LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. Io
religieuse, enire le culte et la morale. Nous ne voulons d'ailleurs , en aucune partie de la loi , nous astreindre aux divisions systématiques de M. d'Ohsson (i). Ces divisions à la fois prolixes et inutiles sont encore pour beaucoup, dans la fausse conclusion de l'auteur. Pour ce que nous avons à citer même, la confusion du code Mouiieka nous semble bonne à reproduire.
Le recueil musulman consacre ses premiers feuillets 2MX purifications, lesquelles forment la * c onditioTi pre'alable d'une prière valide. Point de prière sans purification. Les dispositions de la loi, à ce sujet, sont relatives à des détails d'iiygiène, de propreté, de sexe, de relations sexuelles , d'infirmités, d'accidens de telle nature, que nous ne trouvons pas même de mots français pour en donner une idée générale. Ces observances , au surplus, tiennent plus à la vie
(i) Nous empranteroos pourtant U traduction du Tableau générai , pour la plus grande partie de ce que nous avons à citer de la loi. Ce qu'il importait surtout de traduire fidèlement et nettement, c'était le dogme. L'on saura désormais à quoi s'en tenir, sur les 1^' termes du rituel chrétien ababsé par M. d^Ohsson jusqu'au culte de [ l'islam . Une traduction nouvelle du code MouUeka tout entier était une œuvre de plusieurs années , une œuvre qui nous était impossible ; et toute traduction partielle manquait le but par la confusion des matières. Nous croyons même que la grandeur des noms ne fera que mieux ressortir la petitesse des choses.
Io6 D£ LA RELIGION, DOGME ET LOI.
arabe et orientale qu'à la vie religieuse. Elles existaient pour la plupart, avant Mahomet. La loi n'a fait que génëraliser et imposer à la so* ciété religieuse, des habitudes particulières de bon goût et de distinction par tout pays un peu civilise. Pour l'intelligence de ce qui va suivre, nous dirons seulement qu'après le lainage, Xablution, ou la lotion, selon lé cas; le crojant se trouve en état de pureté légale (i).
DB hk PRIÈRE EN GÉNÉRAL.
La prière est le culte que la créature rend à son Grëateor, en signe d'hommage , de reconnaissance et d'aven solennel de son néant, auprès de la toate-poîssance de rStemel. Mais celle qui est la plus obligatoire pour l'homme, et la plus agréable aux yeux de la Divinité, c'est la prière namaz.
Art. i«'. — De la prière namat. Cette prière est de précepte divin, ayant été ordonnée aux fidèles pardifférens ayets ou oracles célestes. EJUe exige avant tout quatre conditions, auxquelles tout musulman est sou; inis, pour s'en acquitter dignement. *
Art. a. — - Des quatre coruUtions requises» La première
(i) Si U propreté eat un coinmcncemeat d« calture morale, ti lef Bains Municipaux de la eité de Londre* sont un remarquable progrès de nos vorsins ; ce commencement de culture et ce progrès se trouvent assurés et au-delà, par la loi dogmatique da rislam.