‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 17 sur 213 · LIVRE l", CHAP. 2, DU MOUPHTT · texte numérisé non relu

LIVRE l", CHAP. 2, DU MOUPHTT

qu ua paisible doyen d'Ecoles oa de Facultés absorbé dans ses examens et ses diplômes» guère plus qu'un junsronsiillc fort adonné à sa clientMiî bourgeoise , et ocrupé pardelà Ions ses confrères de Londres ou de Paris. La seule traduction légale des mémoires à consulter, occupe une légion de commis. Au bas de chaque question posée par les bureaux, le scheik-ul-islam écrit de sa propre main la formule du code Moulleka; ce qui n'empêche pas toujours les plaideurs de perdre leur procès. A toutes les époques même, le mouphty de province a dominé dans le mouphty de Consfantinople. Après Mahomet II, au pFus beau temps des janissaires et du collège des oulémas, un illustre scheik-ul-islam avait une telle clientèle dans la capitale que, sauf les jours d'émeute aux casernes et de révolution au Sérail , il faisait suspendre, le soir, un panier h sa fenêtre; et chaque plaideur y déposait sa demande. An lendemain matin, le panier apparaissait de nouveau et rapportait à chacun sa réponse*

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