fournisseurs, valeur des vivres remboursables, location de bâtiments ou de terrains, etc.

Le personnel du service des subsistances comprend 326 employés supérieurs sous les dénominations de maîtres des subsistances (Proviantmcister), comptables de magasin (Roulant), contrôleurs et aidescomptables. Il se recrute parmi les sous-officiers ayant servi 12 ans dans l'armée et pourvus d'un certificat spécial donnant droit à un emploi civil ; après un premier examen et un stage pratique de six mois, les candidats subissent un second examen pour leur classement sur la liste d'aptitude.

Les employés supérieurs sont nommés par le ministre de la guerre et ne peuvent être révoqués que par lui, sur la plainte motivée de l'intendant du corps; la tenue militaire ne leur est imposée que dans les circonstances extraordinaires; ils sont astreints à servir aux armées en temps de guerre et à constituer un cautionnement; leurs pensions sont liquidées suivant les règles ordinaires des pensions civiles.

Les employés inférieurs, chefs meuniers, chefs boulangers, mécaniciens, surveillants, etc., sont exclusivement choisis parmi les anciens militaires ; ils sont nommés et révoqués par l'intendant de corps d'armée.

Comme ouvriers de magasin et boulangers, on entretient en permanence un certain nombre de sous-officiers et de brigadiers boulangers qui comptent aux bataillons du train ; on exerce, à titre d'ouvriers auxiliaires, des soldats d'infanterie pris parmi les boulangers de profession, pour les attacher plus tard aux boulangeries de campagne; enfin on emploie des ouvriers civils.

On ne saurait omettre de mentionner ici l'usine de Mayence, assez puissamment outillée, dit-on, pour fournir journellement 62,500 ra-

BHHI

lions du biscuit, I GO, 000 rations de farine comprimée, 500,000 rations de conserves de café, G2,ô00 rations de conserves de viande, 83,500 rations de soupe-légumes, 300,000 rations de pain.

Pour donner une idée du régime journalier de la troupe, rappelons que le pain de munition, pesant 3 kilogr. et représentant quatre râlions, est généralement fabriqué avec de la farine de seigle blutée à 15 p. 100 et, exceptionnellement, avec l'addition d'un quart de farine de froment blutée à 8 p. 100.

Service de l'habillement.

Les dépôts d'habillement et d'équipement ()lonlirungs-Dcpot), établis à Berlin, (iraudenz, lireslau, Dusseldorf, Strasbourg, Dresde, Heilbronn (Wurtemberg) et à Ingoletadt, sont, pour ce service, les seules autorités locales. Ils sont chargés d'acheter et de distribuer le drap, de l'aire confectionner, sur leurs indications, certains effets d'habillement el d'équipement, de conserver une série de modèles.

En général, les vêtements sont confectionnés dans les corps de troupe, qui achètent, a l'exception du drap, toutes les matières nécessaires, au moyen de fonds spéciaux alloués à lilre d'abonnement.

La gestion des dépôts d'habillement est confiée à 37 employés, recrutés comme ceux du service des subsistances et astreints aux mêmes règles.

Service des administrations de garnison.

Le service dit administration de garnison, est chargé de la construction et de l'entretien des bâtiments militaires, tels que casernes, manèges, manutentions, hôpitaux, magasins, hôtels de généraux, mess des ollicicrs, etc., de la fourniture du chauffage et de l'éclairage, du couchage des troupes et du mobilier des bâtiments.

Les administrations de garnison sont dites royales dans les grandes garnisons, ou municipales dans les garnisons moins importantes.

Les premières fonctionnent, au point de vue des dépenses, comme

DE L'ARMÉE

les administrations de magasin, an moyen d'avances sur des fonds spéciaux; les secondes sont gérées par la municipalité de la localité, laquelle présente ses comptes à l'intendance pour les faire vérifier et pour se faire rembourser de ses avances.

La construction et l'entretien des bâtiments, en ce qui concerne la partie technique, sont confiés a l'architecte civil dn Gouvernement (Begierung) et, dans certains cas, dans les garnisons importantes par exemple, à un architecte particulier, choisi par l'autorité militaire parmi ceux de l'administration provinciale.

Les administrations de garnison occupent 474 employés, sous le titre de directeurs et d'inspecteurs; ils se recrutent parmi les sousofficiers ayant acquis des droits à un emploi civil.

La direction supérieure du service dépend du ministère de la guerre, c'est lui qui prononce sur les constructions nouvelles à exécuter, sur les transformations et les améliorations qu'on ne peut faire rentrer dans la catégorie des travaux d'entretien courant. Tandis que, dans ce dernier cas, l'intendance militaire est compétente et responsable; elle dispose, à cet effet, de certains crédits annuels.

Du service des caisses.

Même en temps de paix, les recettes et les dépenses de l'armée ressortissent à une administration spéciale, au lieu de ne constituer qu'une branche des services publics auxquels la trésorerie de l'État est appelée à satisfaire.

A Berlin, à côté de la caisse générale de l'État et à titre de caisse centrale, se trouve une caisse militaire générale relevant directement du ministère de la guerre; au-dessous d'elle fonctionnent, comme succursales, des trésoreries de corps d'armée (Corps-Zahlungsstellen), installées dans les villes sièges d'intendance de corps.

Les trésoreries de corps font partie intégrante des caisses publiques, dites caisses principales de Gouvernement (Regierung) , mais elles forment un service spécial et distinct, avec des employés et des écritures propres.

lin outre, ces caisses spéciales sont secondées, sur toute l'étendue du territoire prussien, par les caisses de cercle.

Les caisses militaires doivent recevoir et payer les sommes qu'il faut ou encaisser ou verser au compte des troupes du corps d'armée ou des administrations militaires du corps, après ordonnancement de l'intendance, puis établir les comptes résultant de ces mouvements de fonds.

Au moment de la mobilisation, ce service se dédouble et forme deux branches distinctes, l'une affectée à l'administration militaire territoriale, l'autre à celle de l'armée mobile.

C'est ainsi que la trésorerie militaire, en temps de guerre, comporte une caisse générale de guerre à Berlin et, comme annexes, les caisses de campagne de corps d'armée, intimement liées à ces corps et les suivant dans tous leurs mouvements.

Ce service de caisse est placé sous l'autorité immédiate de l'intendance de corps, l'argent étant en campagne aussi nécessaire que les vivres.

Chaque caisse est gérée, avec responsabilité collective et personnelle, par un groupe d'employés composé d'un payeur, d'un caissier et d'un teneur de livres. Aucune opération de caisse ne peut être faite qu'avec leur entier concours.

Pour ce qui est du service intérieur des fonds dans l'armée même, en général, tous les corps, établissements et autorités militaires qui fournissent des états particuliers, possèdent un service de trésorerie. La caisse est gérée par une commission composée de deux ou trois membres, avec devoirs communs et égale responsabilité, chacun d'eux possédant une clef de la caisse. La caisse fait face aux besoins au moyen d'une avance permanente, égale aux dépenses à prévoir pour un mois ou un trimestre, et augmentée des recettes intérieures.

La commission de caisse établit périodiquement la liquidation des dépenses, y joint les piècesjuslificalives et adresse le tout à l'intendance. Celte dernière, après vérification, ordonnance le montant des dépenses admises.

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DE L ARMEE

De la solde.

Sans entrer dans les détails, il peul être intéressant de donner un aperçu de la solde des membres de l'armée.

La solde journalière du soldat varie, suivant les corps, de fr. 6875 à fr. 4375, avec un supplément à l'ordinaire, dont la moyenne générale ressort à fr. 15 c. La solde se paye d'avance tous les dix jours. Les rengagés reçoivent un supplément de solde mensuel, de 1 fr. 90 c. pour les simples soldats et de 3 fr. 75 c. pour les Gefreite.

Mensuellement, les sous-officiers reçoivent : sergent-major de district de compagnie de landwehr, 112 fr. ; sergent-major, 75 fr. ; vice-sergent-mnjor, de 5G fr. àGOfr.; sergent, 15 fr. ; sous-officiers, 31 fr. 85 c. Plus une double indemnité pour vivres, soit 2 fr. 50 c. par mois. Les sous-officiers rengagés ne touchent pas de supplément de solde. Les hommes de troupe malades, traités à litre gratuit dans les lazarets, reçoivent une solde journalière, variant de fr. 025 àO fr. 25 c. pour les sous-olliciers, et de fr. 0375 pour les soldats. En outre, la famille de tout homme de troupe rengagé reçoit, sur les fonds de la solde, pendant le séjour que le père ou le mari fait au lazaret, une indemnité journalière de 1 fr. 875 à fr. 75 c. pour les ramilles de sousofficiers, et de fr. 25 c. pour celles de soldats.

La famille d'un homme de troupe, rengagé et décédé au service, reçoit la solde de la décade commencée, augmentée d'un mois de solde. On a admis le principe que la solde appartient à la fonction et non pas au grade, c'est ainsi qu'il arrive que certains officiers, dits caractérisés, auront le grade sans avoir l'emploi et toucheront seulement la solde de l'échelon inférieur. Dans la fixation des tarifs de solde, ressort clairement la pensée dominante de permettre à l'officier de tenir un rang social en rapport avec la dignité de sa position.

Le traitement d'un officier comprend : la solde proprement dite (Gchall); le Servis ou indemnité de logement, de chauffage et d'éclairage; le Wohnungsgeldzuschuss, ou supplément à l'indemnité de logement, destiné à compenser la cherté des vivres suivant les loca-

(îles; les frais d'écurie (Stallgeld) ■ les suppléments de fonctions (Zulagcn).

La solde et les suppléments de fonctions sont invariables dans chaque position, tandis que les indemnités de logement, de résidence et d'écurie, varient suivant les garnisons.

La solde et les suppléments de fonctions ne sont pas uniformes pour toutes les armes ; il y a deux tarifs, sauf pour les commandants de régiment dont la situation est invariable. La catégorie la plus favorisée comprend les officiers du ministère de la guerre, du l" régiment d'infanterie de la garde, du bataillon d'instruction, de la cavalerie, de l'artillerie, du génie, du régiment des chemins de fer, du train et de l'Académie de guerre.

La deuxième catégorie est composée de toute l'infanterie, y compris la garde et les chasseurs à pied.

Toutefois, les oflïcicrs supérieurs d'élat-major sont rangés dans la première catégorie, les capitaines dans la deuxième; les seconds-lieutenants de l'artillerie à pied, du génie et du régiment des chemins de fer sont légèrement avantagés.

La différence de solde entre les deux catégories est de 375 fr. poulies officiers supérieurs et les capitaines de l re classe, de 450 fr. pour les capitaines de 2° classe, et de 225 fr. pour les premiers lieutenants et de 135 fr. pour les seconds-lieutenants.

La solde se paye par mois et d'avance, et le mois courant est en toutes circonstances acquis à l'officier.

En cas de décès, s'il laisse une veuve ou des enfants, ceux-ci bénéficient, en outre, d'un mois de solde à titre gracieux (Gnadengehall).

Les suppléments de solde appartiennent à certains emplois et ont le caractère, soit de frais de représentation, soit de frais de service.

L'indemnité de logement, de chauffage et d'éclairage, dite Selbstmie- Iher-Servis, varie suivant les garnisons. Toutes les villes de l'Empire ont été réparties en cinq classes, plus une catégorie extraordinaire qui comprend les capitales des principaux États et quelques grandes villes ; la révision du classement se fait environ tous les cinq ans.

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Il y a donc six séries de tarifs, tant pour l'indemnité de logement que pour son supplément et pour les frais d'écurie.

L'indemnité pour frais d'écurie varie suivant les six catégories de garnison et le nombre de chevaux réglementaire.

Nous donnons ci-joint un tableau présentant un aperçu des émoluments auxquels ont droit les officiers, en faisant remarquer que le maximum pour chaque échelon correspond au traitement de l'officier à Berlin, et le minimum à celui dans la garnison la moins favorisée.

Nous rappellerons en outre queles lieutenants jouissent d'un véritable supplément de solde, qui leur est alloué collectivement à titre de traitement de table (Tischgeld).

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