‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 54 sur 213 · LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. l · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. l

Voilà donc le cul le de l'islam ; si l'on j ajoute ï aumône, le jeûne et le pèlerinage! Se peut -il un Rituel plus innocent ; à moins de professer le déisme pur^ et d^ de'cre'ter, comme fit la Convention, que « le culte digne de rÊtre-Suprêmc est la pratique des devoirs de Thomme?» Nous ne parlons pas de l'ennui des prières corporelles, de la rëritable farigue de tout cet ëquilibrisme votif qu'on vient de lire* Mais à part cela: qu'est-ce qu'un pareil culte doit empêcher en Turquie? Quel changement et quel progrès seront arrêtes par la prière NAMAZ ? Car le Rituel islamique, c'est le /Mimaz partout et le namaz toujours; en son particulier, en com>niun, chez soi, à la mosquëe, les vendredis, et dans les fêtes de Reyram. Et le namaz; c'est une prière, tout au plus une prière. Dans aucune circonstance de la vie ni de la mort, l'islam ne fait plus que prier. L'oraison pour les morts est peut-être un peu plus sympathique, un. peu moins professionnelle que le namaz des vivans. Mais la prière que dit l'imam, à l'instant solennel où la tombe s'est férmëe sur le croyant, est'Ce autre chose qu'une profession de foi? Et se peut - il une profession plus catégorique , à rencontre de tout pouvoir spirituel sur la terrée m Tu as reconnu Dieu pour ton seigneur, f'isloi.

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l34 BK L\ RELIGION, DOGME ET LOI.

misme pour ta religion, Mohammed pour ton prophète, le Courann pour tonlMkM, » Dieu et Tislam, Mahomet et le Coran; voilà tout Nous nous trompons ; il j a encore le Keabé de la Mecque, et tout-à-1' heure nous y reyiendrons. La raosquëe et son imameth ne sont rien ainsi dans la croyance dogmatique ; le livre de Mahomet^ voilà l'iraameth divin! Dans l'islam; le prêtre, c'est TEvangile.

En ce sens, nous avons pu dire que le dogme islamique s'ëtait fait culte; et c'est l'exacte vente, aux deux ou trois variantes d'une jurière et à quelques cantiques près. L'islara n'a point d'autre culte en propre. L'aumdne, le jeune et le pèlerinage en soi, appartiennent à la religion du Christ. La régularité militaire des exercices pieux, ne saurait témoigner d'une croyance en particulier. La rigueur des conditions et la subtilité des distinctions pour une prière valide, témoignent de la pauvreté même du culte. La négation du rituel islamique éclate surtout, dans le caractère matériel d'exigences purement physiques, dépourvues d'un sens religieux quelconque, à tel point qu'un homme impotent doit s'abstenir de prier. Nous passons les dispenses et les instructions de la loi rituelle, qui y montrent si bien la place vacante

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