SEL0T9 LE CODE B'IBRAHIM- HALEBT
La loi proprement dite est de beaucoup plus importante que le dogme, si elle n'est le dogme même, par la législation de Tlslam. C'est la loi qui est signalée et doit Têlre, comme empêchant en réalité la réforme. Si la loi ne Tempéchait pas en effet, au«*delà du dogme; quel serait Tob-
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stacle iasurmoDtabte ? C'est donc par la loi sur* tout qu'il faut juger s*il y a, dans Tempire ottoman, autre chose de possible et de réalisable, que ce qui s'y est fait jusqu'ici. Toutefois nous ne songeons pas à donner cette loi en entier, par deux raisons. La première; c'est que les actes de culte et de morale légalement prescrits, ne le sont pas tous au même titre. Il y en a un grand nombre, que la loi ou une jurisprudence incontestable ont déclare seulement mè^ ritoires, ou même indifférens. La seconde raison; c'est que parmi les actes emportant une légalité sérieuse, et assurés d'une sanctiorf réelle, il y en aencore qui sont parfaitement inoffensifs à toute idée de progrès. Or nous a\(ons dû nous borner aux prescriptions qui, de près ou de loin , s'opposent ou paraissent s'opposer à un progrès quelconque en Turquie. Nous ferons ainsi pour la loi, ce que nous avons fait pour le dogme ; une sorte de bilan islamique qui mette chacun enétat deprononcer, non sur les moyens , mais sur la possibilité 4'une réforme ottomane.
On peut dire que le culte, dans son ensemble, devrait à peine trouver place ici. D'une part ; le culte d'un dogme aussi inoffensif que {e dogme islamique, ne saurait guère faire obs-
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tacle à rien. D'autre part ; le culte n'est point directement assure dans Tlslam, par une sanction pénale. Il n'y a de puni que Tacte ou la parole contre le culte ; et un tel dëlit se trouve naturellement classé dans la partie morale de la loi. Mais peut-être importe-t-il de manifester davantage le dogme religieux par son culte. Peut*étre aussi des dispositions purement rituelles du code Moutiekiy, trouvent-elles une sanction suffisante dans l'opinion publique des Croyans. C'est pourquoi nous emprunterons à ce code religieux et universel , dans la mesure que nous venons de dire , les articles dn culte comme les articles de la morale; nous reservanty bien entendu , de ne citer des uns et des autres que les plus importans , et des plus im« portans que ce qui sera nécessaire.