LIVRE II, CHAP. 3, DU CIJLTF
{Ici te ministre Katiib fait une pause ^ s* assied^ récite tout basfUfférens versets du Cour'ann, auxquels les muezzims placés dans leur tribune, répondent en p/ain-chant, AMINN, AMIMN. li se ièçe ensuite et entonne le second kouthèe,)
(c Par honneur pour son prophète et par distinction pour son ami par, ce haut et grand Dieu dont la paroJe est ordre et commandement, dit : « Certes, Dièa et ses anges bénissent le prophète. » O roos, croyans! bénissez- le; adressez-loi des salotations pures et sincères. O mon Dieu ! bénissez Mohammed, l'émir des émirs, le coryphée des prophètes, qui est parfait, accompli, doué de qualités éminentes, la gloire du genre humain, notre seigneur et le seigneur des deux mondes, de la vie temporelle et de la vie étemelle. O les amoureux de sa beauté et de son éclat! bénissez-le, adressez-lui des félicitations pures et sincères! O mon Dieu ! bénissez Mohammed et Ja postérité de Mohammed, comme vous avez béni IbraJdm et la postérité àUbraJum. Certes, vous êtes adorable, vous êtes grand; sanctifiez Mohammed et la postérité de Mohammed, comme vous avez sanctifié Ibrahim et la postérité d'Ibrahim. Certes, vous êtes adorable, vous êtes grand, O mon Dieu! faites miséricorde aux kaliphes orthodoxes, disiingués par la doctrine, la vertu et les dons célestes ^ont vous les avez comblés , qui ont jugé et agi selon la vérité et selon la justice. O mon Dieu! soutenez , assistez, défendez votre serviteur, le plus grand des sultans, le plus éminent des khacans, le roi des Arabes et des Persans , le serviteur des deux citéa saintes (A/ Mecque et Médine)^ sultan, fils de sultan^ pcfit fils de sultan, le sultan dont l'Être Suprême
ctcrnîse le kaliphat, el perpélue l'empire el la puissance; aminn,
« O mon Dieu, exaltez ceux qui exaltent la religion, et avilissez ceux qui avilissent la religion. Protégez les soldats musulmaBs, les armées orthodoxes , et accordez-nous salut, -tranquillité, prospérité, à nous, aux pèlerins , aux militaires , aux citoyens en demeure comme aux voyageurs sur terre et sur mer, enfin à tout le peuple mahométan. Salut à. tous les prophètes et à tous les envoyés célestes ! Louanges étemelles à ce Dieu créateur et maître de l'univers. Certes Dieu ordonne l'équité et la bienfaisance. Il ordonne et recommande le soin des proches. Il défend les choses illicites , les péchés , les prévarications. Il vous conseille d'obéir à ses préceptes , et de les garder religieusement dans la mémoire, m
5» L'assemblée. — Pour faire celte prière publique, il faut qu'il y ait au moins trois fidèles réunis dans le temple, non compris Vimam,
6*» Une liberté entière et générale. Le temple doit être ouvert à tout le monde ; et à Theure canonique, tout fidèle doit avoir la liberté de s'y rendre, sans que nulle autorité publique ou particulière puisse en interdire rentrée à personne.
Le défaut d'une seule de ces conditions altère la nature de cette prière solennelle, et la convertit en namaz ordinaire de midi. Tout fidèle est obligé de s'en acquitter; c'est-à-dire l'homme en majorité , l'homme en demeure fixe, l'homme en pleine santé el l'homme de condition libre. Lee mineurs , les voyageurs , les malades * " ^^iclaves, ceux même qui ne jouissent que