‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 49 sur 213 · LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE

d'un affranchissemenl partiel , les femmes, les rillageois, les hommes de la campagoe, les estropiés , les perclus , les aveugles en sont dispensés. Ils peovem faire cette prière chez eux en particulier... L'omission de cette prière ne peat jamais éire réparée , commr celle de tous les autres namat, par des prières satisfactoires. Enfin chaque fidèle est tenu de suspendre tout acte civil et mondain, les marchés, les achats, les ventes et toute affaire quelconque, durant cette prière solennelle ; du moment que VEzann en annonce Thenre cSioonique, jusqu'à celui où la prière est entièrement finie.

DE L'ORAfSOI^ PASCALE DANS LES DEUX FÊTES DE BETRAM.

L'oraison pascale est une prière particulière, consa

^ crée au premier jour de chacune des deux féCes de Bey-

ram (i). Elle est d'obligation canonique. Ellle exige

(i) Ces deux beyrams sont les seules fêtes religieuses du musulmanisme. La première, appelée Yd-Fitr, qui reut dire la fête de la rupture du jeune ^ a lieu le premier de la lune de trhewal, à Ja suite du jeÀne de ramazanru La seconde, appelëe Yd-adthha ou Courbann-Beyram, c'est-à-dire la fête des sacrifices, se c^ lèbre soixante-dix jours après; le dix de la lune de ùlhidje. Le mot jrd consacré à Tune et à Tautre , dérive du verbe éwd ou tnuà^edé qui signifie revenir, retourner, désignant par-là le retour périodiqu-e de ces fêtes religieuses. Bejrreun est un mot turc qui répond à Vyd arabe. La première n*e»t que d*un jour, le peuple rependant la célèbre trois jours de suite ; la seconde est de quatre. Ces sept jours de fête sont, de toute Tannée, les seuls de divertissemens pour le peuple. Cependant, dans Vun romme dans Tautre

absolument les même conditions, que la prière publique des vendredis ; en observant seulement que le koutJihéy au lieu d'être récité avant la prière, doit l'être, dans ces deux fêtes, immédiatement après. Cette oraison consiste en un namaz de deux rikatbs. Son heure spéciale et particulière est depuis le lever du soleil, parvenu à la hauteur apparente d'une lance , jusqu'à son déclin , moment où commence l'heure canonique de midi. Si l'on manque cette heure , quel qu'en soit le motif, on doit remettre l'oraison pascale au lendemain, toujours à la même heure. Si l'on manque encore cette heure, le second jour ; quelle qu'en soit la raison, on ne peut plus remettre la prière au jour suivant, attendu qu'elle ne doit jamais avoir lieu que dans l'un des deux premiers jours de la fêle. Celte prière n'admet ni l'annonce Ezarm ni Vlkametk, On ne peut en réparer la négligence par aucune prière satisfacloire ; celles même qui sont de surérogation , ne peuvent pas avoir lieu dans la matinée de la fête, avant que l'on se soit acquitté de ce devoir solennel du jour. 11 est cependant louable de la faire précéder d'une lotion générale , comme aussi de se laver la bouche , de se frotter les dents, et de faire usage de parfums et d-'aromates, pour que personne n'éprouve, au milieu

bcyram, Toraison pascale n*a jamais lieu qu'une fois, le premier jour, environ une heure après le lever du soleil. Quand l*uoe ou l'autre fête de bejrram se rencontre un vendredi , le sultan se rend ce jour-U deux fois à la mosquée; le matin, arec toute la cour^ pour l'oraison pascale; et à midi, avec son cortège ordinaire, pour le namaz public des vendredis.

(M, étOhsson^ tom. a, pag. 3>7.)

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