LIVRE l*', CHAP. 3, DU SULTAN. Si
kaliphal est régie par le code Moulteka; et l*îm.'imeth du sultan est un article de f<n. Voyons le dogme, voyons la loi! El nous allons prendre la version telle quelle de M. d*Ohsson toujours si préoccupe, comme l'on wit, d'un gouvernement ihéocratique dans J'empire (i).
Dogme, — ce Les musulmans doivent rire gouvernes par un imam qui ait le droit et Tautoritë « de veiller à l'observation des prëceples de la « loi , de faire exécuter les peines légales, de « défendre les frontières, de lever des armées, « de percevoir les dîmes fiscales , de réprimer « les rebelles et les brigands, de célébrer la « prière publique des vendredis et des fcHes de (( Beyrara, de juger les citoyens, de vider les « différends qui s'élèvent entre les sujets, d*ad-
(i) Nous voulons, en ce qui concerne rimametb dogmallque et légal, donner la traduction de M. d^Obsson au lieu de la nôtre, qui manquerait d^autorité sur on point aussi important. Mais il nous est impossible de laisser passer sans observation, les mots sujets, race, dignité sacerdotate, autorité absolue , personne du joup»rain, inviolable et sçcré; lestais mots, à la place où ils se trouvent, nous paraissent avoir fait une grande violence au texte. Par la portion do dogme que nous donnon5 plus loin, et c'est la meilleure partie, l'on pourra juger de l'infidélîtë systématique de M« d'Obsson.
5a 0£ LA THCOCAATl£ OTTOMANE.
m mettre les preuves juridiques dans les causes « litigieuses , de marier les enfans mineurs de « Tun et Taulre sexe qui manquent de tuteurs « naturels 9 et de procéder enfiu au partage du « bulin légal.
« L*imam doit être visible; il ne doit pas se « dérober aux regards du public , ni être non «plus Tobjet de son attente.
« L'iman doit être issu du sang des Cou-- « rejrschs, sans cependant que sa naissance soit « restreinte à la branche de Haschim ou à celle « d'Ali. 11 suffit quil ne soit pas d'une autre « race.
(€ I^ dignité de l'imameth n'exige pas abso- « lument que Timam soit juste , vertueux, irré- «prochable, maassoum; ni qu*il soit le plus « éminent et le plus excellent des êtres de son (( temps, e/zal; mais bien qu*il ait les qualités « requises à une tutèle parfaite et absolue, avec « l'habileté et la capacité nécessaires pour veiller m à l'observation des préceptes de la loi, dé- <« fendre les frontières musulmanes, et soutenir « l'opprimé contre Toppresseur.
« Les vices ni la tyrannie d'un imam n'exi- M gent pas sa déposition.
Loi, — «Le chef suprême des musulmans « doit professer la doctrine du Cour'ann, avoir