‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 160 sur 213 · LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN. Sog · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN. Sog

un des deux termes de la formule humanitaire où doivent enfin se relier, un jour, le monde oriental et le monde occidental ; vrai christianisme de rOrient que les Arabes avaient porte sans le comprendre, qu'il était réserve à la race d'Osman de pénétrer et d'élargir dans la ville de Constantin, face à face avec le christianisme d'Occident.

Après cela en effet, le Coran n'est-il pas jugé comme principe exclusif? Quelle que soit la vérité intrinsèque de chaque islamisme en particulier; comment le livre de Mahomet se trouverait-il assez rigide, pour exclure toute réforme, après avoir souffert des interprétations ai différentes, et servi à des théories si contrai-* res? Ça été le notre première impression. Mais d'une part, le public en a jugé autrement. L'ex-^ centricité des nouvelles théories, a rendu tout leur crédit aux anciennes. Rien ne nuit davan-itage aune solution pratique, que lesvisées trans^icendantes. On paraît se réfugier dans Tutopie, pour échapper à l'impossible. Et d'autre part; il est certain qije l'islamisme christianisé de l'école saint - simonienne , en particulier, devait compromettre la réforme ottomane à tel point que, sur cet islamisme-là, nous-même n'hésite^ rions pas à croire l'empire tout à lait irréfw-if

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mable. Donc voyons en quoi les islamismes de MM. de Chateaubriand, de Lamartine, Michelet, Barrault, d'Ëichtal, sont conformes au Coran, en quoi ils lui font violence. Cest aussi la meilleure ëtude que nous puissions faire, du livre de Mahomet.

Il n'est sûrement pas nëcessaire de discuter le raahométisme que M. de Chateaubriand a accepte tout fait, des croisades et du moyenâge. Le nom raahometan est assez glorieux dans le monde, pour avoir raison du mëpris tout seul ; fût-ce le mépris de M. de Chateaubriand. C'est qu'aussi l'islamisme de M. de Lamartine, reflète suffisamment les préjuges séculaires du dernier des Pèlerins; et nous commençons par cet islamisme-*là. Une fois pour toutes, nous demaa-* dons la permission d'appeler chaque système, du nom de son auteur ; c'est un moyen d'être plus court et plus clair. Â Dieu ne plaise qu en cela, nous paraissions manquer au respect d'au*» cune convenance !

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