DU SALAIRE DES ARTISANS, DES OUVRIERS ET DES DOMESTIQUES
L'artisan doit être payé à la fin de son travail, l'ouvrier à la fin de sa journée, et le domestique k la fin du mois ou de l'année.
Toute personne engagée au service d'une autre , a droit à un salaire proportionné à ses travaux , à ses. peines, h sts soins, et à la perte de son temps.
Il en est de même de tout individu qui en sert un
>l LIVRE II, CHAP. 4, DE LA MORALE. 221
)ut09 autre , ou qui emploie pour lui son art, son talent ou
son bien. ,
proci Un salaire réellement dû est une dette sacrée. ^^ Une personne h gages ne peut perdre son salaire, que <^<^ lorsqu'elle trahit les devoirs de son état. -r^< Jamais un artisan n'est responsable de l'objet qui
lui est confié, à moins qu'il n'ait péri par sa faute. h' Il en est de même de ceux qui exercent un art quel- ■ i^cohqae.
Quant aux domestiques employés au service inté~ ti rieur de la maison , ils ne doivent pas être rcsponsa- ^t blés des dégâts qu'ils font en servant. Enfin, dans tout ^ marché à prix fait , les accidens sont à la charge de k l'entrepreneur.
&' DU CAUTIONIiEMEl^T.
Le cautionnement est un des actes d'humanité les t plus louables, que Thomme puisse exercer envers son prochain.
Il se rend par là digne d'éprouver à son tour de pareils actes de bienfaisance ; il attire en même temps sur sa personne, les bénédictions de Dieu et de son prophète.